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Les indicateurs climatiques mondiaux battent des records en 2019

L'état mondial du climat, publié aujourd'hui par l'Organisation Météorologique Mondiale, propose une synthèse de l'évolution des principaux indicateurs climatiques et de ses impacts. L'édition 2019 bat tous les records.

Risques  |    |  Hortense Chauvin Actu-Environnement.com
Les indicateurs climatiques mondiaux battent des records en 2019

« Nous sommes actuellement très loin d'atteindre les objectifs de 1,5°C ou 2°C prévus par l'accord de Paris », alerte le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres dans l'avant-propos de l'édition 2019 de l'état mondial du climat, publié par l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) ce mardi. « Le temps presse pour que nous puissions éviter les pires impacts du dérèglement climatique et protéger nos sociétés des impacts inévitables à venir. »

Le rapport s'ouvre sur des chiffres pour le moins alarmants : la température moyenne mondiale en 2019 a été supérieure de 1,1°C aux niveaux préindustriels, ce qui fait de l'année 2019 la deuxième année la plus chaude de l'ère industrielle. Seule l'année 2016, marquée par un très fort épisode El Niño, a jusqu'à présent été plus chaude. Un phénomène qui ne fait que s'intensifier : depuis les années 1980, chaque décennie a été plus chaude que toutes les décennies précédentes depuis 1850, la décennie 2010-2019 étant la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des mesures météorologiques.

Les autres indicateurs clés du changement climatique sont tout aussi préoccupants. Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint « de nouveaux records ». En 2018, la concentration moyenne de CO2 dans l'atmosphère a ainsi atteint 407 parties par million (ppm), soit une hausse de 2,2 ppm par rapport à 2017.

Océan et cryosphère menacés par le réchauffement climatique

L'océan, qui absorbe 90% de la chaleur accumulée, continue également de se réchauffer, perturbant les courants et menaçant les écosystèmes marins. 84% de la surface de l'océan a été frappé par au moins une vague de chaleur en 2019. Le niveau moyen de la mer a également atteint son point le plus haut en 2019, souligne l'OMM, une hausse accélérée par la fonte des glaces et la dilatation thermique de l'océan. La montée des eaux est particulièrement prononcée à l'est de Madagascar, de la Nouvelle-Zélande et de l'Amérique du Sud.

La cryosphère n'est pas épargnée par le dérèglement climatique. Le déclin de la banquise arctique s'est poursuivi en 2019 : l'étendue de glace moyenne enregistrée en septembre dans cette région a été la troisième plus faible depuis le début des mesures. L'OMM estime que la calotte glaciaire groenlandaise a quant à elle perdu 329 gigatonnes (Gt) de glace en 2019, soit 69 Gt de plus que les pertes annuelles moyennes observées entre 2002 et 2016.

Des phénomènes climatiques particulièrement extrêmes en 2019

L'année 2019 a été marquée par des phénomènes climatiques extrêmes. L'Australie a vécu la sécheresse la plus sévère de son histoire depuis le début des mesures météorologiques. L'Europe a également été traversée par deux épisodes caniculaires, avec des records de température atteints en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg. Les précipitations ont également été anormalement basses dans le sud de l'Afrique, en Amérique centrale et en Amérique latine.

Globalement, l'activité cyclonique a été supérieure à la moyenne en 2019, avec 72 cyclones tropicaux dans l'hémisphère Nord, et 27 dans l'hémisphère Sud. Des inondations particulièrement violentes ont également été observées en Inde, au Népal, en Bangladesh, au Myanmar, aux États-Unis, au Nord de l'Argentine, en Uruguay, au Sud du Brésil, en Iran et dans certaines parties de l'Afrique de l'Est. Rien qu'aux États-Unis, les inondations ont coûté plus de 20 milliards de dollars.

