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Baisse des émissions de soufre des navires : les armateurs veulent un délai supplémentaire

Transport  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com

Inquiets des conséquences économiques des nouvelles normes d'émissions de soufre, les armateurs français demandent à la France de plaider auprès de l'organisation maritime internationale (OMI) un délai supplémentaire pour leurs entrées en vigueur.

En avril 2008, l'OMI a amendé l'annexe VI du règlement MARPOL pour réduire les émissions nocives des navires. Le taux de soufre dans les carburants doit progressivement être réduit à 3,5% à partir de 2012 et 0,5% en 2020. Les limites applicables dans les zones de contrôle des émissions de soufre (SECA) à savoir la mer du Nord et la mer Baltique seront également réduites à 0,1% en 2015.

"Cette  obligation  est  pour  les  armateurs  français  et  européens  une  véritable  bombe  à  retardement  en  termes  de  survie  économique", expliquent les professionnels du transport maritime dans un communiqué. "Le  délai  imparti  pour  ce  faire  est  manifestement  trop  court, l'état  actuel  des  technologies ne  permet  pas  la  mise  en  oeuvre  de  solutions  techniques,  économiquement  soutenables, à  l'horizon  2015".

Pour répondre à ces nouvelles normes, les armateurs prévoient de recourir au gazole et craignent par conséquent un renchérissement  des  coûts  d'exploitation  des  navires : "cela  remettra  des  camions  sur  les  routes  alors  même  que  l'on  veut  les  embarquer  sur des  autoroutes de la mer".

Les armateurs se sentent soutenu par le ministre des transports français Thierry Mariani qui, à l'occasion des Assises de la Mer de novembre 2011, a déclaré : "L'objectif de la réduction de la teneur en souffre des carburants est un objectif nécessaire, car il est un élément indispensable de la compétitivité à long terme du transport maritime. Mais il doit être atteint par des moyens raisonnables. Laisser le dispositif actuellement envisagé s'étendre voir se durcir à travers le projet de directive n'est pour moi pas envisageable."

La Commission européenne a en effet proposé une directive reprenant les normes de l'OMI et lancé une consultation publique sur ce sujet. Le ministre des transports a précisé que la France comptait faire clairement entendre sa voix au sein du Conseil européen.

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