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L'agence de l'eau Seine Normandie lance un appel à projets dédié aux prairies permanentes

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
L'agence de l'eau Seine Normandie lance un appel à projets dédié aux prairies permanentes

Pour contrer la tendance à la réduction des herbages au profil des grandes cultures, l'agence de l'eau Seine-Normandie lance un nouvel appel à projets dans le cadre de l'expérimentation du régime d'aide de paiement de services environnementaux (PSE). L'objectif ? Mieux protéger les aires d'alimentation de captages en eau potable.

Le dernier état de lieux de l'agence montre en effet que les surfaces en prairies permanentes représentaient 37 % de la surface agricole utilisée en 1970 et seulement 19 % aujourd'hui. Et près de 30% des points de prélèvements en eaux souterraines utilisés pour l'alimentation en eau potable ont des niveaux de contamination en pesticides et/ou en nitrates qui dépassent d'au moins 75 % les normes pour l'alimentation en eau potable.

L'appel d'offres cible les collectivités compétentes pour la gestion d'aires d'alimentation de captages et déjà engagées dans une démarche territoriale (plan d'actions et animation en cours sur l'aire d'alimentation de captage).  Il se concentre uniquement sur les prairies qui permettent de répondre aux enjeux de restauration de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques et de préservation de la biodiversité. Et il donne une priorité aux aires d'alimentation des captages prioritaires. Doté de 10 M€, il permettra de subventionner à 100 % les actions retenues et à 80 % les études opérationnelles ou l'accompagnement.

Les collectivités ont jusqu'au 16 avril 2021 pour candidater.

Cette expérimentation découle du plan biodiversité, qui prévoit un budget de 150 millions d'euros, mobilisés sur les programmes d'intervention des agences de l'eau, pour valoriser les bonnes pratiques des agriculteurs. Ce nouveau régime d'aide a été accepté par Commission européenne en février 2020.

Début 2020, un premier appel à manifestation d'intérêt a permis de faire émerger 11 projets de territoires. Les collectivités porteuses devraient pouvoir proposer des PSE aux agriculteurs de leur territoire dès l'été 2021

Réactions35 réactions à cet article

 

Bref avec 20 ans de retard sur les propositions des environnementalistes et de certaines associations, voilà une agence qui essaye de sauver ce qu'il reste de prairies. Mais cela n'a de sens que si on valorise les productions d'élevages sur herbe qui en sont issues. Et cela n'intéresse pas l'agro-business, qui veut de l'élevage hors-sol, avec cultures intensives et gros machinisme agricole, irrigation, intrants, pesticides, et endettement des exploitants afin de pouvoir les tenir dans son système. Heureusement, certains de ces exploitants en ont assez d'être exploités. Mais il leur faut bien du courage pour accepter de marginaliser par rapport au système, aux collègues, au Syndicat, à la sacro-sainte Chambre et ses grands-prêtres.

petite bête | 01 mars 2021 à 09h49
 
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La mauvaise foi, pas de l'écologie, mais pouvoir encore essorer la nappe phréatique encore et encore et remplir les piscines des bourgeois parisiens.
Mais pour remettre tout en place faudra 40 ans, les lombrics qui avaient drainé ces terres et permis à l'eau d'entrer dans le sol ben ils ont disparu.
Ben oui un souterrain de lombric, d'après mon fils, écolo à donf, il y en a jusqu'à 5 m sous terre, 2m c'est banal, et la ou les bestioles ont mis 40 ans à le creuser, c'est tout ces minis forages qui permettaient à l'eau de rejoindre la première nappe phréatique, celle qui alimente le réseau urbain.
La Bretagne, la Normandie, les Pays de la Loire, ne sont pas des régions de culture industrielle, mais les éleveurs ne gagnent pas leur vie, insuffisamment rémunérés, ces agences de l'eau, riches à milliards n'ont qu'à rémunérer les paysans pour leur contribution au bien commun.

pemmore | 01 mars 2021 à 12h59
 
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une prairie permanente est un excellent filtre à eau à conditions de ne jamais laisser mourir l'herbe l'été, sinon le sol se fissure et laisse passer l'eau sans filtration !
Quand on dit que les sols agricoles se minéralisent c’est qu’ils perdent leur biomasse et ils perdent leur biomasse parce qu’ils n’en fabriquent pas assez ! Sans biomasse les sols deviennent trop perméables, les eaux qui alimentent les nappes phréatiques ne sont pas assez filtrées et les cultures manquent rapidement d’eau. La période idéale pour faire de la biomasse (et donc de la photosynthèse) c’est l’été mais pour cela il faut de l’eau, comme en France on diminue les surfaces irriguées de 10% par an pour alimenter des villes qui ne recyclent pas l’eau on amplifie la désertification, on s’attaque sérieusement à notre sécurité alimentaire , on détruit la biodiversité (un sol sec c’est un sol mort) et on en arrive même à dérégler le climat.

laurent | 01 mars 2021 à 16h04
 
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Il est vrai que ces agences sont de véritables tirelires ! Tellement qu'elles sont en incapacité de tout dépenser et que l'Etat a créé un "plafond mordant" pour que leur pactole contribue tout de même au budget national.
Quand on connaît l'effectif pléthorique de ces agences qui, quand elles étaient dites "agences financières de bassins", s'occupaient (un peu) de techniques et qui, maintenant qu'elles sont "agences de l'eau", ne discutent que de calcul des redevances, ont perdu tout contact avec la technique, et sont incapables de financer ne serait-ce que la mise aux normes des stations d'épuration urbaines.

Albatros | 01 mars 2021 à 18h02
 
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Les agences de l'eau APPLIQUENT la politique DECIDEE ET VOTEE par les comités de bassin et n'ont pas de réel pouvoir décisionnaire sur ce qui est voté. Elles sont d'autre part rackettées par Berçy sous le doux euphémisme de "plafond mordant". Mais elles constituent, quelques défauts réels qu'elles aient par ailleurs, un bouc-émissaire facile et pratique. Si vous trouvez que l'argent est gaspillé, adressez-vous, pour Loire-Bretagne, aux commissions "Finances et programmation" et "Commission des aides". Quand comprendra-t-on que les agences sont constituées de techniciens et ingénieurs qui mettent en œuvre la politique décidée par les comités de bassins? Et leurs effectifs ont fondu ces dernières années. C'est en tant qu'ex-membre de comité de bassin que je les défends.

petite bête | 01 mars 2021 à 19h42
 
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Le plafond mordant est bel et bien la conséquence du fait que les agences de l'eau sont incapables de dépenser l'argent dont elles disposent pour améliorer les performances de traitement de l'eau notamment (surtout celles des STEU qui ne sont pas encore aux normes en 2021 !!!).
Pour illustrer la pléthore de l'effectif, j'ai souvenir de réunions avec 2 ou 3 représentants de secteurs d'activités et au moins une dizaine de "chargés de mission" de l'agence. Lors du tour de table, chacun annonçait qu'il était "en charge du calcul de la redevance".
Tant de monde pour calculer une redevance qu'on ne sait pas dépenser m'interpelle...
L'argent n'est pas gaspillé, il n'est tout simplement pas dépensé.
Le "plafond mordant" (concept intéressant découvert à cette occasion) n'est pas un racket de l'Etat mais simplement une conséquence de cette incapacité.
C'est du vécu, n'en déplaise...
Courage à ceux qui produisent.

Albatros | 02 mars 2021 à 17h39
 
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Les agences de l'eau ne sont pas libres de dépenser : elles APPLIQUENT (j'insiste) les décisions du Conseil d'administration, reflet et mandaté par le comité de bassin composé de : élus (2/5), usagers économiques(1/5) et non-économiques (1/5), représentants de l'Etat (1/5). Je ne sais quelle est votre expérience dans ce domaine, mais après 18 années (3 mandats) de Comité de bassin, je pense savoir à peu près de quoi je parle, mon "vécu" venant de l'intérieur. Les agences de l'eau ne peuvent s'auto-saisir des dossiers et des projets, même si elles essayent d'en impulser certains par des "appels à projets". Par contre il y a effectivement beaucoup à dire sur la composition des comités de bassin. Votre rancœur est justifiée mais se trompe de cible. C'est un peu comme si on accusait les enseignants d'être responsables des programmes qu'ils doivent appliquer.

petite bête | 02 mars 2021 à 18h04
 
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Tout n'est pas que prairies en Normandie. La Normandie bucolique des champs de pommiers et des vaches pies, c'est une image d'Epinal pour le reste de la France. Certes, vous avez des zones où ce paysage domine, peut être, ou sûrement, car le sol ne permet pas de grandes cultures intensives (Pays d'Auge par exemple, avec les longères aux colombages que les parisiens et les anglais adorent). Mais vous avez aussi des zones nettement plus aptes aux cultures intensives, type le Bessin à l'Ouest de Caen, ou dans l'Eure, voire le Nord de la Seine Maritime (Caux, Bray?). Vous avez aussi pas mal de prairies qui sont surtout devenues des lotissements. Mais çà n'explique pas, alors, comment on trouve tous ces résidus dans l'eau. Une chose est sûre, conserver une prairie, c'est bien et j'approuve.. à condition de lui trouver une activité... économique, s'entend! Là, par contre, çà va râler.
Je note sur mon carnet que les agences de l'eau sont pleines au as et qu'elles embauchent des techniciens, je m'en vais de ce pas y postuler.... mais cette description ne corrobore pas exactement avec celle que je me faisais de ces organismes. Et je pense qu'avant de financer à-tout-và une remise à niveau des STEU, il serait bon de savoir POURQUOI ces STEU ne sont plus aux normes. Ne serait-ce pas parce qu'on se soucie très peu de savoir si leurs capacités de traitement sont en phase avec l'urbanisation projetées des communes?

nimb | 03 mars 2021 à 06h48
 
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nimb il me semble que, pour une raison que j'ignore, elles n'ont jamais été aux normes.
Quant aux polluants, quand on cherche bien, on trouve...

Albatros | 03 mars 2021 à 09h45
 
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Les agences -même Seine-Normandie qui est la plus "riche" de toutes - ne sont pas "pleines aux as", et depuis quelques années certaines aide ne peuvent plus être affectées. Il ne faudrait pas confondre budget et affectation des aides, encore une fois attribuées par le Comité de bassin via le CA, et non par l'agence elle-même.
Votre commentaire sur les "cultures intensives" me laisse dubitatif, comme s'il s'agissait de les développer partout où c'est possible. Cette "obligation", avec toutes les pollutions qu'elle génère, n'est créée que par le lobby de l'agrobusiness, et ce n'est pas parce que les agriculteurs sont trop souvent contraints voire étranglés par un système qu'ils doivent obligatoirement s'y soumettre. Le maïs à tout va n'est pas l'horizon indépassable, surtout face au changement climatique. Et il n'est pas réjouissant que dans notre pays il y ait plus de tracteurs que d'agriculteurs. Ne parlons pas de "paysans", cela n'existe plus que dans la pub et au salon de l'agriculture, musée (effectivement vivant) de tout ce que l'agriculture n'est plus. Cela tombe bien : les musées sont fermés!

petite bête | 03 mars 2021 à 10h00
 
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Albatros. Parlez vous de normes techniques (particuliers) ou de règlements juridiques (plus généraux) ? Parlez vous des petites ou des grosses STEU? A ma connaissance, une STEU est une installation classée, donc elle doit rendre des comptes sur ses rejets selon un arrêté préfectoral, qui définit par exemple un débit maximal, et des concentrations maximales en polluants. A l'époque où je travaillais sur ce type de sujet (çà fait un peu plus de 10 ans , certes!), on demandait essentiellement les paramètres de base (DCO, DBO, MeS, N, P) surtout pour les petites STEU. Pour les grosses, on demandait un peu plus de composés, selon la nature du bassin industriel (hydrocarbures, Cl, métaux lourds par exemple), mais hormis 2-3 études nationales ciblées qui élargissaient à des micropolluants, ce n'était pas encore monnaie courante de "chercher", et d'ailleurs, techniquement parlant, c'était encore ardu de doser du micropolluant dans du pipi-caca.
Je me (vous) pose donc 2 questions:
- est-ce qu'une STEU est redevable d'autre législation qu'un arrêté ICPE?
- est-ce que le dosage des micropolluants est désormais systématique sur des rejets de STEU?
Si vous connaissez la réponse, je vous suis tout ouïe.

