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Nucléaire : l'ASN craint un report de plusieurs décennies du démantèlement de certains réacteurs EDF

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

La nouvelle stratégie de démantèlement d'EDF "conduit à décaler de plusieurs décennies le démantèlement de certains réacteurs", annonce l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ce jeudi 2 juin. Elle "a demandé à EDF de rendre public et de justifier de manière détaillée ce changement, en démontrant le respect des exigences législatives relatives au « démantèlement dans un délai aussi court que possible »". En janvier 2013, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait déjà déploré le retard pris par EDF dans le démantèlement des réacteurs à l'arrêt.

Cette demande intervient après que le collège de l'Autorité ait auditionné le producteur d'électricité sur sa stratégie de démantèlement des réacteurs de type uranium naturel graphite-gaz (UNGG). Ces réacteurs, implantés sur les sites de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher), Chinon (Indre-et-Loire) et Bugey (Ain), sont arrêtés depuis plus d'une trentaine d'années, rappelle l'ASN.

Calendrier des quinze prochaines années

L'ASN a demandé à EDF "de rendre public et de justifier de manière détaillée ce changement, en démontrant le respect des exigences législatives relatives au « démantèlement dans un délai aussi court que possible » de l'ensemble de ses réacteurs UNGG". L'Autorité souhaite aussi que EDF présente un programme détaillé d'avancement pour les quinze prochaines années et précise les dispositions prises pour garantir la sûreté des installations jusqu'à l'achèvement de leur démantèlement. A ce stade, EDF a indiqué vouloir démanteler d'ici 2021 "l'ensemble des installations périphériques aux réacteurs".

Concrètement, EDF propose de démanteler complètement un réacteur avant de commencer le démantèlement des autres réacteurs, dans le but de bénéficier du retour d'expérience. Ce nouveau report du démantèlement des réacteurs UNGG tient à un changement de méthode. Initialement, EDF prévoyait de noyer d'eau le caisson qui contient le cœur pour démanteler les parties les plus radioactives en bénéficiant de la protection apportée par l'eau. Aujourd'hui, l'entreprise propose une nouvelle méthode de démantèlement "sous air". En conséquence, EDF repart sur un nouveau réacteur tête de série pour expérimenter cette méthode.

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