De nombreuses menaces pour les populations humaines

 
La variabilité du climat et les évènements climatiques extrêmes font partie des facteurs clés de l'augmentation récente de la faim dans le monde  
Comité de rédaction de l'édition 2019 de l'état mondial du climat
 
Ces phénomènes extrêmes ont eu des conséquences prononcées sur la sécurité alimentaire. « La variabilité du climat et les évènements climatiques extrêmes font partie des facteurs clés de l'augmentation récente de la faim dans le monde », notent les experts. L'augmentation en nombre et en intensité de ces phénomènes a également généré de nombreux déplacements de population, notamment au sud-est de l'Afrique, en Asie du sud, aux Caraïbes, en Iran et aux Philippines.

Le dérèglement du climat exerce une pression toute aussi accrue sur la biodiversité et la santé humaine. Les scientifiques ayant contribué au rapport s'inquiètent tout particulièrement de la progression du virus de la dengue, les conditions climatiques actuelles étant favorables à la prolifération du moustique porteur de ce virus. Quoique déjà importantes, les conséquences du dérèglement risquent encore de s'aggraver dans les années à venir si les émissions de gaz à effet de serre poursuivent leur trajectoire actuelle, selon l'OMM.

Réactions21 réactions à cet article

 

En climatologie on part du principe que c'est la végétation qui apporte les pluies, donc l' irrigation n'est pas un problème mais LA solution , à condition d'avoir fait des réserves l'hiver ! Le bilan hydrique de la végétation est toujours positif dans un rapport 2/3 1/3 : 2 litres d'eau évaporée = 3 litres de pluies ! Si tout le monde avait le bon sens de faire comme les agriculteurs, des réserves d'eau l'hiver (particuliers, villes, industriels, etc ...) pour végétaliser en épargnant les nappes phréatiques l'été on ne parlerait jamais de sécheresse ! Oui la végétation utilise 70% des pluies mais c'est quand elle ne le fait pas que le climat se dérègle !

En France les forets brulent parce que depuis 30 ans on plante des conifères qui consomment deux fois moins d'eau ... donc apportent deux fois moins de pluies ! D'ailleurs on ne plante de conifère en Afrique !

Les vrais spécialistes du climat nous disent bien que quand la température monte il y a plus d'évaporation et donc plus de pluie, donc il n'y aura pas moins d'eau mais une dégradation de la répartition annuelle des précipitations avec des accidents climatiques : inondations l'hiver et sécheresses l'été !
exactement le scénario qui s'installe en France !
https://www.mediaterre.org/actu,20200217080824,9.html

laurent | 11 mars 2020 à 08h49
 
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...et le secrétaire général de l'ONU de crier dans le désert... Quand un politique actuel a un objectif à 20 ans, il considère que ce n'est pas son problème : ils sont loin les plans pluri-décennaux des 30 glorieuses ! Et il y a trop de forces contraires, pétroliers et finance en tête, pour lutter contre cette inertie : la société civile n'a aucun poids. La prochaine catastrophe planétaire est sur les rails, inéluctablement. Et on le sait : mais Jared Diamond ne dit pas autre chose.

dmg | 11 mars 2020 à 10h16
 
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"L'édition 2019 bat tous les records". La phrase correcte serait : "la propagande 2019 en faveur du dogme du RCA" bat tous les records de mensonges et de contre-vérités, notamment en confondant systématiquement climat et météo, en oubliant de citer les observations pertinentes ou en tentant de masquer celles qui dérangent.
- mensonges sur la TMAG (température moyenne annuelle globale) : en 130 ans le réchauffement global a été d’environ 0,7°C, avec des réserves pour les mesures anciennes (faible couverture géographique, imprécisions des mesures), et le quasi-plateau de TMAG depuis près de 20 ans est occulté par des propos jésuistiques, alors qu’il explique fort bien que l'année 2019 soit la deuxième année la plus « chaude » de l'ère industrielle
- niveaux des océans : leur montée reste faible, sans accélération, de 1-1,5 mm/an (mesures des marégraphes)
-l’indice ACE (énergie cumulée des ouragans/typhons/cyclones), a plutôt tendance à diminuer.
- Le plateau de TMAG depuis environ 20 ans s’est produit malgré une très forte inflation de nos émissions et malgré l’augmentation du taux global de CO2 atmosphérique. Bien sûr, l’OMM ne parle que de l’augmentation du taux global de CO2, sans préciser le part anthropique.
- la banquise boréale s’est tellement reconstituée cet hiver que plusieurs brise-glaces ont été coincés.

