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Les négociations sur le climat se poursuivent au Ghana

Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
Du 21 au 27 août prochain, se tiendra à Accra au Ghana la prochaine conférence internationale sur le changement climatique. Après Bali et Bonn, c'est donc le tour de l'Afrique d'accueillir les représentants des pays signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Cette réunion est une nouvelle étape de négociations sur les suites à donner au protocole de Kyoto. L'objectif final est d'arriver à Copenhague en 2009 avec un nouvel accord international de réduction des émissions de CO2.

La réunion d'Accra est très importante pour déterminer de quels instruments les pays riches disposeront pour tenir leurs engagements : les résultats d'Accra permettront de décider à Poznan de l'ampleur des réductions d'émissions dans les pays développés, a indiqué à l'AFP Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC).

Les participants de la conférence de Bali, qui avait eu lieu en décembre 2007 s'étaient mis d'accord sur le principe de fixation de nouveaux objectifs à l'horizon 2009. Une autre conférence quatre mois plus tard à Bangkok avait permis d'établir un programme de négociations. La réunion de Bonn avait quant à elle porté sur les moyens de mobiliser les investissements nécessaires à la réduction des émissions et de transférer les technologies propres. Cette fois-ci au Ghana, il sera question de déforestation et d'approche sectorielle : quels gaz à effet de serre intégrer, quels secteurs économiques seront concernés ?

La prochaine et dernière réunion aura lieu en décembre à Poznan en Pologne où seront notamment abordées les questions de gestion des risques et d'objectifs de réduction des émissions à long terme.

Réactions2 réactions à cet article

 
Le réchauffement planétaire,la fonte .....

LE RECHAUFFEMENT PLANETAIRE, LA FONTE INEXORABLE DES

BANQUISES DE L’ARCTIQUE ET DE L’ANTARCTIQUE ET LA

DEFORESTATION IRREVERSIBLE DES REGIONS TROPICALES



En ce début du troisième millénaire, alors que l’humanité a survécu à de multiples crises et conflits liés à l’invention terrifiante de la bombe atomique au milieu du 20e siècle, à la dissémination et au perfectionnement de cette arme fatale capable de l’anéantir instantanément, la voici face à une menace majeure, un péril d’une tout autre nature.

En effet assumant pleinement ses responsabilités, la communauté scientifique, unanime, n’a de cesse de proclamer à la face du monde que notre planète court le risque d’une catastrophe climatique provoquée par l’accroissement observé sur la température moyenne mondiale depuis le milieu du 20e siècle et dû à l’augmentation constatée des gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère par les activités humaines.

La déforestation, cause première du réchauffement planétaire

Parmi les principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement planétaire, le dioxyde de carbone CO² est de loin le plus abondant dans l’atmosphère.

Aussi dans la présente, nous allons nous focaliser sur l’impact global de la déforestation sur le réchauffement planétaire car il faut désormais reconnaître ce fait longtemps occulté, la déforestation des forêts tropicales est sans équivoque la cause première des émissions massives du dioxyde de carbone CO² et de son accumulation progressive dans l’atmosphère, accumulation qui a d’ores et déjà atteint un niveau dangereux, un “point critique”.

Il est donc tout à fait impératif de se départir de la langue de bois “environnementale” car, à l’instar des fabricants de cigarettes qui savaient que fumer provoque le cancer et ont embauché des scientifiques pour affirmer le contraire, les lobbies forestiers qui savaient que la déforestation est une bombe à retardement ont filtré les informations scientifiques pour réduire les liens de causalité entre la déforestation et le réchauffement planétaire auprès du public et des responsables politiques, ceux qui ne sont pas très au fait de l’état réel du problème, de sa gravité et surtout de son urgence.

Car en réalité depuis le début de l’ère industrielle, les forêts tropicales ont fait l’objet d’une exploitation effrénée, abusive et inconséquente. Celle-ci a atteint son allure de croisière durant les 60 dernières années durant lesquelles les dites forêts ont systématiquement et imperturbablement été ratissées et dépouillées de leurs couches d’arbres les plus consistants et dont les épais feuillages bénéficiant d’une excellente exposition à la lumière solaire leur conféraient par le truchement de la photosynthèse, une parfaite capacité à épurer le dioxyde de carbone CO² présent dans l’atmosphère en libérant l’oxygène O² indispensable à la vie et en fixant et en séquestrant dans leurs troncs énormes des quantités infinies de carbone atmosphérique.

En même temps, elles contribuaient à la production de nuages blancs ayant l’avantage de réfléchir dans l’espace les rayons solaires provoquant ainsi un adoucissement de l’atmosphère.

En outre, elles contribuaient intimement à l’atténuation de la désertification, la prévention de l’érosion des sols et la préservation de la biodiversité.

Les forêts tropicales, un rôle irremplaçable

Pour tout dire, depuis leur création, les forêts tropicales jouent un rôle capital dans la stabilisation du climat planétaire en assurant des fonctions vitales intimement liées entre elles et qui peuvent être résumées ainsi qu’il suit: :

Ÿ Primo, une fonction d’épuration dans laquelle chaque grand arbre est une unité active de production de l’oxygène O² résultant de la photosynthèse du dioxyde de carbone CO² présent dans l’atmosphère.

Ÿ Deuzio, une fonction de stockage résultant du même mécanisme de la photosynthèse dans laquelle chaque grand arbre est une unité de séquestration illimitée du carbone atmosphérique.

