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Nucléaire : Emmanuel Macron mise sur 6 à 14 EPR pour relancer le nucléaire

Construction de six à quatorze EPR, prolongement du parc existant et soutien aux projets de réacteurs modulaires : Emmanuel Macron annonce une relance du nucléaire. Et fixe aussi des objectifs pour les renouvelables.

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
Nucléaire : Emmanuel Macron mise sur 6 à 14 EPR pour relancer le nucléaire
Actu-Environnement Le Mensuel N°422 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°422
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Ce jeudi 10 février, à l'occasion d'un déplacement à Belfort (Territoire de Belfort), sur le site de fabrication des turbines Arabelle qui équipent les centrales nucléaires, Emmanuel Macron a annoncé le lancement de la construction de six réacteurs EPR d'ici à 2035. Huit supplémentaires pourraient être construits d'ici à 2050. Cette stratégie est complétée par la prolongation du parc existant et le soutien aux réacteurs modulaires.

Les partisans de l'atome saluent l'annonce présidentielle. « La relance d'un programme nucléaire contribue à la montée en puissance de l'électricité dans le mix énergétique », explique Équilibre des énergies, estimant que « l'électrification de notre économie est essentielle pour atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050 ». À l'opposé, pour le Réseau Action Climat, « relancer une filière nucléaire est une option coûteuse et qui ne répond pas à l'urgence d'avoir, dès la prochaine décennie, un parc électrique bas carbone et sans défaillance ».

Des objectifs ENR à l'horizon 2050

Le discours du président de la République a été l'occasion de présenter sa politique énergétique à l'horizon 2050. La cible : atteindre l'objectif de neutralité carbone que l'Union européenne s'est fixée, en réduisant à la portion congrue la part des énergies fossiles. Ces dernières représentent actuellement les deux tiers de notre consommation énergétique. Pour cela, l'exécutif mise sur l'électrification des usages au cours des trente prochaines années et s'appuie sur les rapports remis, fin 2021, par RTE, le gestionnaire du réseau de transport électrique, et l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Ce plan s'articule en trois points.

Le premier est la réduction de la consommation globale d'énergie et cela, défend l'exécutif, sans modifier les conditions de vie des Français. Deuxième axe : produire plus d'électricité, dès maintenant. Il compte, là, sur les renouvelables, « seul moyen pour répondre à nos besoins d'ici quinze ans ». En août 2021, Jean Castex avait déjà annoncé le lancement de sept nouveaux appels d'offres, d'une capacité totale de 25 gigawatts (GW), pour rattraper le retard pris par rapport aux objectifs de développement du solaire, de l'éolien et de l'hydroélectricité.

Aujourd'hui, le président évoque une levée des barrières règlementaires pour les projets validés localement. Il fixe aussi des objectifs de capacités installées à l'horizon 2050 : 100 GW de photovoltaïque ; 40 GW d'éolien en mer, soit une cinquantaine de parcs, selon le président (une planification des zones d'implantation sera réalisée) ; et un peu moins de 40 GW d'éolien terrestre, soit un doublement du parc en trente ans, alors que l'objectif actuel est un doublement en dix ans.

De nouveaux réacteurs pour l'après-2035

 
Aucun réacteur en état de produire ne doit fermer  
Emmanuel Macron, président de la République
 
Le nucléaire, qui fait la Une aujourd'hui, est le troisième axe de la stratégie présidentielle et ne produira pas d'effets visibles avant 2035. Emmanuel Macron veut « un renouveau du nucléaire français ». Pour cela, il propose de construire des réacteurs en plusieurs « paliers ». L'annonce la plus attendue concerne l'avenir du programme EPR. Emmanuel Macron « [lance], dès aujourd'hui, un programme de construction de nouveaux réacteurs EPR » : six, à l'horizon 2035, et des études en vue de huit supplémentaires au-delà. Dès les prochaines semaines, les sites d'implantation des premiers réacteurs devraient être connus et la Commission nationale du débat public (CNDP) saisie.

L'Élysée n'oublie pas non plus les réacteurs modulaires de faible puissance (SMR, pour Small Modular Reactors). Des appels à projets, dotés d'un milliard d'euros, devraient être prochainement lancés : la moitié pour soutenir le développement du projet Nuward, le réacteur modulaire sur lequel travaille EDF, et l'autre moitié pour des « réacteurs innovants ». L'objectif est de disposer d'un prototype en France, d'ici à 2030.

