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Néonicotinoïdes : pas d'accord des Etats membres sur une suspension temporaire

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Les représentants des Etats membres, réunis en comité d'experts du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale le 15 mars, ne sont pas parvenus à un accord sur la proposition de la Commission européenne de suspendre, pour deux ans, l'utilisation de trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame) dans certaines cultures (maïs, colza, tournesol et coton) et pour certains usages. Si aucune majorité qualifiée n'a pu être atteinte, la Commission se dit déterminée à prendre des mesures législatives ambitieuses. Elle devrait à nouveau présenter au vote sa proposition, légèrement modifiée pour répondre aux demandes de certains Etats membres.

Selon l'AFP, treize Etats membres, dont la France, auraient voté en faveur de cette suspension. La République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, l'Irlande, la Grèce, la Lituanie, l'Autriche, le Portugal et la Hongrie auraient voté contre, tandis que cinq pays se sont abstenus (dont l'Allemagne et le Royaume-Uni).

Cette proposition fait suite à trois avis de l'Efsa, publiés en janvier 2013, qui soulignaient des risques aigus pour les abeilles, lors d'une exposition aux poussières dans les cultures de maïs, de colza et de céréales, lors d'une exposition à des résidus présents dans le nectar et dans le pollen dans les cultures de colza et lors d'une exposition à la guttation des plantes dans les cultures de tournesol et de maïs. L'Efsa pointait également du doigt un manque de données important pour mener à bien une évaluation approfondie des risques pour les abeilles et les pollinisateurs.

Des mesures restrictives au plus tard le 1er juillet 2013

Concrètement, la Commission propose de modifier les conditions d'approbation de ces trois néonicotinoïdes afin de limiter leur utilisation aux cultures non attrayantes pour les abeilles et aux céréales d'hiver, "dans la mesure où une exposition pendant l'automne n'est pas considérée comme un problème majeur". Elle entend également interdire la vente et l'utilisation des semences traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant ces substances actives, cette disposition ne s'appliquant pas aux semences de plantes non attractives pour les abeilles et aux semences de céréales d'hiver. Des exceptions pourront être prises pour le traitement des cultures attractives sous serre tout au long de l'année et en plein champ après la floraison.

Ces deux mesures devraient prendre effet au plus tard le 1er juillet 2013, ce qui n'affecterait pas la prochaine saison de semis pour le maïs, précise la Commission. Elles seront réexaminées au bout de deux ans. Quant aux conditions d'approbation des trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiametoxam), elles seront revues dès que de nouvelles informations seront disponibles afin de prendre en compte les évolutions scientifiques et techniques.

Réactions3 réactions à cet article

 

Décidemment tous les moyens sont bons pour continuer a vendre ses produits. Maintenant l'astuce consiste a ne plus les employer sur les plantes qui attirent les abeilles ni sur les semences de ces plantes (traitement qui rendait non seulement la graine mais la plante elle même toxique). Pourtant il y a déja tellement d'autres insecticides qui n'ont pas ces inconvénients que ceux là ne sont pas irremplaçables.

ami9327 | 18 mars 2013 à 22h14
 
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Pourquoi ne pas publier les statistiques de la production de l'arboriculture sur 10 ans, parallèlement aux dossiers sur l'apiculture et à l'usage des néonicotinoïdes ? Cela ne pourra prouver de corrélation exacte, mais indique clairement l'état d'urgence de la situation et les nécessaires principes de précautions à mettre en œuvre sérieusement au niveau européen. Le temps presse!

elimac | 19 mars 2013 à 10h10
 
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« Pourtant il y a déja tellement d'autres insecticides qui n'ont pas ces inconvénients que ceux là ne sont pas irremplaçables » ?

Lesquels ?

Les néonics ne sont certes pas irremplaçables, mais ils ont des vertus qui les rendent difficilement remplaçables.

« Pourquoi ne pas publier les statistiques... »

On se rendrait probablement compte que les néonics n'y sont pour rien, ou tout au plus pas grand chose, dans le problème de la mortalité des abeilles.

Le gouvernement suisse refuse de les interdire précisément pour cette raison : leur expérience montre que la mortalité n'est pas différente entre les plaines, où on les utilise, et les montagnes, où évidemment on ne les utilise pas.

Cruiser OSR a été utilisé sur 650 000 hectares de colza en 2011, soit en gros la moitié du colza cultive en France. On n'a pas entendu de récriminations particulières des apiculteurs.

Wackes Seppi | 19 mars 2013 à 22h54
 
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