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Actu-Environnement

À l'instar de l'ozone, les pics de pollution aux PM10 feront l'objet de procédures d'information du public

Promise par Nathalie Kosciusko-Morizet en juillet dernier, la circulaire relative à l'information du public sur les PM10, particules fines en suspension dans l'air ambiant, a été publiée à l'attention des préfets.

Transport  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
À l'instar de l'ozone, les pics de pollution aux PM10 feront l'objet de procédures d'information du public
   
Lors d'un déplacement au siège d'Airparif, l'association de surveillance de la qualité de l'air d'Ile-de-France le 4 juillet dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie avait réaffirmé que la circulaire en préparation sur les pics de pollution liés aux particules PM-10 serait prête « dans les prochaines semaines ».

Elle aura finalement été signée et publiée, le 12 octobre dernier. Ces particules dont le diamètre est inférieur ou égal à 10 millionièmes de mètre (PM10), sont émises par un large éventail de sources, comme les véhicules roulant au diesel, les processus industriels et les chaudières domestiques. Inhalées, elles pénètrent profondément dans les poumons et sont à l'origine de graves troubles cardiaques et respiratoires.
Cette circulaire demande aux préfets de mettre en place une information renforcée du public sur les niveaux de pollution par les particules PM-10, avec des recommandations sanitaires associées lorsque les niveaux dépassent 80 microgrammes par mètre cube (µg/m3) et 125 µg/m3 en moyenne sur 24 heures. Les recommandations sanitaires diffusées « par le biais de messages succincts et facilement compréhensibles » devront être « largement relayées dans les crèches et établissements scolaires, les maisons de retraite, auprès des organisateurs d'activités physiques et sportives (clubs, centres de loisirs…) et tout particulièrement auprès des personnes très sensibles (patients souffrant d'une pathologie chronique, asthmatiques, insuffisants respiratoires ou cardiaques…) ou qui peuvent s'avérer sensibles (personnes âgées). »

Par voie d'arrêté préfectoral ou interpréfectoral, les préfets devront également diffuser des recommandations comportementales. En cas de dépassement du seuil de 80 µg/m3, la circulaire recommande de réduire les vitesses de tous les véhicules, de pratiquer le covoiturage et d'utiliser les transports en commun. Elle préconise également d'éviter d'allumer des feux d'agréments (bois), de reporter les activités de brûlage de déchets verts (y compris l'écobuage) et de s'assurer du bon fonctionnement des dispositifs de dépoussiérage pour les émetteurs industriels.
En cas de dépassement du seuil de 125 µg/m3, la circulaire prévoit notamment de limiter l'usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules, limiter les transports routiers de transit, d'éviter le chauffage par le bois et le charbon et de reporter les épandages agricoles d'engrais. Ces recommandations concernent les émissions primaires et les émissions de polluants à l'origine des particules secondaires.

Le dispositif vient compléter l'information des populations, exigée par les directives européennes, que les préfets sont censés effectuer concernant les dépassements des valeurs limites annuelle et journalière applicables aux PM10 (nombre de jours de dépassement du niveau de 50 µg/m3 notamment).

Concrètement, ce dispositif sera semblable à celui existant pour l'ozone et pour lequel des procédures d'information du public et d'alerte ont déjà été mises en place. Rappelons que celles-ci sont basées sur les résultats de la surveillance réalisées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) : dès que la concentration en ozone de 180 µg/m3 est atteinte ou risque de l'être, des actions d'information de la population et de diffusion de recommandations comportementales et sanitaires, notamment à destination des personnes sensibles, sont mises en œuvre via les différents média – journaux, radios, TV – et supports disponibles, tel que les panneaux d'affichage à message variable, les sites internet des AASQA, leurs répondeurs ou Audiotel.

Réactions12 réactions à cet article

 
une annonce de plus

une bonne nouvelle,
mais il semblait que les dispositions concernant les autres polluants n'étaient pas respectées !
Annoncé, c'est bien mais faire qq chose de préventif serait tellement mieux.
Un peu comme pour les polluants de l'eau : la loi n'est pas respectée depuis des années en bien des endroits, Et les contrôles de qualité une mascarade.
Alors que dire d'une nouvelle annonce, ou un changement ?
A propos des particules, les filtres pour voitures (gros producteurs) existent depuis plusieurs années, ils suffiraient de les utiliser pour réduire cette pollution maintenant connue pour ses effets délétères.
Une décision pas très compliquée à prendre, bcp plus simple que de produire massivement des agro-carburants par exemple.
Curieux non ?

Enfin à vérifier...

Anonyme | 08 novembre 2007 à 02h25
 
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logique libérale et santé

Bonjour,

Les pics de pollution, véritables accès de fièvre de la qualité de l'air, appartiennent aux catégories de le GESTION et non de la PREVENTION. En effet, que disent ces capteurs et les moyennes qui en sortent de la qualité de l'air respiré par les piétons, les cyclistes, mais aussi les automobilistes enfermés dans leur boîte métallique et, tout habitant proche des rues ? Pas la vérité en tout cas! Ainsi aujourd'hui, alors que cela fait plus de 10 ans que les PM 10 , mais surtout les PM 2.5 sont dénoncées aussi dangereuses pour la santé que les particules d'amiante, "on" nous sort une note timide sur la prise en compte des PM 10... à ce rythme là la diésélisation à outrance du parc automobile peut continuer tranquillement avant que l'on prenne la mesure du désastre sanitaire qui s'annonce. Vous avez dit rupture? Je dirai ménagement du lobby automobile franco-français.

