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Nature4Cities : vers des outils d'évaluation des solutions fondées sur la nature

Le projet Nature4Cities va permettre de disposer d'outils pour évaluer les impacts des solutions fondées sur la nature. L'objectif : mieux les intégrer ensuite en milieu urbain.

Aménagement  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

Quels sont les impacts environnementaux, économiques et en terme de qualité de vie d'un projet de renaturation urbaine ? Le projet européen Nature4Cities (N4C) s'efforce depuis novembre 2016 et pour une période de quatre ans de répondre à cette question. Son objectif final est de faciliter l'intégration de solutions fondées sur la nature dans le développement urbain grâce à une meilleure compréhension de leurs coûts et bénéfices. Le panel de ces dernières est vaste : il peut aller d'une pelouse à une forêt urbaine.

Une des premières étapes du projet a été de définir et recenser ces solutions. "Le concept de solutions fondées sur la nature n'est pour l'instant pas encore bien approprié, pointe Marjorie Musy, directrice de recherche au Cerema et du projet Nature4Cities. Son approche - fonctionnelle - est différente par exemple de celle des services écosystémiques où la nature déjà présente nous rend des services".

 
Un projet "villes intelligentes et durables" Le projet Nature4Cities, coordonné par Nobatek-INEF4 s'inscrit dans le cadre d'un appel à propositions européen "villes intelligentes et durables". Il dispose d'un budget total de l'ordre de 7.5 millions d'euros, financé par le programme Horizon 2020.
 

Cette expression a émergé, poussée par des ONG avant d'être utilisée au plan européen dans différents appels à projets ou encore dans l'agenda stratégique du réseau européen de financement de la recherche BiodivERsA. Cessolutions se caractérisent comme répondant simultanément à des objectifs environnementaux, sociaux et économiques.

Parmi les différentes manières de classer les solutions fondées sur la nature, les partenaires du projet ont aussi exploré différentes possibilité dont celle de se baser sur un gradient d'intervention humaine. "Par exemple, une solution même végétale, si elle a demandé beaucoup de recherche, de manipulations génétiques, au final n'est pas plus naturelle que des casiers en béton dans lesquels de l'herbe pousse, illustre Marjorie Musy. Cependant, si ce classement est très utile pour bien appréhender la question de la nature en ville, il n'est pas opérationnel et la classification finale porte sur la nature des solutions : stratégiques ou formelles, au sol ou relatives à l'eau ou sur les structures bâties". Ils ont également identifié pour chaque solution les bénéfices qu'elle apportait, ses variantes, ainsi que les freins et leviers.

L'idée est que l'ensemble des solutions fondées sur la Nature (NBS) figure sur une plateforme web avec des méthodes et des outils d'aide à la décision pour la planification urbaine.

Vers une base de références de projets pionniers

Les scientifiques veulent également constituer une base de projets pionniers au niveau européen sur ces questions. "Dans cet observatoire, nous pourrons rechercher des exemples de cas, par exemple un projet qui comprenne une production de nourriture et une gestion par des riverains, explique Marjorie Musy. Les architectes et les urbanistes fonctionnent beaucoup par référence, ils pourront ainsi présenter à leur maître d'ouvrage des initiatives qui ressemblent à ce qu'ils veulent faire …".

Ce premier travail étant désormais réalisé, les partenaires s'attaquent à la seconde étape du projet : proposer pour chacune des solutions identifiées des outils d'évaluation, par exemple les coefficients de biotope, les analyses de cycle de vie, etc.. Ils valideront ensuite ces outils en les confrontant aux projets de villes volontaires. Pour l'instant, les sites pilotes sont proposés par les partenaires du projet que sont Milan (Italie), Çankaya (Turquie), Szeged (Hongrie) et Alcala de Henares (Espagne).

"Rien n'est toutefois encore fixé car les projets proposés sont des parcs urbains ou des réhabilitations de carrières, nous n'avons pas de cas en urbain dense. Or, pour valider nos outils, nous avons besoin de variété, pointe Marjorie Musy. Nous aurions aimé par exemple avoir des reconversions de parking, des sites très imperméabilisés".

Réactions1 réaction à cet article

 

L'idée est intéressante. Mais n'est-il pas paradoxal de parler renaturation en ville alors qu'en secteur rural, celle-ci ne fait que reculer sous les coups de butoir des pesticides, de l'agrandissement des parcelles agricoles, du développement des infrastructures routières, des lotissements où chaque parcelle est soigneusement murée/grillagée, des zones commerciales, du maillage toujours plus denses de lignes électriques, etc. ?

Pégase | 25 juin 2018 à 09h31
 
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