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Le lancement du nouveau nucléaire, décidé par Emmanuel Macron, provoque des réactions atomiques

Lors d'une allocution télévisée, le président de la République a décidé la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. Entre incompatibilité légale, promesse non tenue, déni démocratique ou défi ambitieux, les réactions ne l'ont pas épargné.

Energie  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com
Le lancement du nouveau nucléaire, décidé par Emmanuel Macron, provoque des réactions atomiques
Actu-Environnement Le Mensuel N°419 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°419
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En matière de nucléaire, le cap est donné. « Nous allons, pour la première fois depuis des décennies, relancer la construction de réacteurs nucléaires », a déclaré lors d'une allocution télévisée, mardi 9 novembre au soir, le président de la République, Emmanuel Macron – sans préciser leur nombre, leur puissance ou la technologie choisie. Cette décision, bien qu'attendue de pied ferme, est prise plus rapidement que prévue.

Le président souhaitait initialement attendre que l'EPR de Flamanville (Manche) soit entré en service. Pour rappel, ce réacteur de type EPR1 – installé sur le même site que deux réacteurs, de précédente génération, déjà en activité depuis les années 1980 – ne sera pas mis en service avant la fin de l'année 2022. Nuançant les paroles d'Emmanuel Macron, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, précise qu'il s'agira uniquement de maintenir le parc nucléaire à sa capacité actuelle. L'idée est de « permettre, à partir de 2035 et en complément de la production à partir (d'énergies) renouvelables qui sera alors devenue majoritaire dans le mix électrique, la poursuite de l'électrification des usages et le remplacement d'une partie des réacteurs nucléaires existants qui arriveront en fin de vie ».

Malgré tout, Jean-Bernard Lévy, P-DG d'EDF, se réjouit déjà de cette décision hâtive et se dit « prêt à répondre au défi de la transition énergétique par la construction de nouveaux réacteurs nucléaires et l'accélération dans les renouvelables ». Ordonner si tôt la construction de nouveaux réacteurs a néanmoins essuyé de nombreuses indignations.

Une décision « sans base légale » ?

La première critique réside dans l'incompatibilité de cette décision avec le cadre réglementaire. « Un président de la République ne décide pas seul de l'autorisation de nouveaux réacteurs, rappelle Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans le droit environnemental, sur Twitter. Le droit impose toujours la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité », en référence aux dispositions des lois LETCV et énergie-climat. Cette dernière prévoit notamment de consulter, dès 2023 (pour la période 2024-2028), les parlementaires dans l'élaboration de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Par ailleurs, la PPE actuellement en vigueur conditionne le lancement d'un programme de construction de nouveaux réacteurs nucléaires à « la formalisation d'un retour d'expérience consolidé de la mise en service des premiers EPR, notamment Flamanville-3 ».

Par conséquent, l'annonce du chef de l'État est perçue comme un déni démocratique. Une décision « aussi lourde pour la nation ne peut résulter du seul fait présidentiel, sans aucun débat démocratique », clame Delphine Batho, du parti Génération écologie. De plus, « en annonçant unilatéralement cette décision, le "président-candidat" Macron revient sur son engagement de ne pas lancer de nouveaux réacteurs avant la mise en service de l'EPR de Flamanville, commente Nicolas Nace, chargé de campagne transition énergétique pour Greenpeace. Il est encore une fois dans un déni démocratique en ne consultant ni le parlement ni l'ensemble des citoyennes et des citoyens sur ce choix de société et, ce, à six mois de l'élection présidentielle ».

D'autres considèrent cette déclaration comme la première manœuvre électorale d'un « président-candidat » déjà en campagne. « S'il s'était exprimé en tant que candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron aurait été tout à fait légitime à se prononcer en faveur d'une relance du nucléaire, souligne Arnaud Schwartz, le président de France Nature Environnement (FNE). Cela aurait fait partie du débat politique. Le problème, c'est qu'il a annoncé cette relance du nucléaire en tant que président de la République, ce qui est non seulement parfaitement hors du cadre légal, mais surtout une véritable insulte à l'intelligence démocratique. »

Nucléaire, le « mirage » énergétique ?

