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Nouvelle France industrielle : cinq premières feuilles de route validées

Cinq feuilles de route parmi les 34 plans de la nouvelle France industrielle ont été présentées à l'hôtel de Matignon, le 14 mars. D'ici cet été, la totalité devrait être validée.

Gouvernance  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com
Nouvelle France industrielle : cinq premières feuilles de route validées

"En 2014, la nouvelle France industrielle prend forme", a assuré Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, vendredi 14 mars, lors du premier comité de pilotage (Copil) des 34 plans de la nouvelle France industrielle. A cette occasion, les cinq premières feuilles de route ont été validées.

Lancé le 12 septembre dernier pour dynamiser les créations d'activités et d'emplois, les plans se sont dans un premier temps dotés de chefs "d'orchestre",  majoritairement des industriels, début octobre.

Des véhicules démonstrateurs présentés en octobre 2014

Concernant plus particulièrement l'environnement, un des projets annoncés lors de la première conférence environnementale, la voiture consommant moins de 2 litres aux 100 km, se concrétise à travers une première feuille de route.

L'objectif est d'atteindre une émission moyenne d'environ 50 g de CO2 par kilomètre (contre environ 130 g en moyenne par kilomètre pour les véhicules neuf européens en 2012).

Ce plan ciblera en priorité des citadines (segment B : type Clio, 208, C3) : elles représentent environ 30% des ventes de véhicules particuliers neufs en Europe.

La première étape prévoit le développement de briques technologiques qui permettront une réduction des émissions de CO2 à des coûts maîtrisés. Ces dernières pourraient être industrialisées dès 2017 et les premiers véhicules verraient une commercialisation en 2020.

La présentation des premiers démonstrateurs est prévue cette année, lors du Mondial de l'automobile.

Le montant total des investissements R&D nécessaires atteindrait environ un milliard d'euros sur les 5 ans à venir. L'État s'est engagé à travers un appel à projets doté de 250 millions d'euros d'aides, dans le cadre du programme des investissements d'avenir. Une vingtaine d'autres projets pourraient également venir s'ajouter (pour un montant total de plus de 350 millions d'euros) : l'Etat devrait arbitrer cette année.

La seconde feuille de route vise le développement des bornes électrique de recharge. "L'électromobilité permet de limiter la part des hydrocarbures importés dans notre consommation d'énergie, assure le gouvernement, notre pays est le premier marché d'Europe pour les véhicules électriques et hybrides de nouvelle génération".

Aujourd'hui, 3,1% des véhicules vendus en France seraient hybrides ou électriques.

Le plan souhaite encourager le développement de la mobilité électrique en structurant le réseau de bornes de recharges électriques.

Selon le gouvernement, fin 2013, le parc de points de charge ouverts (ou programmés) atteignait 8.000 bornes et il devrait doubler en 2014.

Stockage de l'énergie : un CA de 30 milliards d'euros

Une troisième feuille de route présentée s'intéresse au stockage de l'énergie propre par voie hydrogène (besoins de stockage flexibles et de longue durée) ou électrochimique (pour les courtes à moyennes durées).

"Ensemble, ces technologies représentent potentiellement un chiffre d'affaires de 30 milliards d'euros annuel à l'horizon 2030", pointe le gouvernement.

Pour ce qui concerne les batteries, le plan souhaite consolider et structurer une filière complète de fabrication. Il prévoit à l'horizon 2015-2017 le déploiement de capacités de stockage et un progrès dans les performances (interfaces de gestion de l'énergie), puis l'émergence d'un chimiste français pour l'approvisionnement des industriels de la batterie (phase pilote en 2015 et production en 2016). Enfin, il vise le déploiement d'une filière batteries Li-ion pour applications spécifiques (phase pilote en 2015 et production en 2017) et un soutien à la filière d'assemblage en France de cellules Li-ion.

Concernant la filière hydrogène, la feuille de route s'appuiera sur "l'équipe de France de l'hydrogène" constituée par l'Etat. Elle souhaite permettre l'émergence d'un acteur intégré de l'industrialisation de la filière. Autre objectif : une combinaison entre le stockage batterie et le vecteur hydrogène pour améliorer l'autonomie des systèmes de stockage. "La mise en œuvre d'une chaîne de traction hybridée pourra être le point d'excellence et de différenciation français", estime le gouvernement.