Au total, l'objectif affiché est de déployer un parc de 25 GW de « nouveaux nucléaire », d'ici à 2050. Et pour piloter cette relance, le président compte sur une « direction interministérielle », qui aura la charge de suivre au plus près les avancées de l'ensemble de ce programme estampillé « nouveau nucléaire ». Les pouvoirs publics y consacreront aussi un « financement public massif (…) de plusieurs milliards d'euros ».

Le président veut aussi « prolonger tous les réacteurs qui peuvent l'être ». En creux, il revient sur la décision validée dans le Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) de fermer 12 réacteurs à l'horizon 2035 : « Aucun réacteur en état de produire ne doit fermer », estime Emmanuel Macron. Et de demander à EDF d'étudier d'ores et déjà les conditions de la prolongation des réacteurs en service au-delà de cinquante ans.

Quelle concertation ?

Ces annonces, faites à deux mois de l'élection présidentielle, font grincer de nombreuses dents. Sur le plan politique, elles coupent l'herbe sous le pied des candidats ayant annoncé qu'ils lanceraient la construction d'EPR s'ils sont élus. « Il s'agit d'une promesse opportuniste de candidat, pas d'un discours de président », estime d'ailleurs Greenpeace, qui critique « une surenchère, déconnectée de la réalité ».

Reste la question de la concertation. L'Élysée n'est pas favorable à un débat sur la relance du nucléaire. L'exécutif estime que la question n'est pas « pour ou contre le nucléaire ? », mais plutôt « comment sortir des fossiles d'ici à 2050 ? ». Et ce débat, explique l'entourage du président, sera lancé au second semestre 2022 dans le cadre de la révision de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) et de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Un débat parlementaire aura aussi lieu en 2023, puisque, depuis l'adoption de la loi Énergie-climat, l'adoption de la PPE passe par une loi, et non plus un décret.

Mais pour Greenpeace, en annonçant dès maintenant la construction d'EPR, le président « vide de sa substance et de sa raison d'être la PPE ». Même critique de la part de Matthieu Orphelin, qui estime que « le débat est volontairement tronqué ». En effet, explique le député écologiste du Maine-et-Loire, « l'expertise technico-économique préalable à toute décision éclairée n'est pas pleinement consolidée et disponible ». Il explique notamment que le chiffrage du scénario « sobriété » de RTE, qui pourrait constituer une alternative à la relance du nucléaire, n'est pas publié. De même, « il semblerait que le ministère ait une nouvelle fois demandé à l'Agence de la transition écologique (Ademe) de décaler la sortie de ses scénarios sur le mix électrique ». Enfin, les audits des coûts et délais de construction des futurs EPR ne sont toujours pas publics. Ces derniers documents le seront, assure Emmanuel Macron.

Réactions27 réactions à cet article

 

Annonce de la relance à tout va du nucléaire (alors qu'EDF n'est même pas capable de mettre en service le premier EPR et à garantir les prix et la qualité de construction), glyphosate et néonicotinoïdes toujours autorisés, nouveaux cadeaux aux chasseurs, rabotage du code de l'environnement, robinet grand ouvert pour les bassines agricoles, etc. : le bilan environnemental de ce quinquennat est affligeant et très inquiétant (tout à fait dans la continuité de celui de ces prédécesseurs, cependant).
En fondant une politique sur les renoncements, nous n'avons aucune chance de sortir par le haut de la crise climatique et de celle de l'extinction de la biodiversité. Mais ce n'est manifestement pas le propos.

Pégase | 10 février 2022 à 18h42
 
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Madame Pompili vient encore une fois de commettre l'irréparable, les réserves d'eau nuiraient, selon elle, à l'environnement mais elle relance un programme nucléaire sur les bases d'un EPR qui ne fonctionne pas, mais elle subventionne les nouvelles lignes TGV (des milliards d'euros et 3000 hectares de terres agricoles artificialisées) pour gagner quelques minutes, mais elle subventionne la destruction de 1000 hectares de forêts pour mettre des panneaux solaires, mais elle n'exige pas la mise aux normes des rejets urbains qui polluent toutes les rivières jusqu'à la mer, mais elle fait détruire les barrages hydroélectriques au moment où on a besoin d'eau et d'énergie propre, mais elle fait détruire les digues qui régulaient le débit des rivières et évitaient ainsi les inondations et les sécheresses, mais elle laisse bruler les parcs naturels par manque d’entretien, elle vante les zones humides mais fait détruire les digues qui retiennent l'eau, etc etc ...

laurent | 11 février 2022 à 09h28
 
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Macron veut plaire à tout le monde:doubler la production de renouvelable en 8 ans, construire 6 EPR en 13 ans et prolonger tous les réacteurs existants!!!!Quand on voit sur RTE le 10 février , que malgré l'arrêt des 4 réacteurs de Chooz et de Civaux , l'absence d'EPR et en plein hiver... la France a exporté de l'électricité toute la journée , jusqu'à l'équivalent du total de Civaux et Chooz (5,5GW)!!!
J'allais oublier :il veut économiser 40 % de l'énergie en France !!!
Que va-ton faire de ce trop plein d'énergie ?Doubler la population ??

