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Nucléaire : le parc français émet 4 gCO2/kWh, selon EDF

Gouvernance  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le nucléaire français n'émettrait que 4 g équivalent CO2 par kilowattheure (gCO2/kWh), selon une analyse du cycle de vie (ACV) réalisée par EDF. L'étude, présentée le 16 juin, est relayée par la Société française du nucléaire (Sfen). Cette ACV « repose sur l'inventaire des flux de matière et d'énergie pour les différentes phases du cycle de vie du produit, de l'extraction des matières premières jusqu'à la gestion des déchets », explique EDF. Elle porte sur le parc actuel en service en 2019 (hors transport de l'électricité) et prend donc en compte les deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêtés depuis.

Détail important : la présentation d'EDF publiée sur son site donne essentiellement des ratios exprimés en gCO2/kWh et peu de résultats en valeur absolue. En particulier, elle ne précise pas le volume d'électricité utilisé au dénominateur. A priori, la production prise en compte est celle de 2019, soit 379,5 térawattheures (TWh).

EDF détaille les émissions de GES en neuf étapes, pour un total de 3,7 gCO2/kWh : les mines et le traitement du minerai (1,3 gCO2/kWh) ; la conversion de l'uranium (0,3 gCO2/kWh) ; l'enrichissement de l'uranium (0,4 gCO2/kWh) ; la fabrication des combustibles (0,1 gCO2/kWh) ; la construction des réacteurs (0,6 gCO2/kWh) ; l'exploitation du parc (0,3 gCO2/kWh) ; le démantèlement (0,1 gCO2/kWh) ; la gestion des combustibles usés (0,5 gCO2/kWh) ; et le stockage des déchets (0,1 gCO2/kWh).

L'entreprise précise aussi que l'amont de la production regroupe 57 % des émissions, avec notamment les mines qui pèsent pour 36 % de l'empreinte carbone. S'agissant de la production d'électricité, la construction des installations représente 16 % des émissions du kilowattheure français, alors que « la déconstruction et la maintenance sont négligeables (3 et 1 %) ». Enfin, l'aval du cycle totalise 15 % de l'empreinte carbone.

L'entreprise compare aussi son résultat de 4 gCO2/kWh à ceux d'autres ACV : celle du Giec, avec 12 gCO2/kWh, à l'échelle mondiale, celle de l'Agence de la transition écologique (Ademe), avec 6 gCO2/kWh, et celle du CEA, avec 5 gCO2/kWh.

Réactions3 réactions à cet article

 

On mourra irradiés, mais au frais!

BIB57 | 20 juin 2022 à 15h52
 
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Ce qui serait intéressant c'est de connaître les autres conclusions de cette analyse de cycle de vie.
Car une ACV c'est multicritère et multi impacts (eau, air, sol, santé, etc.) pas un simple bilan carbone.
Le nucléaire est bas carbone on le sait bien, ce n'est pas ce qui lui est reproché. En savoir plus permettrait de dédiaboliser cette énergie, ou pas.

gwakos | 21 juin 2022 à 11h40
 
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Il est cocasse de constater qu'EDF n'avoue que la plus petite émission de GES possible avec son propre calcul d'ACV.
Mais au moins sort-on enfin du mensonge du zéro émission de CO2 avec l'électronucléaire.

Pégase | 21 juin 2022 à 14h38
 
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