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NDDL : les mesures envisagées ne compenseront pas la perte de cette zone humide unique (CSPNB)

Aménagement  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Dans un avis daté du 2 février, le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB) estime que le projet de Notre-Dame-des-Landes "aurait un impact très important sur des agro-écosystèmes de zones humides relictuels, en voie de disparition sur l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, précieux par leurs fonctions écologiques et leur richesse en biodiversité, dont les possibilités de compensation à l'identique apparaissent très restreintes". Le CSPNB faisait partie du comité d'experts qui avait émis, en avril 2013, des réserves sur la méthode de compensation envisagée par les maîtres d'ouvrage.

Le projet d'aéroport à proximité de Nantes devrait avoir une emprise au sol de 1.400 ha, principalement sur des zones agricoles. "Selon les critères de l'arrêté du 24 juin 2008 relatif à la délimitation des zones humides, une proportion très élevée de ces milieux, soit 98% sur la base de critères pédologiques et 13% (mais 80% pro parte) sur la base de critères de végétation, correspond à des zones humides". Le CSPNB estime que ces habitats, nés de la combinaison de facteurs naturels et de pratiques agricoles pluriséculaires (bocage), abritent "des cortèges floristiques et faunistiques remarquables, présentant une grande valeur patrimoniale".

Paradoxalement, le projet d'aéroport, porté depuis longtemps, "a permis de préserver ces milieux de l'intensification agricole qui a conduit à un appauvrissement très net de la biodiversité dans les territoires voisins. C'est cette situation particulière qui détermine toute l'originalité (voire l'unicité) de cette zone humide dans le contexte de l'Ouest de la France".

Le CSPNB rappelle qu'on trouve sur cette zone des eaux de source de grande pureté, qu'il serait difficile de retrouver en menant des opérations de compensation ou de restauration.

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