Bref, l'OMM, satellite du Grand Machin, a pour mission de faire l'apologie du dogme du réchauffement climatique anthropique, quitte à raconter n'importe quoi.

jipebe29 | 11 mars 2020 à 11h07
 
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« Le niveau moyen de la mer a également atteint son point le plus haut en 2019 ». Voilà comment l’OMM cache le fait que la montée des océans est régulière, sans aucune accélération, et faible, à raison de 1-1,5 mm/an. Ceci confirme la parfaite mauvaise foi de l’OMM.

jipebe29 | 11 mars 2020 à 11h15
 
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@Laurent : et si LA solution était l'orientation de l'agriculture vers des cultures bien moins sensibles au stress hydrique (exit donc le maïs ou les variétés de blé trop fragiles) ? Le recours aux bassines serait alors nettement moins prégnant, non ?! C'est curieux que cette voie là ne soit jamais mise en avant par les pro-irrigation...
Les résineux brûlent surtout parce que leurs aiguilles et leur résine sont plus inflammables que le bois et la sève des feuillus. Ils s'enflamment donc plus facilement et brûlent plus intensément. Et l'immense majorité des incendies a lieu en été, saison chaude et bien moins propice aux précipitations qu'en automne et printemps. Tout agriculteur sait cela.

Pégase | 11 mars 2020 à 14h08
 
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@pegase Vous n'avez pas tout compris : plus on arrose et plus il va pleuvoir. Donc retenir l'eau plutôt que de la renvoyer illico dans la mer est bénéfique comme le dit Laurent :
"Les retenues sont impératives pour limiter les inondations (en aval) et les pollutions, permettre de stocker l'eau l'hiver pour irriguer l’été et alimenter les nappes phréatiques par infiltrations. L’irrigation a partir de retenue permet d'alimenter les nappes et d'alimenter les nuages par évapotranspiration. Contrairement aux idées reçues, la pluie ne vient pas uniquement de la mer : 70% des précipitations proviennent de l’évapotranspiration (végétation) et seulement 30% de l’évaporation en mer ... En climatologie on part du principe que c'est la végétation qui apporte les pluies, donc l' irrigation n'est plus un problème mais la solution , à condition d'avoir fait des réserves l'hiver !"
Mais ça c'est un peu compliqué pour l'écologiste de base qui n'a aucun contact avec la réalité de terrain. A propos j'ai fait un impluvium il y a déjà bien longtemps, j'espère que vous n'allez pas me dénoncer pour toucher la prime? .

ouragan | 11 mars 2020 à 14h28
 
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trop compliqué à comprendre, trop d'avis différents, finalement, on ne croit plus personne
et on va à la faillite

naphtes | 11 mars 2020 à 15h58
 
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Ah, l'inusable poncif de "l'écologiste de base qui ne connait rien au terrain" ! Ca vous garantit à chaque utilisation un joli coup d'estime de ses pairs dans les réunions syndicales agricoles, les rendez-vous de chasse ou au café des sports, avec force rires gras et grosses tapes viriles dans le dos ! Et surtout, cela évite bien confortablement de se remettre ne serait-ce qu'un chouillat en question et ça, ça n'a pas de prix.
Cela étant dit, il en effet un peu compliqué pour moi de comprendre ces assertions que vous empruntez sur le fait que l'intervention humaine est impérative au bon fonctionnement du cycle de l'eau grâce à ses retenues d'eau et ses cultures à forte évapotranspiration. Moi qui avait benoitement appris dans mon cursus (ne serait-ce qu'en primaire) le cycle naturel de l'eau existant depuis la nuit des temps, j'étais donc dans l'erreur ?! Mais alors, dites-nous, comment alors la Vie a-t-elle pu s'épanouir avant l'Homme et ses moyens techniques (dynamite, pelleteuses, tombereaux de chantier, tracteurs, dragues, etc.) ?