nimb | 03 mars 2021 à 10h00
 
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Il faut reconnaître un comportement de voyous de ces fournisseurs de flotte.
En Vendée suite à la destruction de toute la robinetterie : remise en pression en hiver alors que tout était purgé, non réparé non indemnisés on a décidé de supprimer le compteur, les grands-parents n'avait mis l'eau de ville qu'en 1965, le puits suffisait largement.
10 ans après une société voyouse nous a imposé un compteur avec un nombre de m3.
On doit avoir le droit de ne pas se raccorder tout de même!
Etonnant dans un pays en manque d'eau 80 m3!.
Sur mon terrain en Sarthe qui fut un terrain de loisirs, puis le percheron de Manu avait pris la place, décédée la si gentille bestiole mais proche de la tonne, donc il me l'a vendu.
Bien sur il y a un compteur, pour ouvrir le compteur on me demande 1000 €.
Ca fait cher l'ouverture d'une vanne puis l'abonnement.
La nappe phréatique n'est qu'à 2 m, je ne vais pas me prendre la tête, de toute façon, comme tout le coin a été équipé de tuyauteries en chlorure de vinyle, faut surtout pas boire ce liquide.
Cher et empoisonné le breuvage, l'ire de Bacchus, un cancer hors de prix à notre époque.

pemmore | 03 mars 2021 à 10h05
 
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Pour petite bête : il ne faut pas prendre la mouche dès que vous lisez le mot "intensif". Je faisais tout simplement référence au type de cultures actuellement pratiquées dans chacun des bassins de vie que je citais. Les conditions pour cultiver l'orge ou le blé sont nettement plus favorables dans le bessin caennais que du côté de Pont l'Evêque (maïs moins, déjà). C'est un constat, rien de plus, en aucun cas une propagande pro-untel. Et je pense que je vais arrêter ce sujet car çà me semble reparti pour déclencher un nouveau foyer pro/anti. :o(

nimb | 03 mars 2021 à 10h14
 
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nimb détrompez-vous sur les stations urbaines, ce n'est pas que du "pipi-caca" mais du "tout à l'égout" des "ménages et assimilés". On n'y trouve pas seulement quelques HAP et métaux lourds mais de nombreux autres polluants (liste non-exhaustive) : pesticides et antiparasitaires domestiques, désinfectants et détergents (ammoniums quaternaires…), perturbateurs endocriniens, produits vétérinaires et médicaments, tout ce qui se retrouve dans les eaux usées des « ménages ou assimilés » raccordés (particuliers bricoleurs, cabinets médicaux, radiologiques & dentaires, artisans peintres, garages, écoles, etc.)… De multiples produits toxiques (autrefois dénommés DTQD pour Déchets Toxiques en Quantités Dispersées) utilisés pour l’entretien, le nettoyage, la désinfection ou le traitement phytosanitaire domestiques sont déversés dans les éviers (notion de « tout à l’égout » persistante parmi la population). Sans compter les microplastiques et nombre de polluants dits "émergents"...
Les STEU urbaines apparemment ont réussi à "échapper" aux ICPE et sont désormais IOTA. J'aimerais un article documenté pour en savoir davantage.

Albatros | 03 mars 2021 à 10h15
 
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petite bête : comment expliquer que les agences de l'eau n'est jamais dénoncé la pollution massive des rivières par les ruissellements urbains et les rejets de station qui sont tout sauf propre ???
le code de l’environnement impose que TOUS les rejets (pluies et eaux usées) soient traités et ré-infiltrés pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques (ce que font les particuliers), et quand les infiltrations ne sont pas possibles l'eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l'arrosage !
Toutes les lois et codes existent depuis très longtemps, le calcul est simple : si les villes de nouvelle aquitaine étaient aux normes on aurait de quoi irriguer la totalité de la surface agricole utile (4 millions d'hectares) sans prélever une goutte dans les nappes phréatiques !
En ayant stigmatisé la consommation d’eau des plantes (et donc de l’agriculture) on a créé de vastes déserts ! La caractéristique d'un désert c'est justement l'absence de végétation et donc de photosynthèse l'été !
L'arbre (le feuillus) est la plante qui transpire le plus l'été (évapotranspiration : 5000m3 à l'hectare et par an), si la vapeur d'eau est le principal gaz à effet de serre il faudrait couper tous les arbres, pourtant on fait exactement l'inverse pour lutter contre le dérèglement climatique ???

