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Mort d'un ours en Ariège : vingt associations portent plainte

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

La mort d'un ours tué par balles dans l'Ariège début juin continue de faire des vagues. Vingt associations de protection de la nature ont annoncé, le 25 juin, qu'elles déposaient une plainte contre X « du chef de destruction d'une espèce protégée et de tout autre chef que l'enquête diligentée permettra d'identifier », annonce la Société nationale de protection de la nature (SNPN).

« L'abattage de l'ours retrouvé mort par balle suffit à caractériser le délit de destruction d'une espèce protégée. Pour nos associations, l'enquête devra déterminer si l'infraction a été commise par un individu isolé ou en bande organisée », expliquent les ONG. Et de rappeler que cet acte est passible de trois ans de prisons et de 150 000 euros d'amende, voire de sept ans de prison et 750 000 euros si la destruction a été faite en bande organisée.

Dès la découverte de la mort de l'ours, le 9 juin, la ministre la Transition écologique avait aussi annoncé que l'État porterait plainte. Cette dernière doit présenter début juillet, avec le ministre de l'Agriculture, une nouvelle feuille de route « pastoralisme et ours ». Celle-ci devait confirmer l'engagement d'Emmanuel Macron à ne pas procéder à de nouvelles introductions compte tenu de la dynamique favorable de la population. Mais la mort de cet individu est venue bouleverser la donne et les associations demandent aujourd'hui son « remplacement immédiat ».

Réactions28 réactions à cet article

 

Le problème de l'ours, c'est le succès du fromage de brebis, qui contraint les sociétés qui le commercialisent à agrandir sans cesse les zones de pacages et le nombre de brebis. C'est cela, la "croissance".

petite bête | 29 juin 2020 à 10h40
 
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@petite bete : Le pastoralisme est en constante baisse en voici la preuve écrite par Férus une association fondamentaliste de défense des grands prédateurs : "Il est donc faux de dire qu'aujourd'hui, le pastoralisme est un rempart contre la fermeture des milieux car ces derniers se referment de toute façon très massivement partout."
De manière générale, dans une commune, la cinquantaine de petits élevage d'une trentaine d'animaux pont été remplacé par une ou deux exploitations d'un nombre égal de tètes. Car c'est la disponibilité en nourriture qui fixe le nombre d'animaux.

ouragan | 29 juin 2020 à 11h49
 
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27 actions en justice, qui ne règleront pas le problème, puisque vous êtes si nombreux, prenez vos pelles et vos pioches et construisez un mur pour séparer bêtes sauvages, humains et leurs troupeaux.
On veut de l'écologie en se foutant de la vie des locaux (au fait il y aurait pas quelque chose de mieux à faire chez-vous? , fumées, ozone, oiseaux des villes etc) hé ben on assume!
J'avoue que si chez-moi il y avait des pétrels à protéger, il ferait pas bon d'envahir la plage.

pemmore | 29 juin 2020 à 12h08
 
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Dans le silence du droit interne, l’article 22 de la directive Habitats constitue la principale disposition fixant le cadre juridique de la réintroduction.

les Etats membres : étudient l'opportunité de réintroduire des espèces de l'annexe IV, indigènes à leur territoire, lorsque cette mesure est susceptible de contribuer à leur conservation, à condition qu'il soit établi par une enquête, tenant également compte des expériences des autres États membres ou d'autres parties concernées, qu'une telle réintroduction contribue de manière efficace à rétablir ces espèces dans un état de conservation favorable et n'ait lieu qu'après consultation APPROPRIÉE DU PUBLIC CONCERNÉ

La concertation qui a eu lieu en l’espèce ne peut, en aucune façon, être considérée comme « appropriée ».
Ainsi, l’acceptation sociale, c’est-à-dire l’approbation, était une condition incontournable pour que puisse être engagée la nouvelle phase du programme et l’introduction d’ours supplémentaires.

L’acceptation sociale locale était donc un préalable tant au renouvellement d’opérations de réintroduction qu’au succès d’une opération de restauration d’une population d’ours. La consultation, si elle avait eu lieu réellement, aurait permis de révéler que l’acceptation sociale locale n’existait pas.

