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Actu-Environnement

Nitrates : le programme national d'actions assoupli en faveur de l'élevage

Agroécologie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com

A l'occasion d'une visite conjointe au salon de l'agriculture, vendredi 1er mars, les ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie ont annoncé un assouplissement des mesures du programme national d'actions nitrates en faveur de l'élevage.

Ils précisent ainsi défendre le stockage au champ du fumier compact pailleux pendant 10 mois afin de limiter les investissements en stockage pour les éleveurs. Pour les mêmes raisons, les ministères précisent que les besoins en stockage demandés par la réglementation seront évalués en fonction de la charge azotée des effluents afin de tenir compte des différences géographiques et des différents types d'élevage.

Par ailleurs, une période transitoire pour l'application des nouvelles normes est prévue, jusqu'en 2016, pour certaines catégories d'effluents ; le seuil de pente au-delà duquel l'épandage de fertilisants est interdit a été relevé et les mesures relatives aux cultures intermédiaires piège à nitrates (CIPAN) seront fixées au niveau régional afin de pouvoir s'adapter aux spécificités locales.

Le ministère précise que le dispositif global sera prochainement soumis à l'avis de l'autorité environnementale puis à la consultation du public et sera "défendu" au niveau communautaire.

Réactions15 réactions à cet article

 

Il serait temps de se rendre compte que les nitrates ne sont nuisibles ni à la santé ni à l'environnement. L'ammoniaque contenu dans les lisiers et les fumiers, lui, peut justifier des mesures de protections de l'environnement.

Laurent Berthod | 01 mars 2013 à 17h35
 
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Visiblement la doctrine écologique --de ce gouvernement ( et de sa ministre )c'est :
Vive la chasse et les agriculteurs.
Qui dira la différence avec le précédent ?

sirius | 02 mars 2013 à 18h25
 
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"Il serait temps de se rendre compte que les nitrates ne sont nuisibles ni à la santé ni à l'environnement. "

Elle est magique celle-ci...

C'est vrai que, entre autres, l'eutrophisation des eaux naturelles et l'eau potable impropre à la consommation (risque de soucis du point de vue de l'oxygénation du sang chez le nourisson, cancers chez l'adulte, etc.) qu'est-ce que ça peut bien valoir face aux sacro-saints rendements?

Tenaille | 04 mars 2013 à 09h49
 
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Si vous avez si peur des nitrates, il faut arrêter de manger des carottes et des épinards, même "bio".
Peut-être même arrêter de respirer carrément, tellement il y a d'azote et d'hydrogène dans l'air.

Albatros | 04 mars 2013 à 10h30
 
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Dans un processus d'amélioration progressive, il est normal de ne pas être bon immédiatement.

Quand le consommateur saura en vrai , ce qu'il y a mis dans son assiette, on passera au niveau supérieur..


Errare humanum est, sed perseverare diabolicum..

audaces | 04 mars 2013 à 11h14
 
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Non mais on nage en plein délire là...

Il y a différentes formes plus ou moins assimilables et/ou nocives de l'azote. ça fait des années qu'on connait la nocivité des nitrates pour l'eau potable et les milieux aquatiques et vous allez remettre en question ce qui constitue à présent une évidence?

Avec ce raisonnement là forcément ça remet pas mal de choses en question.

Qui vous a parlé d'une nocivité via la consommation des aliments?

Quant à l'azote de l'air, franchement c'est un non-argument mais je ne vais pas me lancer dans un cours de biochimie pour vous expliquer l'assimilation de l'azote par les organismes vivant ainsi que son cycle manifestement ce serait peine perdue...

Tenaille | 04 mars 2013 à 11h23
 
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Une évidence fausse, absolument fausse.

Laurent Berthod | 04 mars 2013 à 12h22
 
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Relevons les inepties : 1) il n'y a pas d'hydrogène dans l'air qui est composé d'azote et d'oxygène et de quelques gaz rares 2) L'azote de l'air (non organique) n'est pas assimilable par les organismes vivants 3) les nitrates viennent des engrais dispersés par l'agriculture mais aussi de l'ammoniac provenant des lisiers (par oxydation catalysée par des micro-organismes) 4) Dans ce qu'on appelle communément "nitrates", il n'y a en réalité pas que des nitrates purs mais plusieurs sortes d'oxydes azotes voire de dérivés nitrosés qui ont un effet réel sur la santé 5) Ces nitrates favorisent l'eutrophisation des rivières (formation d'algues notamment). Demandez aux sangliers (et chevaux) asphyxiés par ces algues - qui produisent de l'hydrogène sulfurée toxique) en se décomposant sur les plages - si les nitrates ne sont pas dangereux !