Pégase | 11 mars 2020 à 16h55
 
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@jipebe29 : votre négationnisme de faits avérés atteint ici des sommets. Vous nous gâtez !
Mais malgré vos arguments pseudo scientifiques (se devant de figurer dans la trousse à outils de base de tout activiste climatosceptique), vous ne convaincrez guère que ceux qui ont tout intérêt à ce que personne n'ouvre les yeux. Je dois cependant reconnaître qu'ils se concentrent à des postes décisionnels clef et que leur capacité de nuisance est particulièrement élevée et inquiétante.
Cependant, que voulez-vous, de plus en plus de quidams constatent tous les jours ce changement climatique, s'interrogent, s'informent auprès de sources (il en existe fort heureusement de très sérieuses et non caviardées) et cherchent des solutions pour tenter de l'atténuer. Certains acceptent même de se remettre en cause et modifient leurs habitudes de (sur)consommation (une horreur absolue pour les grands groupes du CAC 40, du New York Stock Exchange et du NASDAQ).

Pégase | 11 mars 2020 à 16h56
 
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@pégase Au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué les milliards d'ha qui sont occupés par l'urbanisation n'absorbent plus une goutte d'eau. Il en va de même pour les pistes de skis, les routes autoroutes etc...

Donc aujourd'hui il est temps de vivre avec son temps et de prendre en compte la RÉALITÉ. Un concept que les écologistes ignorent totalement. Donc oui pour compenser la bétonisation à outrance il faut créer des retenues qui n'étaient pas nécessaires dans la nuit des temps.
La nuit des temps voilà un concept cher à nos écologistes. Il faudrait que les ruraux retournent à la nuit des temps pendant que les évangélistes continuent d'aller au skis, de prendre l'avion et de prôner l'ensauvagement des régions les mieux conservées.
Pour votre info je suis syndiqué a la CONF (je vous suggére d'y jeter un œil), je ne chasse pas, je ne vais jamais au bistro.. Quand à ma remise en question elle s'est faite en 75 par un retour à la terre plus que bio après Malville et le Larzac en compagnie de José Beauvais.
Les anciens humains pratiquaient une forme d'agriculture connue sous le nom d'horticulture ou de permaculture dans la forêt amazonienne il y a 4500 ans. Les anciens horticulteurs ont réutilisé le même sol à plusieurs reprises, en l'améliorant en ajoutant du fumier et des déchets alimentaires (compostage).
C'est ce modèle qui m'a inspiré. Il serait grand temps de NOUS écouter au lieu de VOUS écouter VOUS MÊME.

ouragan | 11 mars 2020 à 17h38
 
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C'est la première fois que je lis que les bassines sont la solution ! cette fausse « solution » serait catastrophique en raison du gigantisme que les irrigants veulent imposer pour continuer le même modèle agricole non durable et destructeur, sans remettre en cause sur les surfaces de maïs emblavées sur des terres dénuées de réserve utile ; certes cette année le prélèvement hivernal n'aurait pas d'impact sur l'étiage estival, mais un hivers sur deux est sec ou de pluviométrie moyenne et tout prélèvement dans une nappe d'accompagnement a un effet différé sur le débit de la rivière, et en particulier à l'étiage. Aujourd'hui c'est le lavage de cerveau avec ces bassines, des projets fleurissent avec 75% de demande de subventions publiques sans que ne soient respectées les principes fondamentaux d’une vraie connaissance du fonctionnement hydrogéologique et biologique des milieux, avec les débits biologiques, les liens nappes-rivières, la modélisation, la révision des seuils…laisser se développer sous cette forme industrielle cette privatisation d’un bien commun de la nation au seul profit de 5% des agriculteurs, au nom de la lutte contre le réchauffement, tout en écartant la logique de l’agroécologie et de la restauration des sols, serait la pire des escroqueries intellectuelles.