Darwin | 11 février 2022 à 09h37
 
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"Pour cela, l'exécutif ... s'appuie sur les rapports remis, fin 2021, par RTE, le gestionnaire du réseau de transport électrique, et l'Agence internationale de l'énergie (AIE)"

Il est dommage de faire ce raccourci qui laisse entendre que RTE n'a proposé qu'une trajectoire, CE QUI EST ARCHI-FAUX, car le rapport RTE comporte plusieurs scénarios dont certains sont100% énergies renouvelables parfaitement aboutis et documentés. Je vous rappelle qu'il en va de même avec l'AIE qui a également son scénario 100% ENR.

Pour finir, 2 chiffres en 2020 à l'échelle mondiale :
nouvelles capacités de production ENR installées = 256 GW
nouvelles capacités de production énergie Nucléaire = 0.4GW

Le nucléaire est une solution dépassée qui n'est déjà plus une réalité économique mondiale puisque le KWh ENR coûte déjà moins cher que le KWh nucléaire.

Enfin, la France, c'est 1% de la population mondiale sur 0.5% des terres émergées et 0.9% de la production des gaz à effet de serre .

le choix du nucléaire est d'abord une posture dogmatique mais pas un enjeu environnemental !

Pierrick_thermicien | 11 février 2022 à 10h53
 
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Greenpeace, vous savez l'ONG qui s'est transformée en lucrative société de fourniture de gaz sur toute la planète, et donc en concurrente du nucléaire et d'EDF, se raccroche à l'ultime argument pour défendre son obsession de détruire cette filière : ne consommons plus (sobriété), donc nous n'aurons plus besoin de nucléaire.
Pauvre raisonnement! Cette secte voudrait nous ramener au PIB de pays africain, pour pouvoir nous sauver avec son gaz qui pourtant émet du CO2 (400 g/kWh), presque autant que le charbon (900 g) !
Quant à l'ADEME, avec laquelle Greenpeace est liée ainsi qu'avec NégaWatt, elle a TOUJOURS sorti ses scénarios tronqués à la demande du gouvernement, plus précisément du ministère de l'environnement depuis Ségo en 2015. Et tant pis si toutes les Académies et scientifiques et ingénieurs ont signalé les biais de leurs pseudo-études, que le commun des mortels est bien incapable de décoder : leurs conclusions ont été savamment "calibrées" y compris par des juristes, pour faire croire au Graal du 100 % renouvelable en évitant de signaler les hypothèses et oublis volontaires faits pour atteindre leur objectif.
Par ex., l'étude 2015 titrait : "100 % renouvelables, c'est possible ?" Mais la plupart des médias ont oublié le "?" et transformé l'interrogation audacieuse en affirmation.
Des charlots...

studer | 11 février 2022 à 11h03
 
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Une vidéo explique très bien le mythe de l'énergie infinie : "Nucléaire français : une religion"

laurent | 11 février 2022 à 11h34
 
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Des esprits simplistes pourraient croire que, mobilisé par le changement climatique et faisant "contre mauvaise fortune bon coeur", MACRON se rue dans le nucléaire pour de bonnes raisons. La manière dont depuis 5 ans il a renié toutes les (petites) promesses qu'il avait fait en la matière, prouve qu'il n'en est rien; il se situe tout simplement dans la continuité de ses prédécesseurs au service des lobbys habituels de l'énergie....

BIB57 | 11 février 2022 à 11h51
 
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Monsieur Studer,

Pouvez-vous apporter des précisions sur Greenpeace, fournisseur de gaz?
Pour ma part, je n'ai trouvé que des actions comparatives faites par Greenpeace entre les divers fournisseurs de gaz.
Aussi, je ne voudrai pas que fassiez erreur, erreur que l'on pourrait traduire par une volonté malsaine de nuire, ce qui n'est certainement pas votre cas.
Cordialement
Jean Reynuad
Docteur d'Université

reynaud.jean13@gmail.com | 11 février 2022 à 12h06
 
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J'admire votre sang froid M. REYNAUD, ou votre bonne éducation. Devant choisir un fournisseur d'énergie, j'attends également la réponse de M. STUDER.......

