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Actu-Environnement

Agricultures, OGM et guerre des mondes

Les OGM ont mobilisé le débat politique de ces dernières semaines. Comme les agrocarburants, ils relèvent d'une vision de l'agriculture soutenue par l'agro-industrie, mais inadaptée aux besoins de l'immense majorité de l'humanité.

Décryptage  |  Agroécologie  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com
Les récentes violences en Haïti et les manifestations en Egypte, les émeutes en Indonésie, les tensions au Burkina Faso, au Cameroun, en Bolivie et au Mexique ne sont que les premiers symptômes d'une grave crise de structure des modes de répartition des productions agricoles dans le monde. La planète se dirige vers une très longue période d'émeutes et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires, estime Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation. Avant la flambée des prix déjà (...) 854 millions de personnes étaient gravement sous-alimentées. C'est une hécatombe annoncée, met en garde M. Ziegler, qui s'en est pris par ailleurs aux agrocarburants, qu'il a qualifiés de « crimes contre l'humanité »*.

Il est urgent de repenser le modèle alimentaire de demain. Comment éviter la multiplication d'émeutes de la faim dans des pays qui ont perdu toute souveraineté alimentaire sous la pression du marché mondial ? Les OGM peuvent-ils résoudre la famine ? Est-il encore temps de promouvoir une alternative à un modèle agricole façonné par les institutions financières et économiques mondiales, qui surproduit d'un côté et affame de l'autre ? Les réponses à de telles questions sont à rechercher dans les travaux de l'Evaluation des sciences et technologies agricoles au service du développement. Cette organisation intergouvernementale encore méconnue, l'IAASTD (International Assessment of Agricultural Science and Technology for Development), est parrainée par la FAO, le PNUD, l'OMS, l'Unesco et le PNUE.

Un Grenelle international de l'agriculture

Sa méthodologie originale, ouverte à la société civile, évoque un Grenelle international de l'agronomie. Son fonctionnement en réseau international d'experts la rend comparable au GIEC, fameux groupe d'études sur le climat, placé sous l'égide des Nations Unies. Coïncidence, le président de cet organisme agronomique international, Robert Watson, connu pour son dynamisme et son engagement en faveur de la cause du climat, fut à la tête du GIEC, jusqu'à sa mise à l'écart par l'administration Bush pour ses positions radicales.

Les conclusions des 400 experts internationaux de ce groupe intergouvernemental, agronomes et spécialistes de l'alimentation, fournissent un foisonnement de pistes pour l'avenir. L'IAASTD propose une réorientation autour des savoirs locaux et communautaires, afin de retrouver une autosuffisance alimentaire, explique le Français Michel Dodet, de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), membre du bureau de l'IAASTD. On ne peut pas jouer sur le seul facteur de la technologie.

L'agro-écologie se présente comme l'alternative au modèle de l'agro-industrie, intensive et spécialisée. Fondée sur la prise en compte des écosystèmes dans les pratiques agricoles, elle a été prophétiquement théorisée par René Dumont dès les années soixante-dix. La voici reconnue sur la scène internationale. Les savoirs agricoles recoupent des pratiques diverses, qui renvoient à des conceptions parfois antinomiques du rôle des agricultures, de leur mode de production et de leur type de rapport à l'environnement, inhérent aux sociétés dont elles relèvent. Il n'y a pas une vision de l'agriculture, mais une multitude de pratiques et de savoirs agricoles, dont « les pouvoirs politiques et économiques ont eu tendance à ne privilégier qu'une seule dimension »**, selon une logique de profits à court terme plutôt que selon une approche privilégiant des pratiques soutenables pour les agro-écosystèmes. Cette logique a suivi les prescriptions d'une partie du monde agricole, liée à l'agro-industrie, au détriment des savoirs paysans vernaculaires. Le rapport insiste sur la nécessité de « réencastrer » les activités agricoles au sein de leurs terroirs, en fonction d'échelles et de systèmes de gestion variables selon les territoires.