Le défaut de consultation a entaché la décision litigieuse d’un vice emportant son illégalité.

ouragan | 29 juin 2020 à 14h04
 
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Des pétrels en Vendée, pemmore ??? En migration, c'est possible, mais s'agissant d'oiseaux de haute mer (pélagiques) ne nichant pas sur le littoral métropolitain mais au plus proche aux Canaries et Madère pour certaines espèces, les plages de Vendée sur lesquelles vous semblez veiller si jalousement ne doivent pas en être trop encombrées, soyez rassuré ! Au passage, on appréciera votre sens de l'accueil touristique...
Les actions financées dans le cadre de Natura 2000 (entre autre stratégie en faveur de la biodiversité sauvage) rapportent gentiment aux gestionnaires d'espaces ruraux, agricoles ou forestiers qui contractualisent. Et là, je connais quelques farouches allergiques à l'écologie parmi des propriétaires fonciers, des agriculteurs, des forestiers, etc. qui acceptent sans sourciller les sous de l'écologie... Curieux, non ?!
Tout comme il est curieux de considérer que les personnes soucieuses d'écologie ne seraient pas aussi chez elles en milieu rural : il y en a tout plein qui y habitent, y vivent et sont donc aussi des "locaux", savez-vous ?!

Pégase | 29 juin 2020 à 14h11
 
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@ mr Pegase,
j'ai dit pétrel comme on dirait d'autres oiseaux de mer, il y a quasiment rien que des goélands c'est tout, un cormoran en perdition de temps en temps, rien à voir avec l'extrème richesse des côtes bretonnes, le seul animal que j'aurais aimé savoir à côté sont les marsouins, ils ont du être décimés par les engins de pêche.
Je vais juste dire une chose, c'est bien plus facile de faire de l'écologie chez les autres que chez soi surtout politiquement, voter écolo et rouler en diésel ne semble pas incompatible, la présence des ours en Ariège reste de l'écologie à la petite semaine, c'est vendeur, l'animal est beau, malin et gourmand, , mais ne changera rien à la planète, la disparition des bancs d'anchois, des lièvres de mer et autres dont personne ne parle, a des conséquences bien plus importantes, dans un pays ou le manque d'eau progresse, la lutte contre les ragondins qui détruisent les berges des lacs et des étangs est inexistante, c'est pas l'eau qui file vers la mer qui remplit les nappes phréatiques mais celle qui se perd par la porosité du fond.. Les paysans que je connais sont à cheval entre écologie, (phalénie, culture en butte, brf,et efficacité graines enrobées.
Mais vend du cidre de pommiers devenus sauvages sans sulfites)

pemmore | 29 juin 2020 à 16h02
 
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Exemple d'écologie fondamentaliste chez les autres :
Le gardiennage permanent de jour comme de nuit apparaît comme l’axe central du système de défense contre les prédations de l’ours proposé par le ministère de l’écologie et les écologistes endoctrinés aux éleveurs.

C’est oublier d’une part que le 1er ministre, par son décret du 15 septembre 2003 relatif à l’appellation d’origine contrôlée « Barèges-Gavarnie » (J.O., 20 septembre 2003, n°218, p. 16137) portant sur la viande ovine issue de la race barégeoise a interdit aux éleveurs concernés de garder leurs bêtes pendant leur séjour dans les estives pyrénéennes.

Il est ainsi indiqué à l’article 3 de ce décret que, « dans chaque troupeau, les critères de sélection génétique doivent correspondre à la pratique de l’estive en liberté ».

L’article 4, pour sa part, arrête les quatre étapes successives de l’élevage des animaux. Le 4e alinéa de cette disposition a trait à la période estivale et précise que, une fois conduits dans les pâturages appelés « estives », « les animaux y pâturent en liberté totale de jour comme de nuit ».

L’article 5, pour sa part, n’est pas moins explicite lorsqu’il détermine l’alimentation autorisée et signale que « pendant la période d’estive, seule la pâture est autorisée ». Un parcage de nuit imposant la mise à disposition de foin est donc, pour cette raison supplémentaire, interdit.

Mais encore une fois écologie et démocratie ne font pas bon ménage!

ouragan | 29 juin 2020 à 16h21
 
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Si les communes littorales changeaient leur manière de "nettoyer" les plages de la laisse de mer (tous les matins en période touristique au tracteur avec engin spécialisé supprimant tout sur son passage, sans aucun distinction) et acceptaient de créer des secteurs refuges (avec gestion confiée au Conservatoire du littoral par exemple), les oiseaux d'eau seraient plus nombreux et les espèces plus diversifiées.
De même, si les communes rurales s'abstenaient de broyer au printemps tous les quatre matins la végétation des accotements de leurs chemins ruraux et ainsi tout ce qui se trouve dedans, ne dégageant que la bande centrale, la faune sauvage serait un peu moins matraquée dans les campagnes. Curieux que les chasseurs, qui se prétendent premiers écologistes à la moindre occasion, ne se battent pas pour cela. Peut-être parce que justement, les chasseurs dans leur ensemble et mis à part quelques exceptions (chez de rares techniciens des fédés notamment) sont incompétents en écologie appliquée.

