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ONU : le changement climatique menace la paix dans le monde

Gouvernance  |    |  Angela Bolis  |  Actu-Environnement.com

"Le changement climatique est une véritable menace pour la paix et la sécurité internationale", a déclaré mercredi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon devant le Conseil de sécurité. En effet, les évènements climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents et intenses, déstabilisent les pays riches comme pauvres en "dévastant des vies, des infrastructures et des institutions". Autre cause notoire d'insécurité : la perte de territoires de certains Etats, insulaires en particulier, du fait de l'augmentation du niveau de la mer. Le président de la République de Nauru, Marcus Stephen, a ainsi prévenu que plusieurs îles pourraient disparaître de la carte.

Une déclaration appuyée par le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, qui a affirmé « qu'il n'y a aucun doute aujourd'hui, que le changement climatique a potentiellement des implications sur la stabilité globale et la sécurité économique, sociale et environnementale », citant la sécheresse actuelle en Somalie ou l'impact des inondations au Pakistan sur le marché de l'alimentation. Quant au président du Conseil de sécurité, il a souligné les implications de cette déclaration : désormais, le Secrétaire général de l'Onu sera en charge d'informer et de documenter ce type de menaces dans ses rapports.

D'après le Guardian, une nouvelle force de maintien de la paix a également été évoquée durant cette réunion. Ces "casques verts" interviendraient dans les conflits liés au changement climatique et à la raréfaction des ressources. L'Allemagne a exprimé des doutes à ce sujet.

De manière générale, un consensus entre les quinze Etats membres n'a pas pu être atteint, au grand désarroi de l'ambassadrice américaine à l'Onu Susan Rice qui a qualifié la situation de "pathétique", dénotant "un manquement au devoir". Alors que les petits Etats des îles du Pacifique réclamaient une mention explicite de la dangerosité du changement climatique dans le communiqué final du Conseil de sécurité, ce dernier se contente d'évoquer une possible aggravation de certaines menaces existantes. Des pays comme la Chine et la Russie ont estimé que cette question n'était pas du ressort du Conseil de sécurité.

Pour Ban Ki-Moon, pays développés et émergeants ont une responsabilité particulière pour faire face à ces nouveaux enjeux. Malgré les progrès déjà effectués, le secrétaire général a poussé à "accélérer l'opérationnalisation de tous les accords décidés à Cancun, y compris sur la protection des forêts, l'adaptation et la technologie", le tout en mettant l'accent sur le financement d'actions concrètes. Le prochain rendez-vous, à Durban, sera tout aussi déterminant dans ces progrès à accomplir.

Réactions1 réaction à cet article

 

Cette question devrait être une préoccupation de tous les Chefs d'Etats de ce monde peu importe leur niveau de développement.
Nous vivons sur une seule planète. Mais il nous manque un esprit de solidarité.
Développons cet esprit en renforçant les grandes Organisations régionales.

Ruyange | 25 juillet 2011 à 15h14
 
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