Régimes juridiques et visions conflictuelles

Ces conflits de vision parcourent le droit international. L'Organisation mondiale du commerce est parvenue à faire prévaloir l'accélération et la libéralisation des échanges de marchandises, quels que soient leurs impacts sociaux, culturels et environnementaux et leur méthode de fabrication. Ce régime de libéralisation draconienne s'est révélé profitable aux pays riches, à l'agro-industrie et aux oligopoles industriels. Quant à la défense de la diversité locale et des petits producteurs, elle ne relève pas des préoccupations de l'OMC, mais se retrouve dans le Protocole de Carthagène sur la biosécurité adopté en 2000, issu de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité de 1992. Ce Protocole donne aux Etats qui l'ont ratifié la possibilité de refuser l'importation sur leur territoire d'organismes vivants génétiquement modifiés au nom de la protection de la biodiversité. Les négociations résultant de ce Protocole sont en cours. Elles doivent définir, au plus tard en mai 2008, le futur régime de responsabilité auquel les industries biotechnologiques, productrices de semences transgéniques, seront soumises.

La France a pris acte de la possibilité juridique de suspendre l'autorisation du maïs transgénique MON 810, en faisant jouer la clause de sauvegarde en janvier dernier. Mais au printemps, pressé par les lobbies de l'agro-industrie et par le retard pris dans la transcription de la directive européenne 2001/18, le gouvernement a présenté la loi OGM, dans laquelle les décisions du Grenelle de l'environnement sont apparues dénaturées.

Les travaux du Grenelle de l'environnement se sont en effet interrogés sur la coexistence possible de la diversité agricole avec la diffusion à grande échelle d'organismes génétiquement modifiés. L'intergroupe sur les OGM s'est inquiété de la réduction de la diversité des cultures en cas de recours généralisé aux semences transgéniques. La liberté de cultiver et de consommer sans OGM est devenue le principe pivot du Grenelle. Mais elle s'est transformée, dans la loi adoptée de justesse en première lecture à l'Assemblée nationale le 9 avril dernier, en liberté de cultiver avec ou sans OGM, renvoyant dos à dos deux visions antinomiques de l'agriculture, à charge, pour les préfectures, de régler au cas par cas les problèmes posés par la « coexistence » problématique de cultures de terroirs et de monocultures transgéniques.

Au-delà du débat technique, c'est une interrogation sociétale qui a sous-tendu le débat parlementaire. Le retentissement de l'amendement Chassaigne, le fameux « amendement 252 », signale la discordance de modèles et d'échelles de développement à terme incompatibles. Cet amendement prévoyait effectivement que l'utilisation des OGM ne pouvait se faire « qu'en respectant non seulement l'environnement et la santé publique, mais aussi les structures agricoles, les écosystèmes régionaux et les filières commerciales qualifiées sans organismes génétiquement modifiés ». Un autre amendement, issu du groupe majoritaire UMP, a été voté à l'unanimité dans le même esprit. Il précisait que « la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM » doit se faire « sans que cela nuise à l'intégrité de l'environnement et à la spécificité des cultures traditionnelles et de qualité ». L'empressement du gouvernement à en atténuer la portée par un sous-amendement signale que le ver est dans le fruit, et que la loi OGM pourrait être victime de ses propres incohérences : biodégradable, en quelque sorte.

Il n'est pas sûr que, dans cette guerre des mondes agricoles, Monsanto gagne la bataille. Les utilisateurs de semences transgéniques prendront-ils le risque de contaminer le champ du voisin alors qu'aucune compagnie d'assurance n'est prête à couvrir des risques encore mal estimés ? Il est encore moins sûr qu'à l'heure où le sac de 50 kilos de riz coûte plus de 70 dollars là où 80% de la population vivent avec moins de 2 dollars par jour, les semences sous brevet de Monsanto constituent une réponse à la pénurie alimentaire, au changement climatique et à la concurrence effrénée des producteurs du Nord. On se souvient des slogans de Monsanto promettant monts et merveilles grâce au riz doré transgénique enrichi en bétacarotène. Et on attend encore les prouesses du riz résistant à la sécheresse et capable de pousser dans des eaux saumâtres.