Cette prise de décision devait, qui plus est, être précédée de la publication d'un rapport sur « le nouveau nucléaire », évoquée, en octobre, par le ministère de l'Écologie. Une partie de ce document (obtenu par Contexte) ferait état d'un coût oscillant entre 52 et 64 milliards d'euros pour six EPR2 – à comparer aux 46 milliards estimés par la Cour des comptes en juillet 2020 – et d'une mise en service au plus tôt en 2040 – cinq années de plus que ce sur quoi s'est basé RTE dans son étude « Futurs énergétiques 2050 ». À titre de comparaison, la construction de l'EPR1 de Flamanville, accusant toujours un retard, a été évaluée à plus de 19 milliards d'euros. De plus, des deux seuls EPR1 en activité, dans la centrale de Taishan en Chine, il en est un à l'arrêt depuis l'été.

De ce fait, beaucoup jugent déjà le choix d'Emmanuel Macron « hors-sujet », comme le Réseau Action Climat (RAC), ou de « mirage », comme Matthieu Orphelin (EELV), porte-parole de Yannick Jadot. « Annoncer une relance du nucléaire et la construction de nouveaux réacteurs alors que l'industrie nucléaire enchaîne les fiascos est totalement déconnecté de la réalité », s'insurge Nicolas Nace, de Greenpeace. Pour Delphine Batho, il est ainsi « fallacieux de présenter des EPR, qui ne seraient pas construits avant 2040, comme une solution face à l'urgence climatique qui commande d'organiser la décroissance de la consommation d'énergie d'ici à 2030 ».

 
Annoncer une relance du nucléaire et la construction de nouveaux réacteurs alors que l'industrie nucléaire enchaîne les fiascos est totalement déconnecté de la réalité  
Nicolas Nace, Greenpeace
 

En outre, s'appuyant sur les derniers scénarios de RTE ou de l'association Négawatt, le Réseau Sortir du nucléaire (RSN) souligne qu'une relance n'est pas indispensable pour garantir l'indépendance énergétique désirée par le chef de l'État : « une France 100% renouvelable est possible, sans rupture d'approvisionnement et dans l'atteinte de nos objectifs climatiques ». À l'opposé, le syndicat Syntec-Ingénierie considère le nucléaire comme la seule énergie capable de « garantir l'indépendance énergétique de la France ».

Réviser pour mieux financer ?

A contrario, la filière nucléaire félicite l'ambition du président de la République. « L'industrie nucléaire française est aujourd'hui prête à construire ces réacteurs EPR2, qui créeront de nombreux emplois qualifiés, multiplieront les innovations et feront reconnaître une nouvelle fois ce savoir-faire industriel français à travers le monde, affirme Cécile Arbouille, déléguée générale du Groupement des industriels français de l'énergie nucléaire (Gifen). Nous avons maintenant hâte de connaître les détails de cette annonce, tous les acteurs de la filière attendent l'engagement d'un véritable programme, avec l'annonce d'une série de réacteurs EPR2. » L'association La Voix du nucléaire va même encore plus loin, en appelant le gouvernement à « réviser la PPE ainsi qu'à faire sauter le verrou des 63 (gigawatts) nucléaires installés imposée par la (loi) LTECV qui empêchent l'optimisation du mix énergétique français ».

L'Observatoire du nucléaire, quant à lui, estime EDF « incapable de construire et de financer des EPR » ou de « financer la rénovation des réacteurs actuels ». Concernant ces derniers, l'organisme créé par l'activiste Stéphane Lhomme, prévient qu'ils devront « inévitablement (être fermés) les uns après les autres dans les années à venir, en espérant que ce soit avant une catastrophe et non du fait d'une catastrophe, comme au Japon en 2011 ».

Enfin, EDF, de son côté, s'il se dit prêt à relever le défi posé par Emmanuel Macron, demande certaines conditions. Auditionné ce mercredi 10 novembre au Sénat, son P-DG, Jean-Bernard Lévy, les a adressées devant la Commission des affaires économiques – jugeant elle-même l'annonce du chef de l'État « tardive et floue » et regrettant son manque d'ambition. En matière de choix technologiques, le P-DG appelle, par exemple, à inscrire la conception d'un prototype de « petit réacteur modulaire » (ou SMR), capable de produire le dixième d'un EPR, dans la prochaine PPE. Bien qu'évoqués dans certains scénarios 2050 formulés par RTE, il le destine seulement à l'exportation : « Nous n'avons pas l'intention de tester l'acceptabilité d'une installation nucléaire là où il n'y en a pas déjà. » En outre, selon Jean-Bernard Lévy, « il faut un cadre propice à des investissements de long terme d'une ampleur rare, probablement comparable aux très grands investissements des Trente Glorieuses ».