Pégase | 29 juin 2020 à 16h57
 
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Comme on peut le constater le cheval ailé ne peut s’empêcher de stigmatiser les ruraux et les chasseurs. Pourtant ce sont dans nos ruralité que la biodiversité est la plus riche et la mieux préservée.
Chaque année se sont 70 000 ha qui disparaissent sous le béton et l'asphalte mais ce qui compte pour les fondamentalistes se sont les accotements de nos chemins ruraux.
Bien sur le premier écologiste randonneurs qui se blesse sur un chemin rural porte plainte immédiatement si il est mal entretenu.
Une des revendications des défenseurs de la nature pour justifier le retour des ours et des loups est je cite : qu''ils apportent des millions de touristes qui viendront piétiner ce que nous avons su préserver.
par pitié restez chez vous et laissez nous préserver notre nature :
Les véritables créateurs des parcs nationaux du monde ne sont pas les idéologues et les
évangélistes du mouvement écologiste, mais les peuples indigènes qui ont façonné leurs paysages grâce à un savoir et une vision emmagasinés à travers d'innombrables générations.

ouragan | 29 juin 2020 à 20h57
 
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Les terres agricoles qui sont urbanisées chaque année en France ne sont pas, à ce que je sache, réquisitionnées de force par les collectivités et encore moins spoliées à leurs propriétaires. Elles sont acquises le plus légalement du monde à des vendeurs qui agissent en toute connaissance de cause. Lesquels sont des propriétaires fonciers et ou/des exploitants, retraités ou encore actifs, qui réalisent ainsi une opération financière (certes généralement au prix établi par les Domaines mais parfois bien mieux quand la demande est forte) si l'opportunité s'offre à eux.
Mais là aussi, en cherchant un peu, il doit bien avoir moyen de mettre ces transactions foncières de gré à gré sur le dos des environnementalistes, tant ils ont le dos large. C'est si commode et cela permet très opportunément de détourner l'attention du public des véritables raisons de la vente à la découpe du foncier agricole, le tout en se donnant des allures de grand défenseur du milieu rural, pur et parfait, contre tous les méchants écologistes.

Pégase | 30 juin 2020 à 09h49
 
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@ me Pégase, ben pour les petrels, ça me disait tout de même quelque chose en Bretagne, il y en a dans les petites îles autour de Molène très surveillés ça ça niche dans des terriers.
Pour moi toute terre agricole qui cesse d'avoir un usage agricole ou forestier doit être astreinte à un minima de 10 € le m2 dont 50% est reversée à la caisse de retraite agricole.
soit de 4000€ l'ha à un minima de 100000€ l'ha, ça en calmerait des envies de destruction à but commercial.
" les communes littorales"
Tout à fait d'accord avec vous, rien à changer.

pemmore | 30 juin 2020 à 15h39
 
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Les terres agricoles qui sont urbanisées chaque année en France changent donc de catégorie non pas par le fait du propriétaire mais bien par celui de la collectivité.
Ensuite la taxe foncières d'un terrain constructible et les taxes qui s'y ajoutent n'ont plus rien à voir avec celle d'une terre agricole.
Tenez vous bien : Cette possibilité d'augmenter les taxes offerte aux conseils municipaux est applicable sur l’ensemble du territoire. Elle vise à lutter CONTRE LA RÉTENTION FONCIÈRE en renchérissant pour le propriétaire le fait de garder son terrain au lieu de le mettre sur le marché.Les environnementalistes qui volent trop haut s'en prennent donc comme toujours aux paysans en les stigmatisant. Cela permet très opportunément de détourner l'attention du public des véritables raisons de la vente à la découpe du foncier agricole, en mettant la faute comme toujours sur les ruraux!

ouragan | 30 juin 2020 à 17h49
 
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@Pemmore il existe une taxe sur la plus valu en cas de déclassement d'une terre agricole en terre constructible.