L'agriculture de demain sera sans doute plus proche de l'agriculture biologique d'aujourd'hui que des grandes monocultures transgéniques qui ont transformé une partie de l'Argentine en désert vert de soja monochrome, destiné à nourrir le bétail des peuples européens et des classes moyennes chinoises, carnivores impétrantes. Certes elle bénéficiera de tous les acquis de la science moderne pour être à la fois productive et durable. Mais il faudra surtout changer de modèle agricole, manger moins de viande, soutenir les plantes locales en Afrique comme le mil, réorganiser les marchés locaux et développer les circuits courts.


*Libération, 14 avril 2008
** http://www.agassessment.org/

Réactions19 réactions à cet article

 
Non aux bio- carburants et mille fois non aux O GM

Il faut arrêter cette hérésie: la culture des bio- carburants !!
Priorité à l'alimentaire mondial!!
Et interdisons les OGM tout au moins en Europe!!!

Airelle | 30 avril 2008 à 09h26
 
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OGM : LES COMMISSAIRES EUROPEENS DECIDENT LE 7 MAI

Un vote important concernant la mis en production de deux OGM aura lieu ce *07 mai 2008 *!!
L’industrie agrochimique veut en effet que l’Union Européenne autorise à la culture 3 nouvelles plantes génétiquement modifiées : deux
maïs pesticides et une pomme de terre qui contient, entre autres, un gène de résistance à un antibiotique.
Si la commission accepte, ce serait la première fois depuis 1999 que sont autorisés de nouveaux OGM pour la culture
commerciale. Ce vote sera également accompagné d’un débat d’orientation sur la politique de la Commission
européenne concernant les OGM.

Merci d'avance.

Tanguy Henrard | 01 mai 2008 à 02h31
 
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Oui aux bio- carburants et mille fois oui aux OGM

Il faut arrêter ces pensées extrèmistes:
pas de bio carburants et alors retour au vélo super en ville il y a même les transports en commun mais ailleurs?, ce n'est pas la panacé mais une alternative pour dix ans en attendant mieux. Ce ne sera que 5% des surfaces Europ .Il y 10 ans, on critiquait le coût des stocks, et l'on mettait des jachères. Les "famines" sont plus liés à des désorganisations et des profiteurs de toutes sortes ET NOUS DEVRONS TOUS PAYER CETTE FACTURE, (PAS SEULEMENT LES AGRICULTEURS).
Les OGM, ils ont certainement leur place et comme dans toute recherche il y a des abus entre une résistance à un herbicide et des maladies ou l'aptitude à produire un max avec un min d'eau ou d'engrais, il y a surement une marge.
Ou alors allons jusqu'au bout ZERO IMPORTATION DE PRODUIT ALIMENTAIRE OGM OU AYANT ETE NOURRI AVEC DES OGM.
A ne faire que s'opposer, nous allons faire disparaitre les petites structures agricoles au profit de très grandes exploitations. Il y a pourtant assez d'exemples de délocalisation, le textile, l'informatique....., Combien des objets que nous nous servons chaques jours sont t'ils Europ. , Ils viennent pays où tout est baffoué et nous leurs achetons !!!!!!!!!!!!

ercat | 01 mai 2008 à 11h20
 
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Re:Oui aux bio- carburants et mille fois oui aux O

Je suis totalement d accord avec vous.

La réponse : éduquer les populations.

La peur est l'expression d'un rejet légitime d'une population souvent rurale ou mal informée. Il est temps d'éduquer (et non pas de laver les cerveaux) pour poser un vrai débat avec de vraies informations. Ras le bol de ces associations qui prospèrent sur des peurs illégitimes pour la santé de leur business !