Raisonnable | 12 mars 2020 à 10h39
 
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@pégase dans la nuit des temps il n'y avait pas des millions d'ha bétonnés qui n'absorbent plus rien et contribuent à l'assèchement des nappes. Donc les retenues d'eau et l'irrigation à outrance sont la solution de compensation pour que l'eau ne retourne pas directement à la mer.

ouragan | 13 mars 2020 à 12h17
 
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@raisonnable il ne s'agit pas de privatiser l'eau pour 5% de la population mais raisonnablement de la retenir pour qu'elle ne file pas tout droit à la mer en causant d'immense dégâts. Il faut vivre avec son temps. Pour compenser le bétonnage à outrance (par et pour les autres 85% de la population) qui imperméabilise les terres (idem pour les pistes de skis et autres aménagements dans nos montagnes fait par et pour les autres 85% de la population) la seule solution est la rétention artificielle et l’irrigation. Ensuite pas besoin de cultiver du mais, on peut simplement irriguer des prairies naturelles :
" L'Institut national de la recherche agronomique (Inra) montre que les prairies permanentes stockent le plus de carbone, en moyenne 85 tonnes par hectare, davantage que les forêts (81 tonnes) et les terre arables (52 tonnes) - avec naturellement de fortes variations selon le milieu (sec ou arrosé) et les méthodes d'exploitation (avec ou sans irrigation). L'important est de les conserver." et de les arroser pour qu'elle favorisent la repousse, l’évapotranspiration, la rétention de l'eau et l'alimentation du bétail qui élevé traditionnellement produit moins de 5% de Gaz a effet de serre. (GES) contrairement à l’élevage industriel. (maïs, soja, concentrés etc...)

ouragan | 13 mars 2020 à 14h13
 
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José Bové, Ouragan, pas José Beauvais ! C'est sûr, vous l'avez bien connu.
Je doute fort que le vrai José Bové, quant à lui, prône la création de retenues d'eau à tout va et "l'irrigation à outrance" comme solution... ainsi qu'en atteste la position sans ambiguïté du député européen José Bové sur son site : http://jose-bove.eu/bassines-dans-les-deux-sevres-un
Et retenir le maximum d'eau des rivières afin qu'elle ne retourne pas à la mer est fréquemment une obsession d'irrigants qui militent généralement peu à la Conf'...
Et dans la "nuit des temps", il n'y avait pas non plus des millions d'hectares agricoles irrigués en pleine chaleur, savez-vous ?
Il est intéressant que vous évoquiez la forêt amazonienne. Car selon les recherches récentes en archéologie, l'une des théories les plus crédibles auprès des chercheurs établit que la civilisation Maya s'est éteinte à force de dégradation de l'environnement due aux pratiques agricoles (cultures sur brûlis détruisant peu à peu la forêt et épuisant des sols fragiles, drainage des zones humides pour les assécher, etc.), s'additionnant à d'autres causes (épisodes de sécheresse naturelle, surpopulation, famines, révoltes en réponse au despotisme de la classe dirigeante et du clergé, ...). La politique du pire en somme, finalement assez similaire au modèle agricole dominant actuel que vous souhaitez de toute évidence pousser "à outrance" (je reprends vos propres mots). Très peu pour moi !