Réactions15 réactions à cet article

 

Business as usual...

Pégase | 11 novembre 2021 à 22h12
 
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Nous en sommes arrivés au délire nucléaire.Qui va trouver 50 milliards d'euros pour financer 6 EPR ?Pas EDF endettée de 51 milliards nets!Pas les banques , aucune ne veut financer le nucléaire car ce n'est pas -du tout-rentable.Et enfin , pourquoi ??L'EPR est à l'arrêt par 3 sur 4 dans le monde,et en France en ce moment il y a 33 % du nucléaire à l'arrêt , le réseau tient en partie grâce au gaz qui avec 7.400 MW représente l'équivalent de 9 réacteurs 900 MW .Cela fait 6 mois qu'il y a un tiers au moins du nucléaire à l'arrêt...Chez EDF :ils ont parlé au printemps de la campagne avancée de rechargement prévue l'été d'habitude, les 2 saisons sont passées, silence absolu.C'est un échec astronomique.

Darwin | 12 novembre 2021 à 10h14
 
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...sans compter que:
- les budgets multipliés par 6 (pour le moment) n'ont manifestement aucun impact sur le coût du kWh!
- on ne sait toujours pas gérer les déchets et le démantèlement et que ces coûts sont grandement sous estimés pour le calcul du coût de production
- que c'est toujours la seule industrie qu'aucun assureur ne prend en charge et qu'un accident sera au frais du citoyen car les provisions gouvernementales sont ridicules par rapport aux coûts (malheureusement vérifiés eux) d'un accident majeur.
- et on peut continuer sur l'extraction et ses pollution, le néo colonialisme que nécessite notre indépendance... etc
Aucune énergie n'est parfaite mais là quand même on cumule un peu ? Non ?
Sobriété, efficacité et EnR. Négawatt et maintenant l'ADEME crient ça depuis 20 ans.

BDE | 12 novembre 2021 à 13h13
 
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Chers tous,

Ce débat, s'il est poursuivi, me semble de nature à faire avancer le "schmilblick", le rendant plus exprimable et moins compliqué et, partant, plus compréhensible et pratique.

Que me soient donc permis les éclaircissements et l'appréciation qui suivent:
Il y a 5 types de réacteurs nucléaires, actuellement:
1 - Les réacteurs à eau pressurisée (REP), à eau sous pression; combustible: Uranium enrichi). (55% des réacteurs installés au monde).

2 - Les réacteurs à eau bouillante (REB) à eau non pressurisée; combustible: Uranium enrichi. (22% installés au monde).

3- Les réacteurs à eau lourde: L'eau lourde est de l'eau simple dont les atomes d'Hydrogène sont remplacés par autant d'atomes de Deutérium (isotope de l'Hydrogène); combustible: Uranium naturel.

4 - Les réacteurs à neutrons rapides (RNR) où l'eau est remplacée par un métal à l'état liquide (ex. Sodium ou autre) ou par un gaz ( ex. Hélium ou autre); combustible: Uranium enrichi ou Plutonium). Ex. en France: Phénix.

5 - Les réacteurs caloporteurs à gaz (RCG) à Hélium porté à haute température, qui peuvent permettre la mise en place de réacteurs de petite taille (100 - 300 mégawatts).

Nous avons donc du choix, et mon appréciation est que les disséqueurs de cheveux en mille, anti énergie nucléaire, chantres et propagateurs des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, monteurs en épingle des difficultés rencontrées par les EPR, des coûts de construction, de surveillance et de maintenance et (...)

Euplectes | 12 novembre 2021 à 17h08
 
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(...)

... de surveillance et de maintenance, des dangers potentiels intégrés à la "survenue certaine" de catastrophes nombreuses et destructrices, veulent la fin de la production d'énergie nucléaire. Qu'il me soit permis de leur faire observer que les pro-énergie nucléaire ne demandent pas, bien au contraire, la fin de l'éolien, du solaire, de l'hydraulique. "Laissez les donc vivre !", jetez là vos idéologies, vos carquois, vos flèches, vos oppositions binaires.

