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Nucléaire : l'application effective des règles de 2005 relatives aux équipements sous pression coûtera cher

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le rappel à l'ordre de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à l'encontre d'EDF et d'Areva au sujet de l'application des règles de conception et de fabrication des équipements sous pression nucléaires (règlementation ESPN) va renchérir les travaux de maintenance lourde sur le parc nucléaire français, rapportent Les Echos. Cette "facture imprévue" pourrait se chiffrer en centaines de millions d'euros.

Pour le seul réacteur 3 du Blayais (Gironde), le changement des trois générateurs de vapeur prévu dans le cadre de la troisième visite décennale devrait rallonger d'un semestre les travaux, soit une facture de quelque 180 millions supplémentaires, pour des travaux chiffrés initialement à 112 millions d'euros, rapporte le quotidien économique. En cause : l'ASN refuse d'accorder les attestations de conformité tant qu'EDF et Areva n'auront pas apporté toutes les justifications de sûreté demandées dans le cadre de la réglementation ESPN applicable depuis 2005.

Dix ans de dispositions transitoires

Quant à l'EPR de Flamanville, les reports successifs sont liés pour partie à l'application des règles ESPN. En l'occurrence, lors des contrôles, l'ASN a découvert des défauts au niveau de certaines soudures du couvercle de la cuve du réacteur. Conséquence : le couvercle n'est toujours pas prêt et en novembre 2014 EDF a dû annoncé un nouveau report à 2017.

Enfin, le "grand carénage", c'est-à-dire les travaux prévus par EDF pour prolonger la vie de ses réacteurs, pourrait aussi être impacté. Le programme devrait être modifié pour décaler certains travaux.

Pour rappel, fin janvier l'ASN a annoncé mettre un terme aux dispositions transitoires allégeant les règles ESPN. Adoptées fin 2005, ces nouvelles règles renforcent les demandes de l'ASN concernant les justifications et démonstrations de sûreté apportées par les fabricants d'équipements. Jusqu'à maintenant, l'ASN "[appréciait si les équipements] pouvaient être montés puis mis en service malgré les écarts recensés". L'ASN a décidé de mettre fin à dix ans de régime dérogatoire, bien que "les justifications et démonstrations apportées par les fabricants d'équipements sous pression nucléaires sont encore régulièrement insatisfaisantes".

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