Electron + ou - libre | 01 mai 2008 à 12h28
 
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Re:Oui aux bio- carburants et mille fois oui aux O

Vous portez une très lourde responsabilité vis-à-vis des générations futures . Regardez le documentaire de Marie- Dominique Robin " Le monde selon Monsanton" et après osez dire encore oui aux OGM !
D'autre part pour les biocarburants vous devriez mieux vous documenter plutôt que de vous laisser manipuler par les lobbies industriels !
un ingénieur français a inventé il y a dix ans un moteur à air comprimé propre ; on n'aurait pas eu besoin des bio-carburants si on avait développé son idée mais la disparition de la manne que représentent les taxes sur les carburants et maintenant les bio-carburants pour le gouvernement a fait qu'il n'a pas encore réussi à mener son projet à bien !
Conseil : informez-vous mieux

je pense donc je suis | 01 mai 2008 à 15h36
 
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Re:Re:Oui aux bio- carburants et mille fois oui au

Ah qu'elles sont belles les légendes urbaines... Il paraîtrait même qu'un type a inventé un moyen de guérir les cancers et d'empécher de mourir ! Si, si c'est écrit dans parano-magazine.

Bien évidement, cette invention magnifique à été "rachetée" par les chinois du FBI ou les extra-terrestre avides de garder leurs sciences. A moins que ce soit simplement une connerie... On ne le saura jamais à cause de ces pourris d'extra-terrestres !

Pour information, ce reportage s'il fait peur c'est simplement parce que le but de l'auteur est celui-ci. Ce n'est nullement du journalisme d'investigation, tout au plus du racolage. On part de la conclusion et on ne regarde ensuite que les éléments pouvant accréditer cette conclusion. La logique voudrait que l'on parte de plus loin et que l'on s'intéresse à tous les éléments.
Autrefois, c'est ce que l'on nommait de la propagande, ni plus ni moins.

Quand cette personne fera du journalisme, on pourra parler d'enquêtes et de doutes. En attendant, et si vous êtes curieux, vous pourrez lire sur le site de libération (ecrans.fr) ce qu'ils pensent de cette fiction. Pour ma part, je reste convaincus que les OGM doivent être encadrés mais ne nécessite pas tant de débats dans un pays où le tabac reste vendu en libre service !!

Electron + ou - libre | 01 mai 2008 à 23h53
 
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mille fois non aux OGM en plein champ

Re -non aux bio-carburants ,il y a bien d'autres moyens pour faire des économies d'énergie que de revenir uniquement au vélo!!! Informez-vous!!
Quant aux OGM, lisez "Le monde selon Monsanto" ,c'est édifiant !!
Quand la terre ne pourra plus rien donner ,à force de trop lui demander , que ferez-vous?
Pour ce qui est de la recherche en laboratoire et de ses applications médicales ,ok ,du moment que cela est bien encadré!!!

Airelle | 02 mai 2008 à 07h46
 
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Re:mille fois oui aux OGM en plein champ

"Le monde selon Monsanto" , ce n'est qu' un livre à charge qui d'ailleurs pourrait avoir l'effet opposé à ceux recherchés, CREER UN QUASI MONOPOLE DE MONSANTO SUR LA RECH OGM . et oui comment vont pouvoir faire nos ridicules multi nationales? Abandonner la recherche et à terme disparaitres ou aller se vendre à l'extérieur de l'europe avec tous leurs chercheurs. Il est déjà tard les meilleurs cherch ont quitté le France, (Merci José et consor!!!! Pourtant lui même touchera des royalties des brevets de son propre père déposer chez ce même Monsanto, chercher l'erreur, il est vrai qu'il n'est pas encore décédé).
Je ne suis pas un grand adepte du bio car il n'y a pas obligation de qualité mais de moyens ( pas de phytopharmacies, engrais....). Mais soyons objectif, il y a un marcher, mais comme ds le monde de Mons., je pourrais vous faire, un livre à charge sur le bio en oubliant les agriculteurs qui travaillent sérieusement ( comme pour toutes les tranches de la population, il y a des contestataires, des opportunistes , des idéalistes, des charlatants , j'en passe, mais aussi des sérieux et des réalistes).
Dernier point je ne connais AUCUN AGRICULTEUR (qui on le sait n'ont pas les pieds sur terre), qui ne voudrait laisser une exploitation agricole en parfait état de marche à son succésseur .
IL faut arréter de penser pour les autres quand on ne peut pas argumenter par méconnaissance des réalités du métier et qu'on ne se base que sur des "on dit".!!!!!

