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Un deuxième appel à manifestation d'intérêt pour concevoir les navires du futur

Alors que l'un des 34 plans industriels sera consacré aux navires écologiques, le gouvernement lance un deuxième appel à manifestation d'intérêt dédié aux navires du futur. Celui-ci devra être économe en énergie, plus propre et plus sûr.

Transport  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Un deuxième appel à manifestation d'intérêt pour concevoir les navires du futur

Les ministres de l'Ecologie, du Redressement productif, de la Recherche et des Transports, ont annoncé, le 18 octobre, le lancement d'un deuxième appel à manifestation d'intérêt (AMI) dédié aux navires du futur. Dans le cadre des Investissements d'avenir, 30 M€ seront consacrés au financement de ces projets, les deux tiers sous forme d'avance remboursable. Ceux-ci pourront être issus du plan industriel Navires écologiques, piloté par Laurent Castaing, président de STX Europe, et annoncé le 12 septembre dernier par le Président de la République. Ainsi, "dans l'objectif de renforcer et structurer la filière, les projets devront, dans le cas général, être collaboratifs, associant grandes entreprises, PME et laboratoires, et se développer dans le cadre d'un accord de consortium", précise le communiqué de presse.
Ce secteur est stratégique : l'industrie navale française est placé au sixième rang mondial, "dans un contexte de forte concurrence". L'objectif est de faire émerger "des navires plus économes en énergie, grâce à de nouveaux modes de propulsion, comme le gaz naturel liquéfié (GNL) ; plus intelligents grâce à l'utilisation renforcée des nouvelles technologies de l'information à bord ; plus propres, en réduisant l'ensemble des rejets et plus sûrs". Les candidatures doivent être déposées avant le 28 novembre 2014.

Six projets soutenus par le premier AMI

Dans le cadre d'un premier AMI lancé en 2011, six projets ont été soutenus à hauteur de 35 M€, dont cinq concernaient l'environnement. Le projet Arpège porte sur "un concept de navire de pêche particulièrement performant en terme de consommation de carburant, d'une longueur d'environ 24m. Ces gains de consommation seront possibles grâce à une forme de carène plus performante ainsi que par une motorisation diesel-électrique". Le projet Genesis vise quant à lui des réductions de la consommation en combustible de 10% des paquebots par rapport au navire de référence et des rejets d'oxyde de soufre inférieurs aux normes communautaires actuelles, grâce à une solution de lavage de fumées des gaz d'échappement des moteurs diesels. Le projet Voilier du futur, comme son nom l'indique, vise à concevoir des bateaux utilisant l'énergie du vent avec une moindre empreinte environnementale sur l'ensemble du cycle de vie. Un navire démonstrateur éco-conçu de 13 m à coque aluminium montrera les possibilités d'éco-conception des navires.

Deux projets concernent les navires utilisés pour la construction et la maintenance des parcs éoliens en mer. Navalis "vise à améliorer des opérations de transfert de personnel entre le navire et les plateformes d'accès aux éoliennes, via notamment une passerelle robotisée permettant de compenser les effets de la houle". L'utilisation d'un moteur GNL devrait permettre également de réduire la consommation énergétique, les émissions de polluants et les nuisances sonores. Le projet Windkeeper porte sur les navires dédiés à temps plein à la maintenance des fermes éoliennes. "Il a pour objectif de proposer sur le marché, dès la fin de la phase d'expérimentation, un nouveau concept de navire spécialisé, économe et éco-conçu permettant de doubler la capacité d'intervention annuelle sur les éoliennes par rapport aux solutions existantes et d'augmenter ainsi sensiblement la production électrique par une disponibilité croissante d'éoliennes en état de marche".

Réactions4 réactions à cet article

 

L'emploi du GNL gaz naturel liquéfié est certes beaucoup moins polluant mais pour un grand navire ça semble difficilement crédible. La quantité de carburant Fuel lourd consommé est bien trop importante pour être remplacée par du GNL. Le GNL est bien plus cher.
Le moteurs des gros cargos sont encore souvent des diesels 2 TEMPS.
qui brulent du fuel lourd non désulfurisé (en pleine mer qui se soucie de la pollution?) Donc sans faire appel a des innovations on sait déjà comment réduire la consommation (avec un moteur 4 temps) et la pollution sera réduite aussi avec ces nouveaux moteurs. La désulfurisation du Fuel lourd est trés couteuse et là ce sont clairement des impératifs économiques qui décideront du choix final.
La propulsion assistéé par des voiles automatisées existe déjà pour certains navires de croisière.

ami9327 | 21 octobre 2013 à 17h36
 
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"les navires utilisés pour la construction et la maintenance des parcs éoliens"

Surtout qu'ils les conçoivent réaffectables; l'éolien maritime est une erreur'

Georges | 22 octobre 2013 à 06h47
 
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Fût un temps ou tout les navires avançaient avec le vents. Avec des voiles.
C’était pas déconnant comme source d'énergie. Et bien moins cher que du pétrole.
Bien sur, cela demande de revoir les système, et la pêche ... eaux profondes et grands large s'abstenir.
Pour les grandes expéditions, restera les navires solaires.

Terra | 22 octobre 2013 à 14h50
 
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Des infos sur le projet S@IL a propos des conditions de re emergence de la propulsion velique et hybride (type Ecoliner). Site du projet Interreg Mer du Nord

christophe Rynikiewicz | 22 octobre 2013 à 16h03
 
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