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Actu-Environnement

Les initiatives de valorisation électrique du biogaz de décharge se multiplient

Encouragés par des tarifs d'achat d'électricité attractifs, les gestionnaires des centres de stockage de déchets poursuivent l'installation d'unité de valorisation du biogaz. Auparavant brûlé, ce gaz est désormais de plus en plus souvent valorisé.

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Après le centre de stockage de Saint-Maximin dans l'Oise, le centre de Saint-Sauveur dans la Vienne a inauguré dernièrement son unité de valorisation de biogaz. Ce gaz, issu de la décomposition des déchets ménagers entreposés dans le centre est composé de méthane et de dioxyde de carbone. Puisé dans les massifs de déchets ménagers grâce à une soixantaine de puits et un réseau de plusieurs kilomètres, ce biogaz est acheminé vers une station où il est condensé, refroidi puis séché. Auparavant brûlé par une torchère, ce biogaz sera désormais injecté dans un moteur à explosion relié à un alternateur. Pour être transportée et livrée aux consommateurs, la tension de l'électricité produite est élevée par un transformateur à 20 kV avant d'être injectée sur le réseau du distributeur local.

Pour mettre en place cette valorisation, le site a été adapté pour récupérer l'ensemble du biogaz dans de bonnes conditions. Des mono-stations permettant un réglage très précis puits par puits ont été installées afin de pouvoir régler finement le réseau de captage et obtenir une qualité optimum du biogaz dirigé vers le moteur. Une torchère complète le dispositif pour assurer le traitement du biogaz lors des arrêts de l'installation de valorisation et éviter son rejet dans l'atmosphère.

Avec une puissance de moteur installé de 1 Mégawatt électrique, le site aura une capacité de production de 8 GWh par an, ce qui correspond aux besoins annuels en électricité de 3.700 habitants. Son exploitation est prévue pour une durée de 15 ans. Représentant un investissement de 1,8 million d'euros, l'installation est financée par la société Vienne Bio-Energie créée par Gastec, Sergies et SITA, Groupe Suez-Environnement.

Le site de Saint-Sauveur a été ouvert en 1979 et reçoit des ordures ménagères résiduelles, des déchets industriels banals et des encombrants. La capacité annuelle de stockage est de 120.000 tonnes. Les déchets proviennent principalement de la Vienne et des départements limitrophes pour les déchets industriels.
À l'heure actuelle plus de 20 sites de stockage de déchets sur les 69 exploités par SITA sont équipés d'une installation similaire. La société a prévu d'en installer 8 par an. Cette mission sera confiée en exclusivité à Fairtec via sa filiale Gastec, créée en partenariat avec EDL.

Le développement de telles installations est désormais encouragé par un tarif d'achat de l'électricité issue du biogaz plus attrractif. Ces tarifs s'établissent entre 7,5 et 9 c€/kWh, selon la puissance de l'installation, auxquels s'ajoutent une prime à l'efficacité énergétique allant jusqu'à 3 c€/kWh ainsi qu'une prime à la méthanisation de 2 c€/kWh.

Outre les centres de stockage de déchets, les stations d'épuration sont également des installations sur lesquelles le biogaz peut être capté et valorisé. En 2007, en France, la valorisation de biogaz a permis de produire 542 GWh d'électricité et 53 ktep de chaleur selon les dernières statistiques de l'observatoire de l'énergie.

Réactions2 réactions à cet article

 
Oui, très bien, mais

On fait dix fois plus d'électricité avec le biogaz que de chaleur. Dommage :
1. Parce que de l'électricité on peut en faire autrement.
2. parce que le gaz naturel est importé, coûte de plus en plus cher, et se raréfie aussi, comme le pétrole.
3. Il faudra donc trouver à terme un substitut au gaz naturel.
4. Il est aussi intéressant dans la maison du futur de dissocier la cuisine au gaz du reste à l'électricité. Bouteilles donc. Parce que dans cette maison bien isolée le gaz, même en bouteille, peut être un chauffage de secours. ça peut servir en cas de grosse panne d'EDF dont nous ne sommes pas à l'abri. Résilience aux pannes. Et puis on pourra cuire la viande qui décongèle à cause de la panne prolongée. Se chauffer et manger. L'essentiel pour attendre le dépannage en hiver. La bouteille de gaz et les bougies, ça peut toujours être utile...

rené-pierre Hémon | 27 novembre 2008 à 14h26
 
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un début

C'est bien mais à quand l'injection du biogaz directement dans le réseau de gaz de ville comme en Allemagne ?

Thib | 27 novembre 2008 à 15h40
 
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