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Nuisance sonore : Bruitparif cible les 250 zones prioritaires du Grand Paris

Bruitparif vient de publier le diagnostic du Grand paris en fonction des nuisances sonores. Deux-cent-cinquante zones sont particulièrement affectées par les bruits des infrastructures de transport.

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Début Juillet, Bruitparif a publié le diagnostic des nuisances sonores et de leur impact sanitaire dans la Métropole du Grand Paris. Un million de franciliens sont fortement gênés par le bruit et 500.000 souffrent d'un sommeil perturbé. En moyenne, les habitants du Grand Paris perdent huit mois de vie en bonne santé. Le document, qui hiérarchise les enjeux du Grand Paris en termes de bruit environnemental des transports, souligne l'impact du trafic routier. Les principales voies de circulation franciliennes déterminent dans une large mesure les zones à enjeux prioritaires.

Ce constat servira de base aux travaux de la Métropole qui a lancé fin juin l'élaboration de son plan de prévention du bruit dans l'environnement. Depuis janvier dernier, elle est compétente dans le domaine du bruit. Elle doit donc établir un plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE), alors que jusqu'à maintenant l'obligation incombait aux communes et communautés de communes qui la composent. Cette compétence n'est pas sans inquiéter certaines communes, à l'image de Paris, qui ont déjà pris des mesures de lutte contre le bruit et craignent de les voir modifiées dans le futur plan métropolitain. Rassurante, la Métropole assure vouloir se concentrer sur une vision stratégique établie en accord avec les collectivités, plutôt que de revenir sur les dispositions prises par certaines d'entre elles.

Jusqu'à 19 mois de perte de vie en bonne santé

   
   
Pour établir son diagnostic, Bruitparif s'est appuyé sur les cartes stratégiques du bruit dévoilées en mars 2017. Cette carte montre que 15,6% des sept millions d'habitants de la métropole sont exposés à des niveaux de bruit qui dépassent les limites réglementaires. "Le trafic routier en est le principal responsable puisque 13,4% des habitants sont exposés à des niveaux de bruit routier excessifs", explique Bruitparif qui ajoute que les dépassements des valeurs limites pour le bruit ferroviaire et pour le bruit du trafic aérien impactent respectivement de 0,7% et 1,5% des habitants du Grand Paris. Des communes comme Charenton-le-Pont, Maisons-Alfort, l'axe allant de Levallois-Perret à Colombes, Saint-Denis, Choisy-le-Roi, Bobigny ou Bondy cumulent les nuisances sonores engendrées par la route et le rail.

Le diagnostic ajoute à ces chiffres une évaluation du nombre de personnes hautement gênées et de celles dont le sommeil est fortement perturbé, calculée à partir de la méthode préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le nombre de personnes fortement gênées par le bruit est évalué à près d'un million de personnes, sur les sept millions d'habitant de la métropole. A cela s'ajoutent quelque 500.000 personnes dont le sommeil est très perturbé, soit 7,3% de la population métropolitaine. "En moyenne, les habitants de la Métropole du Grand Paris perdent huit mois de vie en bonne santé au cours de leur existence", ajoute l'étude, précisant que ce chiffre peut atteindre 19 mois dans les communes les plus exposées (Ablon-sur-Seine, Villeneuve-le-Roi ou Villeneuve-Saint-Georges). Les impacts subis par les quelque deux millions de Parisiens se situent dans la moyenne (perte de 8,5 mois de vie en bonne santé).

Les autoroutes au cœur des zones prioritaires

Les zones les plus impactées sont les territoires du Grand Orly Seine Bièvre et de Plaine Commune, puis de la Boucle Nord de Seine, du Grand Paris Seine Ouest et de Paris Est Marne et Bois. La zone Grand Orly Seine Bièvre (qui correspond à une bande partant du périphérique et allant jusqu'au sud de l'agglomération) est particulièrement impactée par les nuisances sonores des autoroutes A6 et A86, du boulevard périphérique sud, de l'ex RN186, de l'ex RN6, de certaines départementales très fréquentées, ainsi que par le bruit du trafic aérien. Les secteurs survolés (Plaine Commune au nord et Grand Orly Seine-Bièvre au sud) pâtissent d'un cumul avec les problèmes de bruit routier et ferroviaire.

A partir de ce constat, Bruitparif dresse une liste de 250 mailles (500 m de côté) à enjeux prioritaires. Elles se situent essentiellement à proximité des grandes infrastructures routières franciliennes et le long de certains sillons ferroviaires. Les zones à proximité du périphérique parisien et des autoroutes A4, A6a et A6b, A13, A1, ainsi que de l'échangeur A3 à la porte de Bagnolet, figurent en bonne place parmi les points noirs du bruit. Côté bruit ferroviaire, le sillon rejoignant la gare de Lyon et ceux dans Paris intra muros allant jusqu'aux gares du Nord, de Saint-Lazare et de Montparnasse sont les plus bruyants. Les communes d'Epinay-sur-Seine, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine et Stains sont les plus impactées par les bruits aériens, du fait des nuisances sonores cumulées des aéroports de Paris-Le-Bourget et de Paris-Charles-de-Gaulle.

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