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Nucléaire : l'ASN "impose" à Areva et au CEA des prescriptions complémentaires relatives au noyau dur

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Mercredi 28 janvier, l'Autorité de sûreté nucléaire a annoncé avoir "[imposé] à Areva et au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) des prescriptions complémentaires relatives au noyau dur et à la gestion des situations d'urgence applicables à leurs installations et à leurs sites".

Après analyse par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et discussion en Groupes permanents d'experts (GP), l'ASN a établi des prescriptions complémentaires précisant les exigences applicables aux noyaux durs proposés par Areva et le CEA, ainsi qu'à la gestion des situations d'urgence. "[Les décisions prises par l'ASN] précisent les règles de conception ou de dimensionnement à retenir pour les structures et les équipements constituant le « noyau dur »", indique l'Autorité, ajoutant qu'"ils doivent être conformes aux normes les plus exigeantes afin de leur permettre d'assurer leurs fonctions jusqu'au rétablissement d'un état sûr pour l'installation".

Noyau dur et situations d'urgence

A l'issue de l'analyse des tests de résistance post Fukushima, l'ASN avait demandé aux deux exploitants de définir un "noyau dur" de dispositions matérielles et organisationnelles robustes pour prévenir un accident grave ou en limiter la progression, limiter les rejets massifs de radioéléments dans l'environnement en cas d'accident et permettre à l'exploitant d'assurer les missions qui lui incombent dans la gestion d'une situation d'urgence.

S'agissant de la gestion des situations d'urgence, l'ASN demande aux deux opérateurs de prendre les dispositions nécessaires pour assurer un fonctionnement autonome des équipements "noyau dur" pour les premières 48 heures dans une situation extrême, et prévoir des dispositions permettant un réapprovisionnement extérieur (eau, électricité, fuel, …) au-delà de cette durée ; pour assurer le renvoi automatique et robuste des informations clés sur l'état de l'installation (niveaux d'eau, température, …) vers les locaux de gestion des situations d'urgence ; et pour assurer, au niveau de chaque site, un renfort (personnels, matériels, …) permettant la gestion à long terme d'une situation extrême.

Pour rappel, conformément aux décisions prises par l'ASN en mai 2011, Areva et le CEA ont réalisé des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) pour chacune de leurs installations présentant de forts enjeux en matière de sûreté nucléaire. Parmi les installations soumises aux stress tests post Fukushima figuraient notamment les installations du cycle et les installations de recherche, c'est-à-dire les installations des sites de La Hague, Romans-sur-Isère, Tricastin et Marcoule, pour Areva, et certaines des installations de Marcoule, Cadarache et Saclay, pour le CEA.

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