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Une stratégie pour maintenir la population d'ours dans les Pyrénées

Biodiversité  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

La stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité (SPVB), qui vise à intégrer la biodiversité dans le projet de développement du territoire pyrénéen, comporte un volet "ours brun" qui était soumis à consultation publique du 15 février au 8 mars par la préfecture d'Occitanie. "La restauration et le maintien d'une population d'ours brun dans les Pyrénées s'inscrivent dans une politique européenne de conservation de la biodiversité, ainsi que dans les engagements de l'Etat français à atteindre pour cette population, un état de conservation favorable", indique-t-elle. Des actions sont proposées sur la période 2017-2027 pour assurer la préservation de cette "espèce emblématique des Pyrénées" et de son habitat, tout en tenant compte des dimensions économiques, sociales et culturelles.

Le massif pyrénéen est le dernier territoire français accueillant cette espèce. "Alors que depuis le début du siècle dernier la population d'ours ne cessait de régresser (…), la France a mis en place ces vingt dernières années plusieurs programmes visant à la reconstitution d'une population viable d'Ours brun", explique la préfecture d'Occitanie. Plusieurs réintroductions ont été réalisées en 1996, en 1997 et en 2006. Elles "ont permis de vérifier que les conditions naturelles d'habitats favorables requises pour l'accueil de la population d'ours sur les Pyrénées centrales, étaient bien réunies, au-delà de l'existence de ces conditions sur le noyau occidental". En 2015, sur l'ensemble des Pyrénées, 29 ours minimum ont été recensés.

Pourtant, en 2009, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé l'ours des Pyrénées en danger critique d'extinction. "La fragilité de la population est liée d'une part à sa faiblesse numérique et à sa forte consanguinité, d'autre part à la présence de plusieurs noyaux sur les Pyrénées qui ne sont pas en contact compte-tenu de leur éloignement géographique". Le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) estime que la population doit atteindre une cinquantaine d'individus pour être pérenne. Cela passe par une gestion dynamique des individus (déplacements….) mais aussi l'introduction de nouveaux spécimens si cela apparaît nécessaire.

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