Pégase | 13 mars 2020 à 15h32
 
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@ Pégase la déontologie n'étant pas le fort des écologistes il est normal pour vous de faire remarquer une faute d'orthographe et d'inventer mes propres mots, ainsi que ma propre vie, mes orientions politiques et bien évidemment mes choix de société (chasseur, pilier de bistro, adhérent FNSEA, délinquant environnemental, j'en passe et des meilleures. Ces arguments sont utilisés par ceux qui ne savent pas quoi répondre. En effet quand ai-je dit : La politique du pire en somme, finalement assez similaire au modèle agricole dominant actuel que vous souhaitez de toute évidence pousser "à outrance"?
Effectivement avec mes 40 chèvres et mes poney de traits je suis la plus grande menace pour la planète. Par contre je suis prêt a combattre le despotisme écologiste. Parce que comme tout despote qui se respecte, inventer une propagande qui amalgame tout ce dont il est utile pour discréditer un contradicteur sans le connaitre ni aucune preuve ni, très peu pour moi!
Vous remarquerez que je ne me suis jamais permis d'inventer quoique ce soit sur votre personnage.
Au sujet des bassines José critique l’importance des aides et demande simplement d'attendre la mise en place de la nouvelle loi. Il y a une sacrée différence entre des retenues d'eau en montagne alimentée par la pluie et non par un cours d'eau. Pourquoi ne pas parler de l'abération des retenues d'eau pour les canons à neige au lieu de taper sur les paysans?

ouragan | 13 mars 2020 à 16h39
 
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@pegase a propos des Maya vous êtes seul juge de vos affirmations.
En effet il existe beaucoup de théorie quand à la chute de leur civilisation. La période de secheresse qui a duré 95 ans n'est certainement pas de leur faute ni de la faute de la culture sur brûlis.
Contrairement à ce que laissaient supposer des travaux antérieurs, l’agriculture itinérante sur brûlis pratiquée sur les versants des forêts tropicales favoriserait le stockage du carbone par les sols.
Lorsque les paysans mettent le feu à la forêt secondaire qui s’est développée sur la parcelle après plusieurs années de mise en jachère, ils n’arrachent pas les souches des arbres. Leurs racines qui servent à limiter le phénomène d’érosion permettraient ainsi de retenir la matière organique du sol. prés de 500 millions d'agriculteurs utilisent le brûlis intelligemment. Brûlage, culture pendant 3 ans puis jachère. (IRD)
Par contre ceux qui dénoncent cette méthode affirment qu'une culture permanente est moins nocive. Nous y voilà, encore une fois les apprentis sorciers défenseurs de la nature font le jeu des multinationales qui attendent avec impatience de mettre les gros tracteurs et les intrants.
Si la culture sur brûlis indispensable aux peuples autochtones qui n'ont pas d'autre choix est néfaste, alors il faut les aider et non pas interdire puis s'approprier leurs terres comme par exemple les Massaï

ouragan | 13 mars 2020 à 17h09
 
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Parler de déontologie est assez amusant venant de vous, Ouragan.
Fait notable cependant, je suis tout à fait d'accord avec vous pour qualifier d'aberration les bassines pour canons à neige. Mais fondamentalement, ce sont les mêmes mécanismes que pour celles de l'irrigation.

Pégase | 13 mars 2020 à 17h18
 
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Les réserves de substitution ou bassines ne vont pas régler le problème du réchauffement climatique, au contraire elles vont l’aggraver si la voie du gigantisme est emprunté. Les exemples sont jusqu’ici catastrophiques avec des assèchements hivernaux du chevelu hydrographique, de l’eau qui s’échauffe en été sur des bâches en plastique, qui se charge de cyanobactéries et développe des biofilms, imposant l’emploi de substances chimiques toxiques pour les contrer et se surajoute aux pesticides ; la collectivité n’a pas à subventionner à 70% les centaines de millions de euros pour les 5% d’agriculteurs qui seront raccordés à ces bassines ; seule 10% de la SAU est irriguée et concerne pour l’immense majorité les mêmes cultures polluantes et assoiffées ! si le maraichage, l’arboriculture, ne peuvent se passer d’irrigation, pour les autres il faut réformer ce modèle agricole polluant et non durable en développant les culture d’hivers, les rotations longues, les associations de culture, la sélection des semences …et la première mesure de sauvegarde est d’abord de se tourner vers l’agroécologie pour améliorer la résilience du modèle agricole ; Il faut replanter des haies pour rafraichir et mieux infiltrer les eaux vers les nappes, associer les arbres aux cultures, améliorer la teneur du sol en carbone organique, au lieu de faire pourrir des centaines de millions de mètres cube d’ eaux en plein soleil sur du plastic.

Raisonnable | 13 mars 2020 à 18h32
 
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Dans un écosystème forestier (notre référence en matière de climat) 70% des précipitations sont consacrées à l'entretien du cycle de l'eau (évapotranspiration) par rétention dans les sols, ce qui laisse 30% de retour en mer. Quand les retour en mer d'un bassin versant dépasse les 30% c'est que la végétation n'aura pas assez d'eau, ce qui va entrainer un manque d'évaporation (donc un stockage de chaleur dans les sols = canicule) un manque de pluie, un assèchement des sols et une destruction de la biodiversité, un sol sec c'est un sol mort !

Toute la régulation thermique des basses couches de l'atmosphère se fait par l'évaporation (chaleur latente) ! Il faut végétaliser massivement (villes et campagnes) au rythme des forets de feuillus . Contrairement aux idées reçues, la pluie ne vient pas uniquement de la mer : 70% des précipitations continentales proviennent de l’évapotranspiration (végétation) et seulement 30% de l’évaporation en mer ... Autrement dit , il ne pleut pas sur des sols secs !

Si tout le monde avait le bon sens de faire comme les agriculteurs, des réserves d'eau l'hiver (particuliers, villes, industriels, etc ...) pour végétaliser en épargnant les nappes phréatiques l'été on ne parlerait jamais de sécheresse !

laurent | 14 mars 2020 à 06h16
 
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Je suis consterné que vous puissiez avoir des écrits aussi fallacieux concernant l’origine des pluies : ce sont bien 80% des nuages qui proviennent de l’évaporation depuis les mers et 20% de l’évapotranspiration terrestre et non l’inverse comme vous l’affirmez ! D’ailleurs les principales pluies sont hivernales et proviennent de perturbations océaniques, vous devez le voir en regardant la météo, et comment l’évapotranspiration fonctionnerait aussi massivement en hivers sur notre continent ?
On ne peut continuer le débat sur les bassines avec des arguments aussi mensongers que ceux régulièrement avancés par les tenants de l’agro-chime irriguée industrielle qui exigent une privatisation de l’eau à son profit assortie d’un subventionnement public de 70%, pour des centaines de millions d’euros !
Un hiver sur deux est sec et un prélèvement dans la nappe, puisque en zone de plaine tous les prélèvements sont opérés dans les nappes, a un impact différé sur l’étiage des rivières; le fonctionnement des bassins doit être étudié, ce n’est pratiquement jamais le cas, avec les débits minimum par saison, les seuils de gestion remontés, un paramétrage scientifique de la politique de l’eau.

Raisonnable | 16 mars 2020 à 11h30
 
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Raisonnable : ça fait 30 ans que je travaille sur le climat, la météorologie et le rôle de la végétation ... il faut végétaliser toutes les surfaces exposées au soleil parce qu'elle ne stockent pas la chaleur mais l'évacuent (chaleur latente) , elles baissent l'albédo des sols, assurent un taux de vapeur d'eau dans l’atmosphère proportionnel à la chaleur ! Toutes les zones de la planète avec de l'eau et de la végétation n'ont pas de canicule (zones tempérées) parce que la vapeur d'eau est le principal gaz à effet de serre et donc a effet parasol. C'est justement quand il n'y a pas assez de vapeur d'eau que le soleil devient brulant l'été.
https://www.mediaterre.org/membres/denise_france79/

laurent | 16 mars 2020 à 13h28
 
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