ercat | 02 mai 2008 à 09h09
 
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Re:Re:Re:Oui aux bio- carburants et mille fois oui

Il est nécessaire d'être conscient de l'équilibre naturel de la planète.
Le tabac est une plante, et au départ l'abbé NICOT l'a fait connaître pour apaiser les douleurs. Ensuite l'homme lui a ajouté des agents complémentaires beaucoup plus nocifs que la nicotine en elle-même.
Les OGM permettent de modifier la résistance des plantes... Voyons les dégats que créer l'abus des antibiotiques alors qu'au départ cela a sauvé beaucoup beaucoup de vies. Cessons de jouer les apprentis sorciers et apprenons la partage...Si chaque personne ayant un revenu donnait 10 euros par mois, la faim n'existerait pas....

tananadub | 02 mai 2008 à 10h40
 
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Méconnaissances des réalités du métier vous dites

Certainement je ne suis pas 7jr/7 dans mon champ, les pieds dans la boue, a critiquer untel car on a plus cette allocation, a crier au scandale quand on m'interdit de donner à manger des farines animales à mes vaches herbivores mais est ce que vos immenses connaissances vous permettent d'assurer à ce jour que les bons OGM ne vont pas nuire à notre santé publique comme vos farines pour les vaches et vos pesticides pour les nappes phréatiques...
Demandez un peu à mes patients souffrant de la maladie de Parkinson et ceux atteints de Creutzfeld-Jacob...
Gabylondo

gaby02 | 02 mai 2008 à 12h20
 
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Re:Méconnaissances des réalités du métier vous dit

Si jamais vous étiez un médecin (chose dont je doute trés particulièrement), vous n'auriez pas l'audace et la stupidité d'associer OGM avec une maladie telle que Creutzfeld Jacob.

Quotidiennement nous sommes en contact avec des protéines dans notre intestin, pour autant nous n'assistons pas à un échange de matériel génétique. Nous risquons plus des virus et bactéries que de légumes transformés.

Enfin et pour terminer sur vos inepties faussement médicales, il semblerait que la maladie de Parkinson soit favorisée par l'absorption de pesticides. En cela, les OGM favorisant une agriculture libérée de pesticides va dans le bon sens.

Si certains ont peur de mourir *potentiellement* d'OGM, ils ne sourcillent pas à l'idée de mourir des pesticides. Remarquez également qu'ils sont prêts à tous les amalgames et mensonges en rapportant des maladies dues non pas à ce qu'ils combattent, mais plutôt à ce qu'ils défendent !!!!!

Electron + ou - libre | 02 mai 2008 à 15h26
 
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Re:Re:Méconnaissances des réalités du métier vous

En tout premier lieu, je n'ai jamais indiqué que j'étais médecin mais bon interprétez comme bon vous semble mes propos, si cela vous permet de vous donner de la prestance...
En second point, si vous appreniez à lire et non à interpréter mes propos vous constateriez qu'en aucun cas j'ai associé OGM et Maladie de Creutzfeld-Jacob. J'ai simplement mis en parallèle les problèmes sanitaires liés à la méconnaissances des retombées futures pour l'Homme et par extension la Terre...
En ce qui concerne vos connaissances en immunologie, il me semble extraordinaire que depuis plusieurs années nous nous retrouvions face à des bactéries multi-résistantes que même les traitements antibiotiques telle la Vancomycine n'arrive plus à éradiquer... Hasard ou coïncidence???
Pour finir, j'aimerai savoir sur quelles statistiques vous vous basez pour affirmer que les gens préfèrent mourir à cause des pesticides plutôt que des OGM...

gaby02 | 02 mai 2008 à 16h13
 
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Mille fois non aux OGM en plein champ!!!