Car nous risquons bien d'avoir besoin du tout, nucléaire compris, pour permettre à chacun de conserver sa joie de vivre.

Bien à vous,

Euplectes.

Euplectes | 12 novembre 2021 à 17h19
 
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Le sujet est sérieux , il faut en conséquence arrêter de raconter des fables:

-la filière à neutrons rapides (RNR) est un échec magistral en France,Phénix est arrêté depuis 2010,Superphénix a fait bien pire:arrêté depuis 1997 ,il a laissé sur le site de Creys-Malville 93.000 tonnes de déchets radioactifs dont 5.520 tonnes de sodium radioactif,sans avoir produit d'électricité plus de 10 % du temps de vie.
-je demande à actu-environnement de faire une enquête sur ce sujet et notamment sur le destin des 12 tonnes de Pu 239 présents sur le site à la fermeture.
-les chiffres que je cite sont ceux d'EDF qui s'est auto-censuré depuis.

Darwin | 12 novembre 2021 à 20h41
 
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Malheureusement, le changt climatique n'est pas franco français et ce ne sont pas les 4 ou 5% d'énergie nucléaire à l'échelle mondiale qui vont changer quoi que ce soit.
Le nucléaire, bien sûr qu'il ne faut pas l'arrêter demain, mais en prévoir la sortie. Non pas dans l'utopie de la remplacer par les EnR, mais dans une logique de décroissance des consommations (énergétiques et autres) et d'amélioration de l'efficacité de ce qui est indispensable (sans tomber de le travers de l'effet rebond). Après, si on associe joie de vivre et (hyper)consommation, alors oui, je pense qu'on ne pourra pas la conserver très longtemps. La sobriété peut être heureuse comme l'a dit et écrit Pierre Rabhi, mais c'est un changement de paradigme qu'il faudrait faire rapidement. L'avenir sera coopératif (entre humain et avec moins de techno) ou la barbarie s'en emparera.

BDE | 12 novembre 2021 à 22h48
 
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Mr Macron n'a pas dit qu'il allait refaire des essais nucléaires en Corse, non...
Il ne se représentera peut-être pas, à sa place j'irais prendre un bon job ailleurs. Les retraites sont payées, le chômage aussi, la Bourse est stable... Il emprunte à taux négatif, en plus!
Donc avec toutes les voitures électriques à recharger, les éoliennes très douteuses, à part le vélo-générateur obligatoire il n'y a pas beaucoup de solutions pour avoir du courant à ce jour, vous savez, le fil rouge et le fil bleu magiques qui arrivent chez nous.
Résultat : rajouter de nouvelles centrales nucléaires fiables à côté des vieilles est sans doute une bonne idée.
Autre solution: du courant 1 jour sur 2. Et des générateurs à essence un peu partout !

28plouki | 13 novembre 2021 à 09h32
 
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Par mon métier je constate que tous les territoires de France ne sont pas sur les objectifs de production d'EnR, ni de réduction de la consommation demandés. Au train des évolutions actuelles et de l'attitude NIMBY des associations et des collectivités vis-à-vis des EnR, on se retrouve devant deux possibilités : réouvrir des centrales à énergie fossile (sic !), continuer d'investir dans le nucléaire pour fournir une électricité de plus en plus nécessaire aux milliards de technologies que M et Mme lambda usent sans notion de sobriété.
Le nucléaire d'aujourd'hui, ne sera pas celui d'il y a 50 ans ! Des progrès technologiques ont été faits, de nouvelles innovations seront trouvées en investissant dans la recherche fondamentale.

