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Nucléaire : l'ASN fait état d'irrégularités dans le contrôle qualité d'Areva

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce mardi 3 mai, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonce que des irrégularités ont été décelées à l'usine Areva du Creusot. Les résultats de la revue approfondie de la qualité de la fabrication dans l'usine de Creusot Forge (Saône-et-Loire) "mettent en évidence des irrégularités dans le contrôle de fabrication d'environ 400 pièces produites depuis 1965, dont une cinquantaine seraient en service sur le parc électronucléaire français", explique l'Autorité. Elle ajoute que "ces irrégularités consistent en des incohérences, des modifications ou des omissions dans les dossiers de fabrication portant sur des paramètres de fabrication ou des résultats d'essais".

"C'est inacceptable", estime Philippe Knoche, le directeur général d'Areva, interrogé par Les Echos, ajoutant "[ne pas pouvoir] exclure" des falsifications sur des dossiers de fabrication de certaines pièces. Fin avril, l'entreprise a reconnu des anomalies dans le suivi de fabrication d'équipements.

L'Autorité a demandé à l'industriel de lui fournir la liste des pièces concernées et son analyse des conséquences sur la sûreté des installations en lien avec les exploitants concernés.

Un premier audit insuffisant

Ces irrégularités ont été découvertes à la suite de la détection d'une anomalie sur la cuve de l'EPR de Flamanville (Manche) qui a été fabriquée à l'usine de Creusot Forge. En avril 2015, Areva a engagé une revue de la qualité de la fabrication dans son usine. Les conclusions transmises à l'ASN en octobre 2015 n'étaient pas satisfaisantes. "Cette revue, peu approfondie, qui ne remontait que jusqu'en 2010, a été jugée insuffisante par l'ASN car ne permettant pas d'obtenir une vision d'ensemble de l'organisation et des pratiques de Creusot Forge, de la qualité des pièces produites et de la culture de sûreté de l'établissement", explique le gendarme du nucléaire.

Fin 2015, elle a demandé à Areva de la compléter en remontant au moins jusqu'en 2004, date des premières fabrications destinées à l'EPR. C'est à l'issue de cette nouvelle revue que les irrégularités ont été découvertes.

Réactions1 réaction à cet article

 

Finalement ce pourrait être une assez bonne nouvelle de savoir qu'une cinquantaine de pièces "douteuses" seraient en service sur le parc électronucléaire français, puisqu'elles vont pouvoir faire l'objet d'un suivi spécifique, ce qui enrichira nos connaissances dans ce domaine si particulier et permettra éventuellement d'aménager les spécifications.

Levieux | 04 mai 2016 à 10h37
 
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