BIB57 | 11 février 2022 à 12h19
 
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réponse à M. Reynaud
Voici la preuve par a+b : la pub faite par l'ONG elle-même !
https://green--planet--energy-de.translate.goog/?_x_tr_sl=de&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc
Cette ONG, à l'origine pacifiste et pro-environnement, est devenue une antinucléaire intégriste, confondant civil et militaire, au point d'avoir oublié ses engagements pour la planète et son climat. Et de se lancer dans le business (juteux en ce moment !) du gaz, d'abord parce que ça rapporte, mais surtout parce que le gaz est indispensable au développement des énergies intermittentes, concurrentes du nucléaire en matière de décarbonation de l'économie.
J'espère, cher docteur, que cela vous ouvrira les yeux.
Dénoncer la réalité n'est pas une volonté malsaine de nuire.

studer | 11 février 2022 à 12h25
 
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Le lobby nucléaire est aux abois : comme studer il veut nous faire croire que les opposants au nucléaire , comme Greenpeace, sont des vendeurs de gaz naturel, quelle blague !Pour faire oublier l'échec du nucléaire , acté aujourd'hui même par l'annonce de la réduction de l'objectif de production nucléaire d'EDF.
La ligne Maginot du nucléaire s'est effondrée.

Darwin | 11 février 2022 à 12h45
 
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A la page https://www.greenpeace.fr/climat-pourquoi-faut-il-sortir-du-gaz/ du site internet de Greenpeace France dédiée au gaz naturel, on trouve plutôt tout un argumentaire pour sortir d'urgence des énergies fossiles dont le gaz fait partie.
L'ONG nous rassure aussi : elle reste également bien contre le nucléaire.
Bref, tout l'inverse du propos de studer !
Il est somme toute classique que des trolls pronucléaire comme studer lancent de temps à autres des attaques contre les ONG historiquement antinucléaires, dans l'espoir de les discréditer ou, à tout le moins, semer le doute et leur imposer de consacrer de l'énergie (si possible non renouvelable) à démonter les fake news.

Pégase | 11 février 2022 à 15h47
 
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@Pegase
Ce n'est pas la page que j'ai indiquée, la mienne était : https://green-planet-energy.de/ qu'il faut traduire en français (mon navigateur le fait automatiquement avec Google Trad).
Vous y verrez que Greenpeace est un fournisseur de gaz.
Et si vous voulez en savoir plus, lisez ceci : https://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-greenpeace-est-oppos%C3%A9e-%C3%A0-l%C3%A9nergie-nucl%C3%A9aire-thierry-caillon/
ou cherchez sur le net !

studer | 11 février 2022 à 17h16
 
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Monsieur Stuber,
Je ne sais si c'est vous Bruno Stuber, député LREM?
Je vous remercie des informations que vous avez apportées.
Je note que le deuxième article est rédigé par Thierry Caillon, de la Sfen (Société Française d'énergie nucléaire) où il aurait pu préciser son sigle! Et, dès lors, je comprends mieux sa réaction, réaction de concurrence commerciale.
Je ne savais pas que Greenpeace avait développé une coopérative en Allemagne et je vous suis gré de m'en avoir informé.
Pour autant, il me parait inutile d'employer autant de superlatifs désagréables qui décrédibilisent votre propos.
je me permets de rappeler que l'action antinucléaire de Greenpeace n'est pas nouvelle, bien antérieure à la création de son entreprise énergétique : souvenons-nous des 2 morts du Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande, alors que Greenpeace s'élevait contre les essais de nucléaire militaire.
Ceci étant,, qui interdirait à une association de créer sa propre entreprise qui correspond à ses valeurs? Pourquoi le secteur associatif ne devrait-il que rester dans la réflexion, l'opposition "stérile" et ne pas créer? Les autres entreprises auraient-elles peur?
La critique concernant le gaz est plus solide, mais l'UE ne vient-elle pas de donner le label "vert" au gaz et au nucléaire ?
Bien à vous.
Jean Reynaud
Géographe

reynaud.jean13@gmail.com | 11 février 2022 à 19h02
 
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La rhétorique antiONG est simple: vous les accusez d'avoir la critique facile et de ne rien proposer et lorsque, comme Greenpeace, ils proposent des solutions concrètes, vous les accusez d'être mus par des intérêts commerciaux! Pile je gagne, face tu perds en quelque sorte...
Quant aux liens internet indiqués par M. STUDER, le 1er est en allemand (mais il me semble qu'il indique qu'il y a gaz et gaz....) et le second est un article d'un agent de la Société Française d'Energie Nucléaire fondée en 1973 et composée de cadres d'EDF et d'ORANO: sans commentaires....