Permettez-moi de vous conseiller afin d'enrichir "votre culture sans engrais ni pesticides " ,l'excellent ouvrage de Jean-Marie Pelt ,je ne vous en donnerai pas le titre, car visiblement ,la liste non exhaustive des livres que je vous proposais ,ne passe pas : c'est de la publicité bien sûr ,mais cela vous aurait permis de peut-être vous poser des questions!!!
J'ajouterai que nous sommes encore en démocratie et que nous avons encore le droit d'avoir une autre opinion que la vôtre :pour ce qui me concerne ,ma référence reste Jean-Marie Pelt!!!!

Airelle | 03 mai 2008 à 08h27
 
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Re:Oui aux bio- carburants et mille fois oui aux O

bonjour!
les débats sur ce sujet ont été centrés uniquement sur bio-carburant et OGM
mais on a oublié la question du cout de ce bio sana omettre bien entendu la onsommation d'eau nécessaire à la prodution de un litre de bio
je ne suis pas un spécialiste mais selon les lectures faites
il semble qu'il faut plus de 3 litres et demi pour un litre de bion carburant !
le débat ne peut-il pas avoir lieu sur cette question également?

DAOUD | 03 mai 2008 à 11h08
 
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Hérésie des Bio-carburants!

Pour faire des bio-carburants ,il faut sûrement de l'eau comme pour n'importe quelle culture ,mais surtout ,il ne faut pas moins de 3 litres de carburant pour fabriquer 1 litre de bio- éthanol ou diester :semis , récolte ,et distillation!!! Alors ,ou est l' intérêt ,si ce n'est les subventions accordées aux agriculteurs, et qui contribueront ainsi ,non seulement à appauvrir un peu plus notre Terre ,et ne rempliront pas leur mission première ,celle de nourrir leurs contemporains !!!
Quant aux OGM ,le débat n'est pas clos!!!!

Airelle | 04 mai 2008 à 08h30
 
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Re:Hérésie des Bio-carburants!

bonjour!

je vous remercie Airelle pour votre réaction A+

DAOUD Alger Abdallah | 04 mai 2008 à 09h06
 
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Re:Re:Méconnaissances des réalités du métier vous

"Quotidiennement nous sommes en contact avec des protéines dans notre intestin, pour autant nous n'assistons pas à un échange de matériel génétique."

Je doute que vous soyez vous mêmes médecin ou biologiste pour asséner de telles choses. Des études ont montré que de l'ADN ingéré peut être transmis dans le sang et infecter les globules blancs, les cellules de la rate et et du foie et peuvent s'intégrer au génôme cellulaire de la souris. source : schubbert, renz, schmitz, doerfler (1997), foreign dna ingested by mice reaches peripherical leukocytes, spleen and liver via intestinal wall mucosa and can be covalently linked to mouse dna.

"Enfin et pour terminer sur vos inepties faussement médicales, il semblerait que la maladie de Parkinson soit favorisée par l'absorption de pesticides. En cela, les OGM favorisant une agriculture libérée de pesticides va dans le bon sens."

en l'occurence, les OGM ONT favorisé l'augmentation de l'utilisation de pesticides (notamment de glyphosate) de manière globale comme l'a montré l'étude de l'agronome américain C.Benbrook. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter, aux USA qui cultivent le plus d'ogm des résistances au glyphosate commencent à apparâtre. Pour les inepties vous repasserez...

kirlian | 11 mai 2008 à 14h32
 
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Re:Re:Re:Méconnaissances des réalités du métier vo

Revenons sur les débâts :
Le premier écrit "mes patients" et ensuite affirme qu'il n'a jamais dit qu'il était médecin...
Le deuxième explique OGM = moins de pesticides, donc moins de risques comme Parkinson.
Le troisième, sur le ton de la cours d'école "C'est celui qui le dit qui est !" contre l'argu du n°2 : Les OGM (roudup ready), favorisent l'utilisation de pesticides, le rondup, donc on ne peu pas dire moins de pesticides.

