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Vers un Observatoire de l'assainissement non collectif en France ?

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

« Beaucoup d'acteurs sont présents dans la chaîne de vie d'un assainissement non collectif (ANC). Ils se succèdent de façon discontinue et leur seul point commun, c'est l'ouvrage, a pointé Roland Melet, directeur général de 360SmartConnect, entreprise spécialisée dans la traçabilité dans la construction, lors des Rencontres nationales de la gestion des eaux à la source, mercredi 1er décembre. Il faudrait arriver à faire circuler l'information, créer un observatoire qui intègre un accord avec les professionnels ainsi qu'une gouvernance qui garantisse une remontée des données. » L'idée serait qu'en échange de l'acquisition de connaissances, les professionnels s'engagent également à fournir des informations sur leurs interventions ou sur l'ouvrage. « Ces éléments pourraient servir aussi bien aux Spanc [service public d'assainissement non collectif] qu'aux industriels. L'idée serait de créer une logique de coopération, a souligné Roland Melet. Cela permettrait d'assainir la situation. »

L'envie de créer un observatoire aurait émergé, en 2019, lors de la dernière édition de l'événement encore intitulé Rencontres nationales des acteurs de l'ANC. Les professionnels souhaitent notamment réagir à la publication du rapport de l'Irstea en 2017 sur le suivi en conditions réelles du fonctionnement d'installations d'assainissement non collectif. Ce dernier avait montré que, sur les 21 types de dispositifs étudiés, seuls cinq présentaient des résultats « acceptables » en matière de qualité du traitement des eaux. « Le rapport de l'Irstea montre qu'une filière agréée, si elle n'est pas entretenue, ne fonctionne pas », résume Jacques Oles, président du syndicat Acteurs du traitement des eaux de la parcelle (Atep). L'Atep a donc commandé une étude de terrain auprès de 360SmartConnect.

Un appel à l'État pour un soutien

Les données communiquées à l'observatoire pourraient permettre de constituer un jumeau numérique de l'installation d'ANC. « L'outil pourrait être de type QR code et donnerait accès à des informations comme les guides utilisateurs, les fiches réflexes, un carnet de vie, etc. », complète Jacques Oles. La filière travaille, par ailleurs, sur des fiches destinées aux opérateurs pour les aider dans leurs interventions. « Pour des métiers en tension comme celui de chauffeur d'assainissement, il n'existe pas de formation diplômante, c'est du compagnonnage, a expliqué Jacques Oles. Et le renouvellement du personnel est important. » Les fiches réflexes permettent, par exemple, d'identifier plus facilement les filières et les conduites à tenir propres à chacune d'entre elles. Quasiment bouclées, elles devraient être rendues publiques prochainement.

« Nous devons désormais voter si nous allons plus loin sur la faisabilité de l'observatoire, a détaillé Jacques Oles. Nous espérons que l'État pourra nous aider dans cette démarche. »

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