BIB57 | 12 février 2022 à 17h37
 
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Merci Studer de nous éclairer sur la nature exacte de Greenpeace qui avant tout ne défend pas le climat mais se bat depuis sa création contre le nucléaire militaire et civil. Les deux peuvent être critiqués mais Greenpeace met tellement de mauvaise foi dans son combat contre les centrales électriques nucléaires qu'elle finit par dénaturer les faits. Comme par exemple de prétendre avec la complicité de l'ADEM et de Négawatt que le 100% renouvelable est possible sans citer toutes les conditions préalabes qui ne sont que des hypothèses pour la plupart technologiquement irréalistes avant plusieurs décénies (ex: stockage de masse ) ou socialement loin d'être acceptées (ex: forte diminution de la consommation d'électricité alors que tout le monde souhaite augmenter les usages de l'électricité , je laisse les lecteurs imaginer ce qui se passerait quand on voit les réactions sur divers sujets de sociétés liés à l'énergie!)
Il paraît plus que responsable de conserver un mix électrique équilibré avec le nucléaire pilotable (50%) et le renouvelable non pilotable (50%) pour répondre en 2050 au 700 à 900 TWH d'électricité dont aura besoin la France (réindustrialisée avec des millions de voitures électriques....?).
D'anciens écologistes anti nucléaire historiques ont fini, face aux enjeux, par accepter le nucléaire, alors pourquoi pas vous?

GEGE42 | 14 février 2022 à 11h46
 
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@BIB57
Mes propos sont objectifs et parfaitement vérifiables : le site de Greenpeace est certes allemand mais avec un bon traducteur (Google...) vous pourrez constater que Greenpeace a créé des filiales pour vendre du gaz : si vous trouvez qu'il est normal de faire du business c'est votre droit, mais admettez que pour une ONG sensée s'occuper de l'état de notre planète, vendre des combustibles fossiles est pour le moins surprenant.
Il est logique que la SFEN qui défend les intérêts de l'énergie nucléaire relève cette anomalie, et fournisse des preuves accablantes autant que vérifiables.
Maintenant vous êtes libre de fermer les yeux et de camper sur vos convictions.

studer | 14 février 2022 à 12h26
 
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Les partisans du nucléaire après avoir fait table nette des adeptes des énergies renouvelables, je parle en connaissance de cause car éliminé du journal Le Monde , de Boursorama...les chiffres que je donnais n'étaient pas "conformes".
Voilà que maintenant ils font leur entrée sur les sites comme actu-environnement où ils répandent leurs estimations farfelues comme Gégé aujourd'hui avec son nucléaire pilotable .Le nucléaire est l'énergie la plus aléatoire du monde , ne présente aucune périodicité prévisible et ses pannes , comme ses accidents surviennent à l'improviste.
Aujourd'hui comme hier , tous les réacteurs de Chooz , de Civaux et l'EPR de Flamanville sont à l'arrêt (ce ne sont pas les seuls)alors que ce sont les plus modernes de France .
Fort heureusement l'hydraulique (qui est renouvelable) et le gaz (qui le sera bientôt) sont là pour piloter le réseau.

Darwin | 14 février 2022 à 13h38
 
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"avec la complicité de l'ADEM (sic)".....qui est une agence gouvernementale! Où le complotisme pro-nucléaire ne va-t-il pas se nicher!!!!!!

BIB57 | 14 février 2022 à 16h35
 
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Energy Information Administration (EIA of USA) annonce une année 2022 record pour l'installation des ressources électriques renouvelables aux USA:21,5 GW de solaire et 7,6 GW d'éolien

Darwin | 14 février 2022 à 16h45
 
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Ne vous cassez pas la tête avec les centrales nucléaires : le bilan énergétique est catastrophique = l'énergie produite, même si elle est importante ne couvre pas l'énergie dépensée pour faire fonctionner tout le système, la plus grosse dépense étant l'enrichissement de l'uranium ! Le bilan financier est pharaonique et je ne vous parle du coup de la gestion des déchets ! Les Américains qui sont les plus gourmands en énergie viennent d'abandonner la filière et de revendre les turbines Arabelle !la France relance le programme au moment ou tout le monde arrête ...