ecovia | 15 novembre 2021 à 09h42
 
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Je me demandais quand notre Souverain Pontife allait distribuer ses bénédictions, et là je suis comblé.
Nous apprenons donc une nouvelle fois grâce au Grand Maître de la Sagesse (COPYRIGHT ©Euplectes2021) que sur le plan des dangers, du coût et des déchets les éoliennes ou les panneaux solaires c'est la même chose qu'une centrale nucléaire. Bref, que plus on pense moins fort, moins on réfléchit plus intensément
Des esprits chagrins pourraient faire remarquer que le temps qu’on concocte un nouveau type de centrale, qu’on la construise et qu’elle soit réellement en fonctionnement, il faudra au minimum trente ans, avec une industrie qui a perdu l’essentiel de son savoir-faire. Que côté « indépendance énergétique », cette industrie dépend pour l’uranium de nations étrangères dont la stabilité n’est pas la marque de fabrique. Que de toute façon il n’y en aurait pas pour toute la planète, sauf à découvrir vraiment les secrets de la fusion nucléaire. Que côté « zéro CO2 » un seul réacteur c’est en moyenne 27000 tonnes de vapeur d’eau (gaz à effet de serre) par an, sans parler de rejets divers et variés que la vétusté des installations, la perte de savoir-faire et la volonté de ‘’cacher la merde au chat ‘’ multiplient. Sans l’ASN qui révèle sans cesse les dysfonctionnement et les errements d’une industrie à bout de souffle et d’argent, où en serions-nous?

petite bête | 15 novembre 2021 à 09h42
 
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Que Euplectes veuille bien me pardonner de n'avoir pas rectifié : ce n'est pas de "Souverain Pontife" qu'il s'agissait, mais de "Souverain Poncif". Même si le nucléaire est devenu une religion, avec ses intégristes, ce n'est pas la même chose...

petite bête | 15 novembre 2021 à 10h12
 
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Oui, la science est en attente d'une nouvelle source d'énergie, après le cheval, l'esclavage, la vapeur, le vent, le torrent... Pour faire tourner des roues, des meules, des pompes à eau, des générateurs électriques.
En passant, la vapeur d'eau, c'est de l'eau, H2O, comme les nuages.

28plouki | 15 novembre 2021 à 10h28
 
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La vapeur d'eau est effectivement de l'eau, mais un nuage (H2O + quelques bricoles qui font l'objet de normes pour le nucléaire) génère un effet de serre. C'est ainsi que les nuages maintiennent la chaleur au sol. Bien sûr on est dans des volumes qui ne sont pas comparables aux rejets des activités humaines, mais il n'est pas exact de prétendre que les centrales nucléaires sont indemnes de gaz à effet de serre sous prétexte qu'elles sont peu émettrices de CO2 lorsqu'elles fonctionnent. Et seulement à condition de ne pas intégrer dans le bilan global les sources extérieures émettrices de gaz à effet de serre liées tout ce qui concerne l'extraction du combustible et son acheminement, la construction des centrales, leur maintenance, le retraitement (sic) des déchets etc. Sait-on seulement que l'énergie électrique consommée par l'ensemble des réacteurs français équivaut à plus d'une tranche nucléaire? Sait-on qu'elles sont totalement dépendantes pour leur refroidissement d'une ressource en eau de plus en plus aléatoire en volume ? Il est grand temps de passer à autre chose.

petite bête | 15 novembre 2021 à 11h56
 
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Oui, le nucléaire ce n'est pas évident, il est issu de la fabrication de notre bombe atomique, testée en... Algérie.
Les centrales continuent de tourner et de produire, à quel rendement tout compris, autre sujet.
étant enfant, je le répète, on avait les ampoules électriques et la TSF, puis réfrigérateur, le luxe.
On est un peu comme ces combattants qui ne tenaient que grâce aux amphétamines, en 1944/45.
Ce qui signifie qu'il y aura une fin et l'idée est qu'elle ne soit pas celle de nos enfants...

28plouki | 15 novembre 2021 à 12h21
 
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Quoi qu'on puisse en dire, il semble bien que la consommation électrique ne peut que fortement augmenter, l'électricité remplaçant toutes les autres formes d'énergie primaire. L'Etat (DGEC) fait de l'électricité l'énergie qui sera la moins taxée et dépense des fortunes pour forcer l'industrie automobile à ne fabriquer que des véhicules électriques, sans compter la pluie de subventions données aux projets éoliens et solaire.
De plus, l'industrie est encouragée à électrifier ses procédés, y compris quand elle utilise de la vapeur haute pression, remplaçant le gaz naturel. C'est une ineptie tellement les investissements nécessaires sont énormes.
Résultat : la mort de l'industrie auto en France, suivie de celle des autres industries. Notre pays de petits vieux craintifs devient une réserve touristique (mais qui viendra encore la visiter, cf. COVID ?) doublé d'un EHPAD gouverné par des ONG.

Albatros | 15 novembre 2021 à 16h50
 
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