Cyclopède.

cyclopède | 08 novembre 2007 à 07h47
 
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Re:logique libérale et santé

les transports sont ultra-minoritaires (moins de 10%) dans les émissions de particules, qu'il s'agisse des PM10 ou même des PM2.5.

cf. le répertoire des émissions du CITEPA (page 85 et suivantes): http://www.citepa.org/publications/secten-fevrier%202007.pdf

les tableaux indiquent qu'en milieu urbain la conclusion est à peu près la même, même si la proportion due aux transports est plus élevée que la moyenne nationale.

j'aurais donc sur ce point une conclusion exactement inverse à celle de Cyclopède: la voiture est utilisée pour marquer les esprits plus que pour l'efficacité directe des mesures. Au détriment, donc, du lobby automobile.

Toto | 09 novembre 2007 à 10h12
 
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Re:Re:logique libérale et santé

Pour l'Ile de France, il y a une présentation très claire de la question sur le site Airparif: http://www.airparif.asso.fr/airparif/pdf/NUMERO30.pdf

bilan: transports = 36% dont
- voitures diesel: 13%
- livraisons: 9%
- poids lourds: 7%
- usure pneus, freins, routes: 5% (rmq: c'est ce poste qui rend aussi les couloirs du métro très pollués, si j'ai bien compris)

Toto | 09 novembre 2007 à 10h26
 
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De la poudre aux yeux

Il s'agit d'une énorme tromperie qui camoufle l'impuissance du Grenelle de l'environnement et des chefs d'état européens à prendre les décisions qui s'imposent pour sauver caque année année au minimum 22 000 vies dans 26 villes européennes(cf: etude APHEIS)
L'INVS a bien expliqué que s'intéresser aux pics de pollution n'avaient que peu d'intérêt: "on obtient un gain minime de 10% de mortalité attribuable à la pollution de l'air quand on supprime les pics journaliers, alors qu'on obtient une réduction bien plus importantede 43% si on abaisse de 25% la moyenne annuelle.
-l'OMS a fixé un seuil de 10 µg/m3 pour les PM 2.5 en moyenne annuelle;l a californie 12,5 et l'Europe est à la traîne à 26 µg/m3, alors que la commission, le parlement, et les experts ont mis en demeure les chefs d'état d'abaisser le seuil fin 2006.
-En 2007 les experts européens proposent mêmme d'abaisser le seuil à 5 µg/m3
En abaissant les PM 2.5 de simplement 20 à 15 µg/m3 dans 23 villes et pour 36 millions d'habitants, on éviterait 5 500 décès!
Dr Jean SCHEFFER Cardiologue jean.scheffer@laposte.net

060544 | 09 novembre 2007 à 17h29
 
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Re:logique libérale et santé

Je pense que vous avez raison, le lobbyng diésel en France a encore de beaux jours devant lui. Mais c'est un premier pas et à défaut d'obtenir l'interdiction totale des diésels dans les grandes villes comme c'est le cas au Japon, il faut au moins réduire la circulation des diésels par une taxation à l'entrée et à la sortie des grandes villes tout en favorisant fiscalement les véhicules bi carburant ethanol essence et electrique essence.

antidiesel | 12 novembre 2007 à 18h07
 
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Re:De la poudre aux yeux

Je vous rejoins tout à fait. Il n' y pas de volonté politique en France pour stopper la diésélisation du parc automobile avec les funestes conséquences, versus scandale de l'amiante, qui s'en suivent et vont s'en suivre sur la santé des Français.
Je reviens d'une grande ville d'Allemagne où les particuliers roulent dans leur grande majorité à l'essence sans plomb, (seul les taxis roulent au gasoil)... et l'air est d'une qualité sans comparaison avec celui des grandes villes Françaises. C'est nettement et franchement plus respirable qu'en France dans les villes.

antidiesel | 12 novembre 2007 à 18h18
 
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Re:Re:logique libérale et santé

Il est tout de même curieux que l'air soit d'une bien meilleure qualité dans les grandes villes Allemandes, où les particuliers roulent majoritairement à l'essence y compris les utilitaires; qu'en France où la majorité des particuliers roulent au gasoil avec des véhicules diésel.

antidiesel | 12 novembre 2007 à 18h26
 
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Re:Re:Re:logique libérale et santé

Bonjour
avez vous un lien / des données sur les grandes villes allemandes?

toto | 12 novembre 2007 à 19h58
 
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Re:une annonce de plus

c'est en place "de facto" avec la prochaine norme européenne

toto | 12 novembre 2007 à 20h00
 
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Re:Re:Re:Re:logique libérale et santé

Bonjour

Non malheureusement je n'ai pas de lien sur les données concernant les grandes villes Allemandes. Cela dit je vais me renseigner.

antidiesel | 15 novembre 2007 à 12h02
 
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Re:De la poudre aux yeux

Je suis effectivement d'accord avec toutes vos remarques qui font je l'espère consensus chez tous les spécialistes de la pollution atmosphérique.
Mais dans les faits, c'est tout notre mode de vie qu'il faudrait revoir.
De plus, les seuls sites que je connaisse ne présentant aucune polution particulaire, du moins jusqu'à 0,1 µm, ce sont les salles blanches.
Il faut sans doute essayer de limiter la mortalité prématurée imputable aux activités humaines mais après il y aura sans doute toujours un seuil en dessous du quel nous ne pourrons pas descendre.

lionel | 28 novembre 2007 à 10h48
 
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