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OGM : Paris et Bruxelles actent leurs désaccords

Agroécologie  |    |  Euractiv.fr
«Nous pensons que la renationalisation n'est pas responsable», a indiqué Bruno Le Maire. «Nous ne sommes pas tout à fait du même avis», a admis de son côté le commissaire européen John Dalli, de passage à Paris.

La France s'opposera à la proposition de la Commission sur les OGM au Conseil. A l'occasion d'une rencontre avec le commissaire européen chargé de la santé et de la protection des consommateurs, le Maltais John Dalli, jeudi 16 septembre, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a rappelé son opposition aux dernières idées de la Commission en la matière.

Présenté en juillet, le texte de John Dalli vise à donner davantage de souplesse aux Etats membres dans la gestion des autorisations des OGM. Ainsi, si ce texte est adopté, les 27 pourront décider individuellement d'autoriser la culture d'organismes transgéniques. Cela n'enlève aucune prérogative à la Commission européenne, qui devra toujours valider l'autorisation au niveau européen. Mais les Etats seront libres d'appliquer la décision, ou non. Pour cela, ils pourront invoquer des motifs éthiques ou socio-économiques.

En revanche, les Etats devront obligatoirement se conformer aux décisions de la Commission concernant l'autorisation de la commercialisation des OGM.

«Nous pensons que la renationalisation n'est pas responsable», a indiqué Bruno Le Maire, qui demande que les décisions continuent d'être prises au niveau européen. Interrogé sur le vote de la France lorsque ce texte sera examiné par les ministres européens, il a répondu: «Je ne pense pas que le gouvernement fran...
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Réactions6 réactions à cet article

 
SCANDALE

Il est remarquable de constater que personne ne veut d'OGM et pourtant les humanoides de Bruxelles continuent à discuter de la question pour le "bien" des Européens. Qui payent ces gens là? Eh bien les Européens eux-mêmes. On vit une époque formidable.

arthur duchemin | 20 septembre 2010 à 12h59
 
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Re:SCANDALE

Toutes les opinions sont respectables, et votre indignation certainement motivée par une réaction émotionnelle mais probablement par une parfaite parfaite ignorance du sujet sur lequel vous souhaitez témoigner .
Je vous conseille la lecture d'excellent ouvrage publié en juillet 2010 : " OGM : Pas de quoi avoir peur ! .." Il est écrit par Philippe Jourdier docteur d'état en biologie , ancien directeur de recherche à l'INRA Expett au sein du Conseil supérieur d'hygiène publique de France . Il a présidé de 2006 à 2009 le Comité d'experts spécialisé en biotechnologie, chargé d'évaluer les OGM ...
Peut-être considérez vous son analyse moins pertinente que la votre ; mais quand même : essayez ...

bocaorne | 21 septembre 2010 à 19h10
 
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Re:Re:SCANDALE

Le sujet est maintes fois plus complexe. Les "pros" se cachent derrières ces études (dont je ne nie pas le sérieux) qui réfute l'impact sur la santé. Le "anti" se cachent sur d'autre études (et elles existent) ou font de grands gestes.
Mais la questio "ogm" est beaucoup plus large. Il n'y a pas qu'un impact sur l'homme. Il y a un impact sur l'environnement. Comme nous ne pouvons pas empêcher les graines de voler au moindre coup de vent, on ne peut les empêcher de se reproduire par un champs en plein air. Peut-on donc "imposer" ces expérimentations à tous les agriculteurs ?
Il y a aussi des impacts économiques. Il ne faut pas se voiler la face, Monsanto et compagnie n'ont pas la "graine" environnementale. Ils font ça pour l'argent.
Des pays se sont fait "envahir" par des semences génétiquement modifié... entre autre pour ne pas pouvoir faire autrement que d'en racheter l'année suivante. Des pays sont ruinés par ce système qui emprisonne les agriculteurs.

Et l'impact de l'OGM ne s'arrête pas là, les aspects sont nombreux, et la plus basique d'entre tous est de savoir si cela est l'agriculture que nous voulons ? Je n'ai personellement pas de réponse, mais la question est à se poser. L'agriculture a-t-elle comme unique but de nous nourrir ? de préserver nos ressources ? l'environnement ? d'enchérir l'économie ? Peut-être devons nous poser beaucoup de question sur ce que nous voulons pour nous et nos enfants.

Julien | 23 septembre 2010 à 09h33
 
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Retour?

Avec certaines technologies, on peut les arrêter, les modifier, les réduire, les remplacer: antennes mobiles, bruits, éclairages publics, automobiles, ....
Avec les OGM, pourra-t-on faire marche arière ??
Sommes-nous absolument certains de leur innocuité, pour les laisser muter notre Nature ??

quari33 | 23 septembre 2010 à 10h23
 
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OGM et société

Si la connaissance scientifique peut être bénéfique à l'homme le contrôle des applications qui peut en découler doit être le fait de tous. En fin de compte dans quel monde voulont nous vivre? Un monde ou tout serait modifiable par des apprentis sorcier ou bien un monde ou toute nouvelle connaissance serait évaluée en terme de bénéfice risque, calmement et avec le recul nécéssaire pour éviter des pollutions iréversibles. Evidemment ce n'est pas le monde de Monsanto et consorts ou les courbes de croissances dictent les décisions. Ces décisions étant validés par des scientifiques aveuglés par leurs immenses connaissances d'un tout petit bout du problême. Car aprés les OGM végétaux on nous annonce les OGM insectes. Logique car si les plantes produissent des insecticides elles détruissent du même coups, en plus des ravageurs soient dissant ciblés, des insectes utiles qu'il va falloir "protéger". C'est ce que l'on appellent une fuite en avant sans fin sinon un grand boum que nos enfants prendront en pleine poire.

Duport Claude | 23 septembre 2010 à 15h05
 
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Ogm et ignorance

Voilà les explications de Philippe JOURDIER
C’est un peu loin des fantasmes de beaucoup, et ce n’est pas qu’une question de profits. C’est l’histoire de l’agriculture qui doit assurer la suffisance alimentaire de tous

« Bien connaître l’histoire de la création variétale permet de comprendre pourquoi les biotechnologies s’inscrivent logiquement dans l’histoire de l’amélioration des plantes. En effet, de nouvelles variétés sont en permanence mises sur le marché, non pas pour faire plaisir aux multinationales, mais parce que les variétés existantes perdent leurs propriétés initiales ou voient leurs résistances à tel ou tel ravageur contournées, si bien qu’elles ne deviennent plus intéressantes à cultiver. La seule question reste alors de savoir quelle est la meilleure méthode pour créer une nouvelle variété. Doit-on continuer d’appliquer des méthodes aléatoires, peu précises, longues et peu efficaces ? Ou bien a-t-on le droit d’utiliser le savoir généré par les découvertes des gènes, des protéines, des mécanismes de régulation de telle ou telle fonction physiologique, en introduisant dans un patrimoine génétique donné le ou les gènes qui permettent de réaliser tel ou tel caractère, et ce de manière raisonnée et efficace ? »

Bocaorne | 23 septembre 2010 à 18h53
 
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