Ÿ Tertio, une fonction d’adoucissement de l’atmosphère dans laquelle chaque grand arbre est un vecteur de production de nuages blancs qui réfléchissent dans l’espace les rayons solaires.

Ÿ Quarto, une fonction de protection naturelle dans laquelle chaque grand arbre est à la fois un facteur de sauvegarde de la biodiversité et un élément constitutif de la barrière contre l’érosion des sols et la désertification.

Or , en décimant prioritairement et massivement les couches d’arbres les plus gigantesques, les plus volumineux et les plus nobles voire mythiques des forêts tropicales, c’est à dire les éléments écologiquement les plus actifs et performants, ceux dont la croissance a duré des siècles et dont la plupart des espèces ont pratiquement disparu à ce jour, la déforestation a engendré des syndromes pervers qui prouvent que les forêts tropicales ont subi des dommages irréversibles quant à l’exécution de leurs fonctions vitales ci-dessus décrites.

Le premier syndrome déficient ainsi généré par la déforestation est l’insuffisance chronique de la capacité d’épuration du dioxyde de carbone CO² par les forêts tropicales.

Alors même que ces dernières années, du fait de la non-signature du protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre par les USA et des impératifs de croissance des pays émergents tels la Chine et l’Inde, les émissions de CO² provenant de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel ont connu une forte augmentation.

Le second syndrome pervers produit par la déforestation relève de sa nature de bombe à retardement, car il s’avère que depuis le début de celle-ci, les forêts tropicales participent activement et de façon contre nature à la pollution atmosphérique par des émissions massives de dioxyde de carbone CO² résultant de la libération du carbone séquestré dans les troncs des arbres abattus. Exactement comme un foie déficient qui libérerait dans l’organisme des substances toxiques stockées .
C’est donc suite à la conjugaison de ces effets nocifs que la communauté scientifique constate l’ accélération de l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et par ricochet l’exacerbation des impacts potentiellement catastrophiques du réchauffement planétaire tels la sécheresse et la désertification, les précipitations, les inondations et les ouragans imprévisibles, la montée des eaux de mer et la fonte inexorable des glaciers des montagnes et des banquises de l’Arctique et de l’Antarctique.

La glace dans l’Arctique fond beaucoup plus vite que prévu

S’agissant justement des banquises de l’Arctique et de l’Antarctique, elles jouent un rôle primordial dans la régulation du climat terrestre notamment en réfléchissant dans l’espace les rayons solaires et en assurant la continuité des courants océaniques.

C’est la raison pour laquelle elles font l’objet de toutes les attentions des scientifiques qui observent qu’entre septembre 2005 et septembre 2007 la banquise arctique précisément a connu un impressionnant retrait de plus d’1 million de km² de glace.
La poursuite des émissions de gaz à effet de serre au niveau actuel provoquant un réchauffement supplémentaire laisse présager qu’il s’agit d’un processus inexorable et qu’à la cadence actuelle de la fonte de la banquise arctique de 500.000 km² en plus chaque année en été et compte tenu du fait que la surface actuelle à la fin de l’été est de 4 à 5 millions de km², il suffirait donc de 8 à 10 ans pour que cette banquise arctique disparaisse en été.

Urgence et gravité de l’état réel du problème

Compte tenu de la perturbation climatique globale qui en résulterait, l’humanité se trouve engagée dans une infernale course contre la montre.

Face à cette implacable perspective de réchauffement planétaire, la communauté scientifique semble quelque peu aux abois et assez désemparée.

Afin de pallier à l‘insuffisance chronique constatée des forêts tropicales à épurer l‘atmosphère, l‘une des idées qui s‘imposent de plus en plus est la mise au point de technologies de type captage et stockage du CO² mais dont les chercheurs estiment qu‘elles ne pourront être déployées industriellement qu‘à partir de 2020 .

D’autres éminents scientifiques, tel le lauréat du Prix Nobel de Chimie Paul Crutzen, envisagent sérieusement de refroidir artificiellement la Terre en injectant régulièrement de grandes particules de sulfate dans la stratosphère, qui se situe entre 10 et 50 km d’altitude.

Cette idée est jugée dangereuse par d’autres scientifiques à cause, soutiennent-ils, des effets pervers qu’elle aurait sur la couche d’ozone.

Appel à l’action


Anticipant sur les conséquences que pourraient engendrer les changements climatiques dans notre pays, une récente initiative fort judicieuse et hautement appropriée du Président Paul BIYA est complètement passée inaperçue des adeptes de la politique politicienne.

Il s’agit du Décret N° 2008/064 du 04 février 2008 portant définition des modalités de gestion du Fonds National de l’Environnement et du Développement Durable qui crée un cadre d’appui et de soutien aux projets porteurs d’excellence écologique et va susciter une synergie d’actions mettant à contribution le génie créateur des camerounais pour la recherche de solutions idoines aux multiples problèmes environnementaux qui nous interpellent chaque jour.

Puisse ce Fonds devenir opérationnel et permettre au Cameroun d’apporter son urgente et nécessaire contribution au combat crucial contre le réchauffement planétaire car il y va en définitive de la survie de l’humanité.-




Fait à Yaoundé le 9 mai 2008


Emile EKOUE



Promoteur d’un Projet de Développement
Durable sis en bordure de Mer entre les
Embouchures du Nyong et de la Sanaga
ageximplus@yahoo.fr

Anonyme | 21 août 2008 à 09h47
 
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information

je souhaiterais avoir les grandes decisions arrêtees lors de ce forum svp.je suis etudiant en science et gestion de l environnement.

allou | 22 août 2008 à 14h28
 
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