Un satellite à propulsion électrique en 2017 ?

Les deux dernières feuilles de route s'intéressent au développement des avions électriques et des satellites à propulsion électrique.

Pour les premiers, le plan est structuré autour d'un projet central d'avion-école biplace tout électrique, l'e-Fan, aujourd'hui à l'état de prototype. Le projet débouchera sur la construction en Aquitaine d'une usine dédiée à l'assemblage de l'e-Fan, fondée sur une production en partenariat avec les PME locales.

"A l'horizon 2020, le marché des satellites de télécommunications sera partagé entre satellites à propulsion chimique traditionnelle et satellites à propulsion électrique ou hybrides, la part de ces derniers ayant encore vocation à croître fortement au cours de la décennie suivante", estime le gouvernement.

La feuille de route vise la vente de satellites à propulsion électrique dès 2015 et le premier lancement d'un satellite de ce type dès 2017. Autre projet : le développement d'un propulseur électrique de forte puissance (un premier lancement estimé en 2019).

Soutenues par l'État à hauteur de 25 millions d'euros, ces projets représentent un investissement de 54 millions d'euros.

La tenue des comités de pilotage des 34 plans est prévue une fois par mois. Le gouvernement espère valider d'ici l'été l'ensemble des feuilles de route.

Réactions4 réactions à cet article

 

L'auto citadine a moins de 2L/aux 100km sera-t-elle une mini voiture avec une vitesse maximum de 50km/h puisque c'est la vitesse maxi en ville voire 70Km/h vitesse maxi sur le périphérique parisien? Dans ce cas l'objectif sera (relativement) facile a atteindre; pour les petites auto le volant d'inertie peut apporter une aide précieuse.
Les bornes électriques de recharge sont-elles une solution pertinente? L'autre solution etant le remplacement automatisé du bloc de batteries; solution demandant une normalisation et une conception adéquate des blocs de batteries. Ce moyens permet de rendre presque immédiat "la recharge" et de recharger au moment ou l'énergie est la plus abondante (avec les EnR c'est un peu n'importe quand)
Les stockage de l'énergie avec le vecteur hydrogène est une solution, mais ce n'est pas LA solution. LA solution est le stockage hydroélectrique avec des barrages munis de 2 retenues hautes et basses OU les barrages d'estuaire avec usine marémotrice: dans ce cas la mer sert de point bas. Le stockage hydroélectrique présente, de trés loin, le MEILLEUR rendement de conversion, il ne fait appel a aucune technique nouvelle, n'emploie aucun produit chimique. (ni de Lithium, métal RARE).
Les propulseurs électriques pour satellite n'ont pas, par construction, "une forte puissance" ce sont des propulseurs ioniques qui éjectent des masses trés faibles de matière à trés grande vitesse moyennant un champ électrique "suffisant" avec une longue durée on réussit.

ami9327 | 22 mars 2014 à 20h17
 
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je ne suis pas sur que l'avion et le satellite électrique soit une priorité, il y a des choses plus importantes

lio | 24 mars 2014 à 12h12
 
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Mr Montebourg est avocat et certainement efficace dans ce domaine. Par contre, je ne sais pas s'il y connait qq chose en densité énergétique. Avec les technologies actuelles la densité énergétique d'une batterie est environ 100 plus faible qu'un litre d'essence. Sauf miracle en la matière, l'avion électrique où le poids est rédhibitoire même avec du PV (le plus gros de l'énergie est consommé pour décoller). Peut être un mixed ?
Au bout du compte je ne pense pas qu'on puisse sortir d'un marché de niche : pas d'avion de ligne en tout cas.

Dole Ecologie | 25 mars 2014 à 08h56
 
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Nouvelle France Industrielle ou acharnement thérapeutique pour sauver Bolloré?
Pourquoi aucune des forces actuelles de la France n'est encore évoquée comme sa puissance agricole et agroalimentaire? Pas assez à la mode?

Albatros | 26 mars 2014 à 18h37
 
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