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La mise en œuvre du décret Tertiaire accélère la baisse des consommations énergétiques des bureaux

Bâtiment  |    |  Rachida Boughriet

Selon l'Observatoire de l'immobilier durable (OID), un bâtiment de bureaux consommait en moyenne, en 2021, 146 kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m²/an) d'énergie finale, soit une baisse de près de 9 % par rapport à 2020. Ce chiffre est issu de son baromètre 2022 qui évalue la performance énergétique et environnementale des bâtiments tertiaires. « L'année 2021 a été marquée par une incertitude constante quant aux levées de restrictions sanitaires et aux évolutions de la situation sanitaire liée à l'émergence de plusieurs variants du virus. Une gestion prudente des consommations des immeubles a pu être mise en place par certains acteurs », explique l'OID.

La mise en œuvre concrète du décret Tertiaire de juillet 2019 a pu « également jouer un rôle », qui repose en premier lieu sur une obligation déclarative des bâtiments assujettis. En effet, les propriétaires et exploitants des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m2 concernés par ce décret avaient jusqu'au 31 décembre 2022 pour effectuer leurs premières remontées de données de consommations d'énergie pour les années 2020 et 2021 sur la plateforme Operat, gérée par l'Agence de la transition écologique (Ademe). « Depuis plusieurs années, les acteurs se préparent à remonter des données de consommations, et 2021 constitue le premier jalon du calcul de trajectoire énergétique. Il est possible que ce cadre ait également influé sur les consommations, à la fois du côté des bailleurs, mais également du côté des preneurs », estime l'OID.

Le baromètre évalue la mise en œuvre des objectifs du décret Tertiaire pour les bureaux du panel. Selon l'arrêté publié en janvier 2021, les valeurs seuils des consommations des bureaux standards s'échelonnent de 100 à 115 kWh/m2 en énergie finale par an, pour la première décennie (à l'horizon 2030). En arrondissant pour simplifier ce seuil à 100 kWh/m2, ce sont 23 % des actifs de bureaux de l'échantillon qui sont déjà en conformité avec les valeurs cibles.  Et 30 % d'actifs supplémentaires devraient parvenir à approcher cette valeur absolue d'ici à 2030, après la mise en place d'actions de réduction des consommations énergétiques, selon l'OID. Ces ratios sont en hausse par rapport à ceux observés l'année précédente.

Par ailleurs, l'OID observe une diminution annuelle moyenne des émissions de gaz à effet de serre (GES) des bâtiments de bureaux limitée à 2,2 % entre 2010 et 2021. Or, il rappelle qu'il faudrait une baisse d'au moins 4,5 % par an pour respecter les objectifs de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) en 2030.

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