ouragan | 30 juin 2020 à 20h29
 
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Moi je ne suis pas d'accord pour qu'on réintroduise des ours qui se font tirer comme des lapins. C'est facile de dire de remplacer ce pauvre ours immédiatement, mais si le prochain sert aussi de cible , à quoi cela aura t-il servi ? En fait les écolos se contrefichent de la vie de ces ours qui leur servent de vitrine pour dire qu'ils ont gagné leur pari. Il faut régler le problème avant toute réintroduction: oui, les locaux n'ont jamais demandé de réintroduction de ces animaux car ils prévoyaient ce qui se passe aujourd'hui: que leurs bêtes serviraient de garde-manger dans l'indifférence générale; on leur paye un dédommagement et basta, c'est inadmissible.L'argent public doit servir à autre chose. Je pars du principe qu'il n'y a aucune raison que la vie d'un ours passe avant celle de milliers de brebis, c'est NON.Donc il va bien falloir étudier des réserves fermées qui seront dédiées à l'ours et le plus vite on les installera , le mieux ce sera.Prenez donc exemple sur ce que font les pays qui parviennent à garder des animaux dangereux en présence des populations. Est -on trop stupide en France pour y arriver? Oui , je le crois, car les deux parties ,éleveurs et écolos, sont bornés et totalitaristes, ce qui n'est pas une preuve d'intelligence.

gaïa94 | 01 juillet 2020 à 16h29
 
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@gaia Comme vous le faites remarquer les écolos se foutent de l'ours du loup et de tout le reste pourvu que ça leur rapporte.
Comme vous le faite remarquer la population concernée était contre les réintroductions. C'est une des conditions demandée par la directive habitat qui n'a pas été respecté parmi tant d'autre.

les Etats membres : étudient l'opportunité de réintroduire des espèces de l'annexe IV, indigènes à leur territoire, lorsque cette mesure est susceptible de contribuer à leur conservation, à condition qu'il soit établi par une enquête, tenant également compte des expériences des autres États membres ou d'autres parties concernées, qu'une telle réintroduction contribue de manière efficace à rétablir ces espèces dans un état de conservation favorable et n'ait lieu qu'après consultation APPROPRIÉE DU PUBLIC CONCERNÉ.
Mais ça c'est de la démocratie, pas de l'écologie!

ouragan | 02 juillet 2020 à 09h30
 
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Ouragan: vous avez raison, il y belle lurette que nous ne sommes plus en démocratie en France, si tant est que nous l'ayons été un jour. L'esprit gaulois aime la discorde et les rapports de force , les générations passent et cela ne change pas. Ces attitudes guerrières repoussent toute réflexion intelligente , on le voit d'ailleurs partout dans les problèmes économiques français et pas que dans l'écologie. L'écologie devrait en réalité bénéficier à tout le monde si elle était bien menée. Ce qui est possible, avec de la bonne volonté, et impossible quand chaque partie campe imbécilement sur ses positions,et ce durant des dizaines d'années qui prouvent le non-sens dans lequel elles s'enferment.

gaïa94 | 02 juillet 2020 à 19h23
 
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L'écologie devrait rimer avec économie, ne pas gaspiller, chercher des solutions plus raisonnables, des choses qui durent, plus performantes, sauf que ici dès qu'on vend de l'écologie on doit passer au tiroir caisse.
Je regardais ça hier pour le contrôle technique pour ma vieille mondéo qui roule à l'éthanol sans la moindre modif, écologie active et moins de pollution: 80€ le recycleur m'en propose 60.
Les délires politoécologiques du gouvernement impactent l'arrivée d'escrocs bien installés sur la place.
Le mec(nana) qui refuse le contrôle technique fait quelque part un devoir de citoyen. (31€ en Belgique, un peu plus en Allemagne) et l'Europe dans tout ça?

pemmore | 02 juillet 2020 à 22h56
 
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@Gaia "les deux parties ,éleveurs et écolos, sont bornés et totalitaristes,"
C'est possible, la seule différence c'est que les éleveurs et bergers participent à la coexistence en mettant en place les mesures de protections:
7 heures de travail supplémentaires par jour en alpage selon une étude faite par le CERPAM et L’Institut de l'Élevage,
- la prise en charge de nombreux chiens de protections dangereux pour le tourisme et pour la faune sauvage,
- le stress et le harcèlement due aux attaques et aux diffamations des écologistes,
- la crainte de ne pouvoir être à la hauteur ou de tomber malade,
- la hantise de devenir coupable de tout les maux environnementaux de la planète puisque le pastoralisme, incompatible avec les grands prédateurs, devient la cible des écologistes fondamentaux.

