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Ours : l'OFB crée une équipe spécialisée dans l'effarouchement

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

L'Office français de la biodiversité (OFB) a annoncé jeudi 10 septembre la mise en place d'une équipe opérationnelle de six agents spécialisée dans l'effarouchement de l'ours. Cette annonce fait suite à la publication en juin d'un arrêté ministériel qui a reconduit les mesures expérimentales d'effarouchement du plantigrade.

Cette nouvelle équipe vient renforcer les effectifs d'une brigade mobile existante dédiée aux grands prédateurs terrestres. Les mesures d'effarouchement consistent notamment en l'utilisation de munitions pyrotechniques. Elles sont instaurées « dans les zones de forte prédation, quand les mesures mises en œuvre par l'éleveur (présence de bergers, regroupement nocturne, parc de nuit, chiens de protection, effarouchement simple) ne sont pas suffisantes pour protéger efficacement le troupeau ».

« En place depuis le début de l'été sur plusieurs estives ariégeoises et haut-pyrénéennes, cette équipe compte déjà à son actif l'effarouchement de plusieurs individus », se félicite l'OFB. Ce qui pourrait ouvrir la voie à une reconduction de l'effarouchement expérimental après l'actuelle saison pastorale. « Ces interventions ne peuvent être étendues que si des mesures de protection adéquates ont déjà été déployées, et reposent sur le triptyque "berger /parc de nuit /chien de protection" », rappelle toutefois l'établissement.

Les mesures d'effarouchement s'inscrivent dans un protocole plus large d'accompagnement des éleveurs qui a été présenté le 2 juillet par le préfet de la région Occitanie lors d'une réunion du groupe « pastoralisme et ours ». Parmi les mesures d'accompagnement figurent aussi l'aide au gardiennage, le financement d'abris pastoraux d'urgence, l'accroissement de l'indemnisation des pertes subies ou encore le financement de la réparation des équipements endommagés.

Réactions5 réactions à cet article

 

On réintroduit de "grands prédateurs terrestres", puis on s'aperçoit qu'ils occasionnent des dégâts considérables sur les troupeaux (il faut bien qu'ils vivent ces "grands prédateurs") et maintenant on déploie de nouvelles mesures d'effarouchement avec 6 agents spécialisés. On pouvait pas y réfléchir avant ? n'est ce pas un non-sens car ils iront où ces "grands prédateurs terrestres" ?

Lili64 | 14 septembre 2020 à 12h36
 
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Vous avez raison lili64, c'est véritablement un non sens car ces grands prédateurs, doux comme des agneaux si on ne les dérangent pas, sont dotés d'une intelligence remarquable et parfaitement organisés en société animalière. Ils ne seront pas particulièrement perturbé par six autres prédateurs pédestres qui gesticulerons bruyamment à leur approche. Le problème est avant tout la protection des troupeaux en estive, inefficace ou imparfaite qui, malheureusement, ne donne pas lieu à des sanctions par d'autres agents terrestres spécialisés.

jpdel09 | 14 septembre 2020 à 17h39
 
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l'effarouchement consiste a envoyer le prédateur chez le voisin. Je ne suis pas spécialiste de l'ours mais il me semble que faire peur à un ours n'est pas chose facile!
Bon courage aux 6 agents de l'OFB qui sont certainement de grand défenseurs de l'ours.
l’article L. 411-3 du Code de l’environnement précise que l’introduction dans le milieu naturel d’espèces non indigènes « peut être autorisée par l’autorité administrative à des fins agricoles, piscicoles ou forestières ou pour des motifs d’intérêt général et après évaluation des conséquences de cette introduction ».
Par voie de conséquence, le ministère était tenu de procéder à des « études d’évaluation » pour apprécier l’impact de l’introduction d’ours slovènes sur le massif pyrénéen. Il se devait aussi d’en transmettre les résultats au comité « Habitats ».

Il est patent que ces formalités n’ont pas été respectées.

ouragan | 14 septembre 2020 à 23h14
 
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Rappelons les termes de l’article 22 de la directive « Habitats » :

« Dans la mise en application des dispositions de la présente directive, les États membres:

a) étudient l'opportunité de réintroduire des espèces de l'annexe IV, indigènes à leur territoire, lorsque cette mesure est susceptible de contribuer à leur conservation, à condition qu'il soit établi par une enquête, tenant également compte des expériences des autres États membres ou d'autres parties concernées, qu'une telle réintroduction contribue de manière efficace à rétablir ces espèces dans un état de conservation favorable et n'ait lieu qu'après consultation appropriée du public concerné; »
Et en plus les ours slovènes ne sont pas indigènes aux Pyrénées.

ouragan | 14 septembre 2020 à 23h18
 
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Si par "territoire" on entend bien aire naturelle de répartition comme c'est le cas en écologie pour une espèce vivante, la Slovénie et les Pyrénées sont sur le même territoire pour l'Ours brun, où est bien "indigène" (sauf preuve du contraire).

Pégase | 15 septembre 2020 à 22h29
 
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