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Nicolas Hulot veut en finir avec le braconnage de l'ortolan

Biodiversité  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com

"La pratique du braconnage des ortolans est illégale, elle doit cesser". C'est ce qu'a déclaré le ministre de la Transition écologique dans un communiqué de presse. Nicolas Hulot a ainsi donné "instruction au préfet des Landes de renforcer toutes les mesures de surveillance, de contrôle et de verbalisation, tant à l'égard des braconniers que des intermédiaires qui se livreraient à un trafic, et de n'accorder, comme l'an dernier, aucune tolérance aux pratiquants."

Le Bruant ortolan est une espèce protégée par le code de l'environnement et classée en danger sur la liste rouge de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). La France a déjà été poursuivie par la Cour européenne de justice pour non-respect des dispositions visant à protéger cette espèce qui fait l'objet de braconnage dans les Landes. "Le braconnage des ortolans dans les Landes est une pratique ancienne qui subsiste aujourd'hui, malgré les efforts de l'Etat et des associations. Elle fait courir un risque important sur la survie de l'espèce, alors que le milieu naturel de cet oiseau est menacé par le dérèglement climatique et l'urbanisation qui détruit son habitat", poursuit le communiqué.

L'annonce du ministre de la Transition écologique a été saluée par la Ligue de protection des oiseaux (LPO). L'organisation affirme qu'elle s'emploiera à vérifier qu'elle sera suivie d'actions sur le terrain. La LPO rappelle que d'autres espèces comme les pinsons du nord et pinsons des arbres sont elles aussi victimes du braconnage. Une récente étude du Muséum d'histoire naturelle a souligné la décroissance exacerbée de la population d'ortolans migrant à travers le Sud-Ouest de la France où l'oiseau est traditionnellement chassé. La chute est estimée entre 20 et 30% lorsque l'espèce transite par cette région contre 10 à 20% quand elle n'y passe pas. "Il ne s'agit pas seulement de ralentir la destruction des écosystèmes et des espèces mais, au-delà, de restaurer la nature, car c'est le socle sur lequel repose notre culture, notre économie et l'ensemble de notre société", conclut enfin le communiqué du ministère.

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