danfer27 | 04 mars 2013 à 12h31
 
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@Albatros : "Peut-être même arrêter de respirer carrément, tellement il y a d'azote et d'hydrogène dans l'air." --> C'est d'une bêtise ... : les impacts sanitaires et environnementaux des molécules varient du tout au tout en fonction des atomes qui les composent et de leurs formes "géométrique". NO3- avalé, c'est plein d'oxydes : pas bon du tout pour les muqueuses, l’oxygénation du système sanguin et peut-être aussi la digestion (mais ce dernier aspect est compliqué en fonction de son régime alimentaire), ha oui et aussi perturbateur endocrinien en plus ... vraiment pas comparable au diazote gazeux (N2) qui, dans son taux naturel classique dans l'air par rapport à l'O2 n'a aucun impact négatif puisque nous en respirons toute notre vie comme tu l'a si sagement dit.

Quand à Laurent : Tenaille t'as déjà bien pris en tenaille vieux briguant de l'info propagandesque xD Quoi-que peut-être as-tu oublié de préciser qu'a doses très résonnes (c'est à dire en écoutant pas les industriels), l'impact peut, dans de nombreux cas (mais pas tous!) être considéré comme négligeable...?

Lionel | 04 mars 2013 à 12h35
 
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Que ceux qui ne veulent pas savoir continuent à ne pas chercher l'information, je ne peux rien pour eux.

Laurent Berthod | 04 mars 2013 à 14h21
 
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Peine perdue de tenter d’argumenter (même avec des études scientifiques à l'appui) puisqu'il suffit d'asséner des vérités en les criant très fort pour avoir raison apparemment tout en se planquant derrière des études avec des protocoles pseudos scientifiques.

Au passage je crois que j'ai trouvé votre source d'information (institut-environnement.fr)

A l'heure à laquelle on entend parler des premiers cancers directement imputables à l'usage de pesticides chez les agriculteurs. A l'heure de la prise de conscience de certains agriculteurs de la non-viabilité de leur modèle de production (épuisement des sols, etc. etc.) ça fait tout de même peur de lire de telles choses.
Il faut et il faudra toujours des nitrates à une plante pour croitre effectivement mais les sources sont diverses et variées.

Enfin bon, peut-être ces très chers messieurs changeraient-ils d'avis si jamais l'eau n'arrivait pas jusqu'à leur robinet puisqu'impropre à la consommation... Quoique les normes interdisant la consommation seraient encore remises en question car trop restrictives. Tant que certains ne seront pas directement confrontés aux conséquences ils continueront à nier...

Tenaille | 04 mars 2013 à 14h56
 
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Cessons de sur-subventionner les gros éleveurs : ils n'auront plus d’argent et ne pourront plus se payer ces nitrates dévastateurs pour notre santé et l'environnement .
Au contraire que les consommateurs se tournent vers les élevages extensifs de zone de montagne et boycottent les éleveurs de porc et de volailles industriels d'une Bretagne massacré sur l'autel de la fnsea !

jms | 04 mars 2013 à 15h58
 
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Il y a d'autres sources. Ceux qui préfèrent leurs préjugés à la connaissance mourront ignorants.

Savez-vous comment on a mis fin à l'eutrophisation des lacs alpins en France ? En maîtrisant les rejets de phosphates d'origine domestique et non les nitrates d'origine agricole. ça, ce n'est pas une étude "bidon", c'est un fait historique.

Nous préférons des contre-vérités grossières plutôt que des vérités évidentes (Joseph Schumpeter).

Laurent Berthod | 04 mars 2013 à 17h51
 
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Nos ministres ont eu peur de l'explosion de violence de certains éleveurs. Au lieu de condamner les dégradations, ils se plient lâchement, comme tous les gouvernements l'ont fait jusqu'ici. On lâche du lest sur les réglementations. Mais rien pour réduire l'azote à la source, c'est-à-dire les quantités épandues sur les terres. Et pire ils acceptent les épandages sur les terrains cultivés encore plus pentus, avec les risques d'écoulement de déjections liquides et la contaminations par les bactéries et virus des eaux de baignade et les zones conchylicoles.
Résultat de tout cela: autant d'algues vertes marines sur nos littoraux et plus de bactéries et de virus dans nos coquillages!
Désolant.

Jacques Lesage | 04 mars 2013 à 20h50
 
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Enfin une bonne nouvelle pour une bonne gestion agronomique des déjectiosn animales. A en lire certains on voit clairement qu'ils ne connaissement même pas les directives nitrates et leur version et se permettent de juger, comme d'habitude.
Confronter les textes directive nitrates 4 de n'importe quelle région+circulaire du 21/12/2001 au pauvre projet de texte directive nitrate 5

fred | 05 mars 2013 à 13h41
 
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