En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Notre-Dame-des-Landes : le préfet de Loire-Atlantique lève l'obstacle du campagnol protégé

Aménagement  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le préfet de Loire-Atlantique a publié le 14 septembre deux arrêtés permettant de déroger à l'interdiction de détruire le campagnol amphibie, une espèce protégée depuis 2012, permettant le démarrage des travaux du projet contesté d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Ces deux arrêtés portent dérogation aux interdictions de capture, d'enlèvement, de transport, de perturbation intentionnelle, de destruction de spécimens de campagnol amphibie et de destruction d'habitats de cette espèce pour la réalisation de la desserte routière, de la plateforme, du programme viaire de l'aéroport et de l'élargissement de la voie communale (VC3) entre Notre-Dame-des-Landes et Grandchamp-des-Fontaines. Ils "s'inscrivent dans la continuité des autorisations déjà délivrées pour la réalisation du projet de transfert de l'aéroport", a indiqué la préfecture dans un communiqué de presse.

Ces demandes de dérogation ont été déposées par les maîtres d'ouvrage, la société Aéroports du Grand Ouest (AGO) et la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) des Pays de la Loire.

Le préfet de Loire-Atlantique assure que ces arrêtés "permettent d'adapter les règles de protection du campagnol amphibie aux travaux déclarés d'utilité publique liés au transfert de l'aéroport du grand ouest à Notre-Dame-des-Landes". Après avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) et consultation du public, ces arrêtés "complètent et modifient les arrêtés préfectoraux qui avaient été pris pour d'autres espèces, sur la base de dossiers déposés en avril 2012, avant que la protection du campagnol amphibie n'ait été décidée", ajoute la préfecture.

Transfert dans les zones de compensation

Le préfet a prescrit des mesures supplémentaires visant à éviter, réduire et compenser les impacts du projet sur cette espèce. Ces mesures imposent la présence d'un expert en écologie du campagnol amphibie qui doit définir et suivre les actions à mettre en place en terme de réduction des atteintes et d'opérations de sauvetage. Elles obligent également la mise en œuvre de mesures de collecte et de transfert vers les zones de compensation, lorsque les travaux concernent les habitats du campagnol. Un suivi scientifique (notamment génétique) est aussi prévu afin "d'améliorer la connaissance de l'espèce et de suivre l'état de conservation des populations dans les zones de compensation". Ces mesures comprennent également la modification des ouvrages hydrauliques pour favoriser la circulation du campagnol le long des cours d'eau. "L'objectif est de garantir l'état de conservation favorable de l'espèce concernée en lui permettant de continuer à se développer dans les mêmes conditions", a déclaré la préfecture.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager