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Nucléaire : l'ASN signale un défaut générique sur les 20 réacteurs de 1.300 MW

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Mardi 20 juin, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé qu'un incident générique affecte les systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel des vingt réacteurs de 1.300 mégawatts (MW) implantés sur 8 centrales nucléaires. La tenue au séisme des auxiliaires des diesels de secours des centrales de Belleville, Cattenom, Flamanville, Golfech, Nogent, Paluel, Penly et Saint-Alban est en cause. L'Autorité estime qu'en cas de séisme, le fonctionnement de ces équipements de secours pourrait ne plus être assuré. Elle classe donc l'incident au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (Ines) qui compte huit niveaux (de 0 à 7).

"L'ASN demande à EDF que le renforcement des ancrages de tous les systèmes auxiliaires des diesels de secours soit réalisé sous trois semaines pour au moins l'un des deux diesels de secours, et sous un mois et demi pour le second, pour chacun des 20 réacteurs concernés."

Problèmes de conception, de montage et de maintenance

"L'événement significatif porte sur l'absence de démonstration de la tenue au séisme des ancrages dans le génie civil des systèmes auxiliaires des diesels de secours", explique l'ASN. Les défauts constatés "[recouvrent] à la fois des problèmes de conception, génériques à l'ensemble des réacteurs de 1.300 MW, et des problèmes locaux liés à un mauvais état ou à un mauvais montage des ancrages".

Un premier défaut a été détecté en mars 2017 sur un vase d'expansion du circuit de refroidissement d'un diesel de la centrale de Golfech. Ce défaut a ensuite été découvert sur l'ensemble des moteurs de secours des réacteurs de 1.300 MW. Le 20 juin 2017, EDF a déclaré à l'ASN que l'absence de démonstration de tenue au séisme était également susceptible de concerner les autres systèmes auxiliaires.

Les diesels de secours assurent l'alimentation électrique de certains systèmes de sûreté en cas de défaillance des alimentations électriques externes, notamment à la suite d'un séisme. Les réacteurs de 1.300 MW en comptent deux chacun, afin d'assurer la redondance de ce dispositif de sûreté. Ils sont composés d'un moteur diesel, d'un alternateur et de systèmes auxiliaires, tels que les circuits de refroidissement et de prégraissage.

Réactions1 réaction à cet article

 

L'ASN crie au loup, on ne l'écoute plus... sauf une certaine presse. La dernière fois, elle a exigé l'arrêt immédiat de 13 réacteurs à l'entrée de l'hiver. ça nous a coûté des centaines de millions d'euros d'importation d'électricité. Pour admettre récemment qu'il n'y avait pas péril en la demeure. Là, elle parle de tenue au séisme dans des zones qui n'ont pas vibré depuis des millions d'années. Y a t'il VRAIMENT urgence ?!

dmg | 22 juin 2017 à 12h48
 
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