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Chasse à l'oie : Ségolène Royal envoie un mauvais signal avant la loi biodiversité

Biodiversité  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

La ministre de l'Ecologie a adressé les 28 et 29 janvier des courriers au directeur général de l'ONCFS et aux préfets leur rappelant que la date de fermeture de la chasse à l'oie était fixée au 31 janvier par l'arrêté du 19 janvier 2009. Mais elle précise que "la verbalisation prendra effet à compter du lundi 9 février".

Par cette instruction, "Ségolène Royal officialise le braconnage des oies !", s'indigne Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). "Cette pirouette en faveur des chasseurs est d'autant plus vulgaire que, quelques heures plus tôt, [la ministre] se faisait un point d'honneur à lutter contre le braconnage… des éléphants !", n'hésite pas à ajouter le représentant de l'association de protection de la nature.

La LPO annonce préparer une information auprès de la Commission européenne pour qu'"une suite soit donnée au comportement français". Une démarche qu'annonce engager également France Nature Environnement (FNE), qui rencontre des représentants de l'exécutif européen la semaine prochaine. Les deux ONG pointent la contradiction avec l'engagement du président de la République sur le devoir d'exemplarité de la France en matière de biodiversité, et alors que la discussion du projet de loi sur la biodiversité est annoncée pour le mois de mars.

Vulnérabilité des espèces

La première semaine de février fait l'objet de querelles récurrentes entre les chasseurs qui souhaitent poursuivre leur saison de chasse à l'oie sur cette période et les écologistes qui peuvent se prévaloir de plusieurs décisions de justice favorables à l'interdiction. Le 19 décembre dernier, le Conseil d'Etat a annulé un énième arrêté ministériel qui avait repoussé la fermeture de la chasse du 31 janvier au 10 février 2014, en raison de la vulnérabilité de ces espèces qui ont déjà commencé leur période de migration à cette période de l'année.

"En France, toutes les données scientifiques, y compris la très récente étude conduite par l'ONCFS sur les oies, démontrent que cette migration débute fin janvier et que la chasse doit fermer au plus tard le 31 janvier. Pourtant, les chasseurs ne cessent de réclamer un report de la fermeture et lorsqu'ils n'obtiennent pas satisfaction, ils font pression auprès des élus et des pouvoirs publics afin de pouvoir braconner en toute impunité !", s'indigne FNE.

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