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OGM : des scientifiques et des associations appellent à la raison et aux financements publics

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

La publication de l'étude du Criigen sur le maïs NK 603 a fait l'effet d'une bombe dans le milieu scientifique. Depuis l'annonce publique associée à la sortie d'un film et d'un livre, les prises de positions se multiplient. Plusieurs chercheurs français et étrangers ont ainsi émis des réserves sur les résultats présentés et la méthodologie employée. Les associations de protection de l'environnement appellent de leur côté à suspendre provisoirement l'OGM incriminé.

Mais la communauté scientifique s'inquiète surtout de l'emballement suscité par cette étude. Dans la revue Marianne, un collectif de chercheurs a exprimé leur colère et qualifié cette annonce de "coup médiatique" : "Une telle démarche n'est pas une démarche scientifique éthiquement correcte", peut-on lire dans la tribune.

L'indépendance de l'expertise au cœur du débat

Dans une autre tribune scientifique publiée cette fois dans Le Monde, de nombreux chercheurs appellent à la raison et à un débat serein sur la question des OGM. Ils proposent d'ailleurs que "des fonds suffisants soient alloués à l'équipe ayant publié cette étude pour vérifier leurs observations de façon complète et rigoureuse, en partenariat étroit avec l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation et de l'environnement."

La CLCV, association de défense des consommateurs, demande également de "sortir d'un affrontement stérile entre pro et anti OGM dont les consommateurs sont finalement les otages". Pour elle, cela passera par des études conçues et réalisées dans un réel souci d'indépendance et financées par la recherche publique. "Nous demandons qu'elles [les expérimentations] soient confiées à des instituts de recherche ou des agences d'Etat". Pour le financement, talon d'Achille de la recherche publique, l'association plaide pour instituer un fonds géré par les pouvoirs publics et abondé par des redevances payées par les firmes souhaitant commercialiser des OGM.

Réactions6 réactions à cet article

 

remmettons donc en cause ou interrongeons nous sur l'indépendance et les conflits d'intérêts des "experts" des autorités de santé française et européennes qui autorisent des substances toxiques dans notre environnement sur des études bancales et des dogmes "dose-poison"

guillaume | 04 octobre 2012 à 08h58
 
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Est-ce-que j'ai bien lu ? la CLCV "plaide pour instituer un fonds géré par les pouvoirs publics et abondé par des redevances payées par les firmes souhaitant commercialiser des OGM". Ces gens là sont-ils sérieux, qui plaident pour une recherche publique et indépendante (au fait, à quoi sert l'ANSES si elle n'est pas capable de développer des recherches crédibles sur le sujet), en confiant son financement à des marchands d'OGM ? On marche vraiment sur la tête…

moudiblouz | 04 octobre 2012 à 11h09
 
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Que les multinationales lobbyistes pétitionnaires de demande d'autorisation de mise sur le marché soient taxées afin de financer la mise en place d'une recherche publique indépendante permettant de contrôler les résultats fournies par celle-ci est une très bonne chose pour une démocratie transparente et sans pression de politiciens véreux !

Reste à supprimer définitivement dans la recherche publique, les fameux partenariats privés - public afin de supprimer définitivement tous conflit d'intérêt !

Que l'ensemble des scientifiques qui travaille pour les lobbys et dans les services public soient excluent définitivement de tous mandats publics !

Que les citoyens électeurs Français soient interrogés par référendum et pas comme simple cobaye !

Eau Pure | 04 octobre 2012 à 12h37
 
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tout va bien: on fabrique des produits potentiellement dangereux, et puis ensuite on fait des études sur des animaux pour essayer d'établir s'ils sont dangereux; et comme on n'arrive jamais à être d'accord on multiplie ces études finalement stériles pour appuyer la position idéologique qu'on soutient. Finalement on a réussi à distribuer des produits inutiles, et toujours potentiellement nocifs, pour de simples questions de profit. Merci aux rats qui servent à tout ça; leur vie est complètement pourrie, et en plus ça sert à rien

Grog | 04 octobre 2012 à 21h10
 
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L'association des consommateurs des produits vivriers en République Démocratique du Congo demande aux chercheurs et aux experts des OGM de multiplier des investigations scientifiques pour découvrir la Vérité afin de mieux protéger les consommateurs .

MUSOKO MBUYI PATRICE | 05 octobre 2012 à 10h33
 
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Je pose la même question que "moudiblouz" à quoi sert l 'ANSES ?
Et j'en pose une autre : comment trouver des "experts" qui pourraient être vraiment "indépendant", ne sont-ils pas "expert" justement parce qu'ils travaille dans le "milieu", et sont donc directement liés à tout ce système, plus ou moins directement, soit par leurs financements, soit parce qu'il sont parfois directement employé par les entreprises ? concernés.

Daniel JAGLINE | 05 octobre 2012 à 12h30
 
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