1/ Rappelons que les soja, maïs, coton "classiques" non résistants au roudup ne sont pas désherbés à la main, mais avec d'autres herbicides. En volumes (litres/par ha) leur utilisation est peut être plus faible, mais en potentiel polluants, sont-il vraiment moins dangereux que le roundup ?
Il est vrai qu'ils ne sont pas produits par le "méchant diable" Monsanto, mais par d'autres multinationales de la chimie.

2/ Rappelons que le débat franco français concernait surtout le Mon810 et d'autres "évenements génétique" de lutte contre la sésamie et la pyrale du maïs. Ces produits remplacent des traitements insecticides. D'où l'idée exprimée par le n°2 de "diminution".
Bien sur, les anti-OGM vont affirmer que ces Mon810 sont "extrémement dangereux" pour réfuter les arguments.

3/ Il ne faut pas oublier que la "lutte" des anti-OGM a aussi concerné les essais de maïs de Limagrain (destructions d'essais dans le Puy de Dôme en juin 2007) qui intégraient des gènes du sorgho dans le maïs pour améliorer sa résistance à la sécheresse. Bravo. Ces maïs n'utilisaient pas plus, ni moins de pesticides que les autres. C'était une recherche originale, non lièe à un intrant. Bilan Limagrain-Biogemma arrête les essais en France. Monsanto and co sont seuls en monopole.

Mais cela fait partie sans doute de la statégie des penseurs des anti (que ne voient pas les "anti de base, de bonne foi") :en terme "d'agit pro" il est plus facile de fustiger "un gros méchant plein de sous américain qui veut tout contrôler" que de venir sur le fonds du sujet, sa complexité. Il n'y a pas une réponse unique sur le dossier OGM. Il y a des réponses aux cas par cas, suivant les plantes, les conditions de production. L'impact du colza résitant au roudup et sans commune mesure avec celui d'un maïs anti sésamie et pyrale.

Mais faire accepter cet axe de débât aux "anti pur et dur" c'est comme faire comprendre à un américain militant républicain que le 11 septembre ce n'était pas les irakiens et que avant de détruire Saddam Hussein et l'Etat irakien il fallait réfléchir à l'après pour éviter que l'après soit pire que l'avant.
Sans recherche et application OGM on passe sans doute à côté de solution partielle positive. Et surtout on maintien cette peur du progrès, de la science (le nucléaire = Hiroschima, mais on oublie qu'il y aurait peut être eu 2 millions de mort japonais (fanatisés par des fausses informations) supplémentaires sans cette malheureuse bombe).
Le débât est complexe et il est vrai que beaucoup parlent et affirment sans y connaître grand chose. Et comme ils ne veulent pas reconnaître les limites de leur savoir ils se réfugie, tout d'abord derrière "le principe de précaution", l'amalgame "la vache folle" (Mais remarque perso, au fait combien reste-t-il de vaches folles en france en 2007/08 ? ... Pour un coût annuel de gestion de 300 millions d'€) et ensuite, le mépris "ils, (les bouseux) ne comprenent rien", puis l'invective dans les forums et l'insulte directe et publique : les "monsanto d'or" aux politiques.

danger n°4 | 30 mai 2008 à 13h35
 
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Le riz doré, ça marche

Contrairement ce que dit l'article, ce n'est pas un produit de Monsanto, mais du cirad (institut de recherche)

Et, en fournisssant la dose journalière en vitamine A pour seulement 144g de riz, il peut permettre de remédier à la carence en vitamine A, et ainsi à de nombreux enfants de ne pas devenir aveugles.

capitaine poltron | 29 août 2008 à 19h15
 
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