Par contre du coté écolo : Rien, nada... Il suffirait de demander aux défenseurs des grands prédateurs de faire chaque jour, y compris le week end et les jours férié 1 quart d'heure supplémentaire de travail non rémunéré et non reconnu socialement pour que l'ardeur des écologistes à les protéger fondent comme neige au soleil.

ouragan | 03 juillet 2020 à 09h28
 
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ouragan: complètement d'accord avec vous! C'est pourquoi , pour en finir , et si on veut vraiment maintenir l'ours dans les Pyrénées , où il a aussi le droit de vivre , il faudra en venir à le séparer des éleveurs, qui ont le droit d'être tranquilles et de déambuler avec leurs troupeaux sans être inquiétés et surtout sans que leurs bêtes fassent les frais de cette politique mal menée de repeuplement. Croyez vous qu'en Inde, on laisse les troupeaux de bétail sous les yeux des tigres ? Pareil aux USA ou au Canada avec les ours et les pumas! Ces pays ont réfléchi à la gestion des animaux et s'en tirent très bien. Seulement voilà ,ils ont créé de vraies réserves et en France on ne veut pas s'y résoudre , pourquoi ? La montagne est suffisamment grande pour que l'on puisse se partager son territoire, ainsi il faut que chacun y mette du sien.Sinon, les ours et les brebis et les éleveurs continueront à mourir.

gaïa94 | 03 juillet 2020 à 12h28
 
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@ mr Ouragan
constat pertinent car on trouve toujours des volontaires pour surveiller le départ des petites tortues, les nidifications d'oiseaux rares sur les plages bretonnes, le dévouement des marées noires, mais personne sur les alpages à protéger les ours, est-ce que les Pyrénéens ne sont pas acteurs de la protection des ours (voire vautours) et que l'écologie pour eux a d'autres causes bien plus urgentes ?

pemmore | 03 juillet 2020 à 12h32
 
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Les associations FERUS, avec le programme Pastoraloup, et le WWF proposent précisément à des volontaires formés de venir épauler des bergers. Libres à ces derniers d'accepter ou de refuser. Mais proclamer que les associations ne font rien dans ce sens est faux.

Pégase | 03 juillet 2020 à 13h32
 
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Avec moins de 1 % du personnel affecté à la protection, et des éleveurs qui ne renouvellent pas les contrats, quelle est la légitimité de pastoraloup ?
Mieux qu'un long discours, voici le témoignage d'un bénévole qui est devenu éleveur : « passage de l'abstrait vers le concret » Extrait : Cette étudiante en biologie à Bordeaux a décidé de passer quelques temps sur les estives au titre d’éco volontaire du Groupe Loup France (aujourd’hui FERUS). La problématique du loup l’intéresse ; elle veut comprendre et se rend donc sur le terrain avec la foi du charbonnier. Dix ans, ont passé : « Foin des utopies, des envolées pour une nature ensauvagée. « La vie ici est un enfer » lance t-elle, l’œil noir. « Je n’ai plus de vie de famille, nous sommes épuisés et je tremble chaque jour pour mes deux enfants que je ne peux tout de même empêcher de sortir de la maison. Financièrement, c’est la catastrophe.

Pastoraloup, c'est quoi ? Prétendre que la majorité des attaques sont l’œuvre de chiens (cf déclaration du président de Férus dans Marianne 09/2103), mais proposer des protections contre les loups, n'y aurait il pas une incohérence QUI SERT SURTOUT A RAMASSER DE L'ARGENT FACILE.
Les plus intégristes sont formels : "il faut cesser toute aide de type Pastoraloup, qui ne font que renforcer l'idée que oui, décidément, les grands prédateurs posent des graves problèmes aux éleveurs et l'idée qu'ils ont un rôle socialement et écologiquement utile."

ouragan | 03 juillet 2020 à 15h41
 
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Vous pouvez toujours faire des manifs et inscrire partout : "Non à l'ours" ou "Non au loup", ils ne savent pas lire.
Blague (répétitive) à part, la question est de savoir comment gérer, comment "faire avec" ces prédateurs, parce que pour le reste, c'est de la discussion et de l'hostilité bien inutiles.
Quant aux attaques contre les "Zécolos", voilà bien un combat d'arrière garde.

