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Climat : le Japon renonce à réduire ses émissions de gaz à effet de serre

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Le gouvernement japonais a décidé, ce vendredi, de baisser drastiquement son objectif de réduction de gaz à effet de serre (GES), rapporte l'AFP. Le nouvel objectif correspond à une augmentation de l'ordre de 3% des émissions japonaises sur la période allant de 1990 à 2020. Le précédent objectif, qualifié d'"irréaliste" par l'exécutif nippon, visait une réduction de 25% sur la même période.

"Le Japon avait promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% entre 1990 et 2020, mais ce n'était pas fondé", a expliqué le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, ajoutant que "[le Japon a] choisi d'abandonner cet objectif et de viser une réduction de 3,8% entre 2005 et 2020", soit une hausse de 3% des émissions japonaises entre 1990 et 2020, a calculé la presse japonaise.

Une possible révision à venir

"L'objectif pourrait ultérieurement être corrigé", a expliqué le porte-parole du gouvernement, si des réacteurs nucléaires sont remis en exploitation, conformément au souhait du gouvernement de Shinzo Abe.

Ce nouvel objectif devrait être confirmé la semaine prochaine par le ministre japonais de l'Environnement à l'occasion de la 19ème Conférence des parties (COP19) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc) qui se tient jusqu'au 22 novembre à Varsovie (Pologne).

Réactions7 réactions à cet article

 

Avec le nucléaire, la préservation de la température de notre planète était un challenge jouable pour le Japon. Sans le nucléaire ils s'avouent vaincus.
Le problème c'est quand arrivera le prochain typhon meurtrier pour le japon, personne ne pourra dire :"C'est à cause des rejets de telle centrale fossile !"
L'été au Japon est déjà irrespirable, s'ils veulent en prendre pour 3 degrés supplémentaire qu'ils y aillent.
Quant aux philippins , bfff ......, d'une part ils ne sont même pas japonais et d'autre part à 4000 km ils sont si loins.
Même raisonnement pour les champions autoproclamés de l'écologie, mais nos voisins allemands auront eux tout à y gagner : aucun risque de typhon et Munich aura le climat de Florence.

VD69 | 18 novembre 2013 à 12h30
 
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Le japon n'avait pas prévu le scénario Tsunami sur la centrale atomique.
Maintenant ils "sont sensibilisés" et ils savent quelles mesures préventives employer. Ce n'est peut-être pas encore intégré aux autres installations mais ce le sera (logiquement...enfin espérons le.)

ami9327 | 18 novembre 2013 à 15h17
 
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Qu'est ce qu'il ne faut pas entendre comme con.., qu'elles vont être les mesures préventives contre un futur grand tremblement de terre au japon, l'évacuation ?
La centrale de Fukushima a déjà couté plus cher économiquement et écologiquement que le tsunami c'est quand même un comble, la population en a tiré des enseignements mais pas le gouvernement, l'objectif est de sortir du nucléaire et de baisser les émissions, par les économies d’énergies entre autres.

lio | 19 novembre 2013 à 12h27
 
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Lio fait je pense référence à mon post pour écrire : "Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre comme conneries"
6000 morts du fait du typhon sur les Philippines , typhon dont la puissance est inédite et attribuée par tous les experts au réchauffement climatique.
6000 morts , c'est la fourchette haute des victimes du nucléaire civil depuis son démarrage dans les années 60, pour la plupart du fait de Tchernobyl puisque ni Three Miles Island , ni Fukushima n'ont enregistré de victime à ce jour.
Lio a du être complètement insensible aux appels au secours des délégués des pays visés par le réchauffement climatique (Philipines, Bengladesh, Seychelles etc. ) lors de la conférence sur ce thème en Pologne . Elle continue à penser comme les Polonais, les allemands, les canadiens, les américains, les australiens (tous pays exploitant leur charbon ou leur pétrole de sable bitumineux ) et maintenant les japonais que cracher du CO2 sans vergogne n'est pas grave.
Effectivement pour leur propre bonheur, ils seront peu touchés par le réchauffement climatique, sinon en amélioration comme les canadiens, polonais ou allemands, et surtout , ils n'en ont rien à cirer de la santé de la planète.
Mais quelle connerie que la santé de la planète !

VD69 | 19 novembre 2013 à 18h48
 
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L'exemple allemand de renoncer au nucléaire s'est traduit par une forte augmentation de l'exploitation de leur LIGNITE dans d'immenses mines à ciel ouvert qui dévastent des DIZAINES DE KILOMETRES CARRES dans diverses régions.
Pour avoir une idée des dégâts allez donc chercher sur internet Garzweiler, Hambach en Rhénanie Westphalie (par exemple). En fin d'exploitation il y aura des lacs dont un plus grand et plus profond de que le Lac de Constance. Le second plus grand lac sera presque aussi grand que notre Lac du Bourget. Des villages, des autoroutes, sont rayés de la carte et reconstruits plus loin. L'exploitation est aujourdh'hui prévue pour aller jusqu'en 2045, la restauration des sites sera terminée en 2100... (dont une grande partie de ce temps servira au remplissage des lacs avec 3, 6 milliards de mètres cubes d'eau pour le grand lac et 2,3 pour le second plus grand). Franchement imagine-t-on ça chez nous??
On nous parle toujours des EnR en allemagne, de leurs économies d'énergies avec l'isolation, mais on oublie que ça ne suffit pas a un grand pays industrialisé comme eux.

ami9327 | 20 novembre 2013 à 20h47
 
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@ ami 9327
Je vais plus loin que vous en étant persuadé que les allemands ont abandonné le nucléaire POUR pouvoir exploiter leur lignite et de toute façon sachant qu'ils pouvaient l'exploiter et que la soit-disant politique environnementale n'est qu'un cache-sexe pour faire passer la pilule du lignite.

VD69 | 21 novembre 2013 à 14h06
 
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@ VD69 Je ne crois pas que les allemands ont fait comme vous dites. Simplement ils connaissaient les gisements, ils avaient déjà une longue expérience (surtout dans l'ex-RDA pour des raisons d'autarcie). Les grands producteurs d'électricité avaient des centrales atomiques en service et leur arrêt a couté trés cher. (Juste une remarque que faire du combustible nucléaire qui n'est pas épuisé? il n'y a pas de filière pour ça...)
Le développement des mines de lignites a soulevé beaucoup de protestations mais les politiques n'en ont pas tenu compte. Les écologistes étaient de plus en mauvaise position dans cette affaire.

ami9327 | 21 novembre 2013 à 19h04
 
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