laurent | 14 février 2022 à 18h16
 
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"Le lobby nucléaire est aux abois" : si c'est un fait avéré sur les plans financier et technologique, je crains hélas, Darwin, que sur les plans politique et technocratique, l'annonce de la relance de la filière en France par le pas-encore-tout-à-fait-mais-quand-même-un-peu candidat Macron nous prouve que les perfusions qui la maintiennent artificiellement en vie restent bien branchées.
Nous sommes bien là devant le fait accompli : du moment qu'une poignée de décideurs très bien positionnés veulent quelque chose, ils l'obtiennent, nonobstant le fait que ce quelque chose est obsolète, ruineux et inadapté à la société. Au motif de leur seul bénéfice immédiat et de la satisfaction de leur égo, ces personnalités nuisent clairement à la nécessaire transition de notre société, donc à son avenir.
Mais que fait donc la section Demeter de la Gendarmerie (dont AE aurait d'ailleurs pu utilement relayer l'information de sa demi illégalité devant la loi - un comble !) ?

Pégase | 15 février 2022 à 10h18
 
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@Pegase, BIB, Laurent
"Le lobby nucléaire est aux abois" : c'est votre avis, ou plutôt votre envie. Le mien c'est que depuis l'annonce de Macron, "le lobby antinucléaire est aux abois".
Cette opposition de points de vue est affligeante, et ne permet pas de débat honnête et sérieux.
Honnête, car quand je lis que le nucléaire consomme plus d'énergie qu'il en produit, l'ingénieur énergéticien que je suis hallucine. De plus, quand preuve à l'appui j'affirme que Greenpeace s'est résolument lancé dans le commerce du gaz (naturel, pas de synthèse !) et que cette activité n'est pas compatible avec la sauvegarde de la planète, je reçois des insultes ou des propos mensongers.
Sérieux, car la stratégie énergétique optimale, même si elle repose sur nos dirigeants politiques (comme tout le reste d'ailleurs... un peu trop mais c'est un autre sujet), nécessite une profonde connaissance technique et économique des solutions disponibles et en développement. Et la plupart des antinucléaires qui s'expriment ici, comme Laurent par ex., disent n'importe quoi.
C'est désolant.

studer | 15 février 2022 à 16h08
 
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Le lobby nucléaire est aux abois , une preuve de plus ,le World nuclear Industry status report 2021 où on lit entre autres échecs du nucléaire en 2020 dans le monde:
-la baisse annuelle sans précédent excepté l'accident de Fukushima (sic) de la production nucléaire de 100 twh
-la baisse nette de 0,4 GW des installations nouvelles du nucléaire
comparée à + 250 GW pour les renouvelables ."Nuclear is irrelevant in today’s electricity capacity newbuild market".
-pour la 1ère fois en Europe les renouvelables (en dehors de l'hydraulique)ont produit davantage d'électricité que le nucléaire .
Reste le lobby nucléaire français qui veut faire de la France le pays du nucléaire dans un seul pays ,comme l'URSS était le pays du socialisme dans un seul pays.

Darwin | 15 février 2022 à 17h45
 
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@ studer : il ne faut pas confondre la théorie et la pratique, effectivement E=mC2, mais l'enrichissement de l'uranium (très très gourmand en énergie) a permis de concentrer afin de provoquer une réaction en chaine et une explosion ! dans les centrales la réaction est "contrôlée" et elle n'est pas complète (sinon les déchets ne seraient plus radio-actif) ! ajoutez à ça la dépense énergétique pour construire les centrales, le système de retraitement et de stockage, sans oublier les 30% de pertes d'énergie dans les réseaux de distribution ... je vous épargne les mines à l'étranger et le transport de tous les produits ... si je racontais n'importe quoi je n'aurais pas reçu de menaces ...

laurent | 15 février 2022 à 17h57
 
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@studer
Ce qui me parait désolant c'est qu'un ingénieur admette sans sourciller qu'il faut développer une énergie génératrice de déchets radioactifs que l'on ne sait pas traiter et qui vont rester dangereux et mortels pour des milliers, voire des millions d'années! Comment peut-on admettre une telle déraison lorsqu'on est un scientifique?

BIB57 | 16 février 2022 à 11h27
 
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BIB57 : le lien climat carbone nucléaire rapporte des milliards , une véritable mine d'or pour les opportunistes qui peuvent payer très cher pour que ça dure le plus longtemps possible ...

laurent | 16 février 2022 à 11h35
 
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