petite bête | 03 juillet 2020 à 20h02
 
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Voici un autre témoignage d'un autre bénévole pastoraloup :
Après une semaine, Géraldine a pris ses habitudes. Lever vers 8 heures, une première tournée d’inspection pour vérifier que la nuit n’a été marquée par aucune intrusion, puis une journée occupée entre rando, lecture et sieste.
Elle avoue ne pas savoir si sa présence est dissuasive, mais la juge au moins «rassurante» pour le couple d’éleveurs.
Claire Lapie en convient également : ce bénévolat, aussi soulageant soit-il, reste un «pansement sur une jambe de bois».
Ce mardi matin d’août, Yann Rudant, aidé de son ami Edgar et d’Arnaud, salarié à mi-temps, viennent de poser près de deux kilomètres de filets électriques dans les pentes empierrées. Un boulot éreintant, à renouveler dès que la nourriture vient à manquer . Au total, estime-t-il, la pose de ces filets représente près d’une trentaine d’heures de travail par semaine.
Seul ceux qui volent avec des œillères tous savent que les dé&s sont pipés.
Le WWF qui sponsorise férus pour défendre le loup publie en 1997 : "Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs, (définies par les dirigeants sans aucune concertation avec la population concernée ndlr), sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage, en accord avec les réalités locales, afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /…/ »
Proclamer que les associations ne font rien est faux. Elles font tout pour éradiquer le pastoralisme et favoriser les G.P.!

ouragan | 03 juillet 2020 à 23h29
 
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Tout ça est lamentable et bien représentatif de notre pays ,hélas! Aucune concertation avant les projets , des catastrophes en série aussi bien pour les bêtes, ours et brebis,que pour les hommes, et il s'en trouve encore qui voudraient continuer comme ça!L'Etat est le premier responsable, il est temps qu'il joue son vrai rôle et cesse de laisser le terrain aux pieds nickelés.

gaïa94 | 04 juillet 2020 à 23h31
 
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Petite bête, le seul problème c'est que les éleveurs et bergers sont les seuls à participer à la coexistence avec les G.P.
Ensuite : En France, 84 % des surfaces classées en " haute valeur naturelle " correspondent à des zones d'élevage en plein air (Alpes, Corse, Franche-Comté, Massif central, Pyrénées…). »
Comment se fait il que les Zécolo comme vous dites se concentrent sur les terres que nous sommes les seuls a avoir su protéger?

Parmi les études, il y a celle coordonnée par le Pr Battaglini de l'Université de Turin (Département Sciences Agronomiques, Forestières et Alimentaires), dans le cadre du Projet ProPast et financée par la Région Piémont ; elle porte sur le changement néfaste observable de cette végétation des alpages piémontais depuis l’arrivée des loups. Elle est en ligne sur le site de la SoZooAlp, le titre est "Variation de la végétation pastorale dans le Piémont consécutive au changement de gestion du troupeau dû à la prédation du loup".
Nous ne comprenons pas pourquoi cette volonté de contrôle de la nature ne se tourne pas vers les zones de plaine gravement compromises par les activités humaines spéculatives, aussi bien industrielles qu'immobilières, alors qu'on assiste encore aujourd'hui à la prolifération de zones constructibles, de nouvelles aires artisanales, avec une bétonisation continuelle et injustifiée du territoire !

ouragan | 05 juillet 2020 à 09h22
 
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Bien dit mr Ouragan,
dans l'ouest les terres à l'abandon deviennent des ronceraies envahies de fougères, heureusement le climat n'est pas trop propice aux incendies, les villages sont bien équipés et on a encore dieu merci des volontaires .
Imagine le même souk dans ces montagnes, sur le nounours serait heureux, mais au premier incendie plus de nounourse, cramée la (ou les) bestiole et même un petit cadeau aux espagnols.

pemmore | 05 juillet 2020 à 12h00
 
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Mais voyons ouragan et pemmore, je lutte au quotidien contre ces projets destructeurs et contre la bétonisation: c'est extrêmement dur , il faut engager des procès qui coûtent bonbon qu'on n'est jamais sûr de gagner, écrire des lettres à longueur de journée à des responsables qui s'en contrefoutent et laissent les élus faire ce qu'ils veulent,alerter la presse , manifester , faire des pétitions, rechercher des fonds,...c'est autre chose que de demander tout simplement qu'un ours ou des loups soient réintroduits! Vous avez la réponse.

gaïa94 | 05 juillet 2020 à 23h52
 
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