laurent | 03 mars 2021 à 12h32
 
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Ben un très gros problème dans les centrales de villages mais aussi de petites villes, c'est l'envoi de l'eau de pluie des buses de caniveaux et le raccordement illégal et non verbalisé des chenaux et gouttières, or chacun sait que la pollution des toîts est considérable, fumées, poussières routières et industrielles, fientes de pigeons, maintenant masques puis suite à de gros orages la centrale déborde, celles de renvoi aussi et le travail d'écologie effectué en aval sur les rivières ou ruisseaux est perdu sur des km

pemmore | 03 mars 2021 à 12h55
 
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Laurent : En quelle langue faudra-t-il vous l'écrire, et quand allez-vous comprendre que les agences de l'eau sont des entités qui DECLINENT, APPLIQUENT, METTENT EN OEUVRE des décisions qu'elles NE PRENNENT PAS ELLES-MÊMES ? C'est assez décourageant de constater que vous vous trompez de cible. Regardez plutôt la composition des comités de bassins, qui prennent les décisions. Entre les représentants officiels et les sous-marins - tel ex représentant d'une chambre d'agriculture revenu dans le collège des élus, tel autre comme "personne compétente", tel élu qui est en réalité marchand de matériel d'irrigation, tel représentant de l'association de consommateurs "Familles rurales" beaucoup plus "rural" que "familles", les exemples sont nombreux et montrent le poids des lobbys qui orientent et dictent la politique des agences. Celles-ci font - plus ou moins bien mais vous ne voyez que le moins- ce qu'on leur demande de faire. Savez-vous seulement que dès le stade de la rédaction de "l'Etat des lieux" (préparatoire au SDAGE), les dés sont pipés, avec une volonté de l'agro-business pour minimiser le réel, et détenant majorité aux votes? Je pourrais en dire beaucoup sur ce sujet après 18 années de Comité de bassin. Arrêtez de taper à côté de la cible, et attaquez-vous aux représentations au sein des instances qui décident de ce que doivent faire les agences.

petite bête | 03 mars 2021 à 13h35
 
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Du peu que j'en sais au niveau des SDAGE et SAGE, ce n'est pas le préfet qui valide à la fin? Donc quand même sans doute selon un "cahier des charges" dicté par les lois nationales et/ou européennes, non? (ce qui ne change rien à la méthode utilisée pour "gouverner" au sein de ces commissions, telle qu'on nous la décrit plus haut).
Pour Albatros : le "pipi caca" que j'ai utilisé était juste une "image" de la matière en question, à savoir l'eau usée. Je sais bien qu'on y trouve bien plus que des matières organiques biodégradables. Ma question portait surtout sur la fréquence des contrôles de ces micropolluants dans ces eaux. A mon époque, c'était très exceptionnel, ne serait-ce que parce les techniques ne
commençaient qu'à s'y intéresser et n'étaient qu'en voie de validation. Est-ce que les dits-micropolluants sont désormais dosés aussi régulièrement que les paramètres DCO, DBO ou N, P? Connaissant le coût des dosages de ces molécules, je ne pense pas, quand bien même les agences de l'eau sont prétendues riches pour les payer.
Merci en tout cas pour l'info IOTA, dont j'avais sans doute entendu parler mais dont je ne me rappelais plus du tout.

nimb | 03 mars 2021 à 15h11
 
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C'est effectivement le préfet coordonnateur de bassin qui, après avoir vérifié que le Sdage est bien compatible avec les réglementations (Loi sur l'eau et surtout DCE), appose sa signature. Les Sage sont validés de même par le CB puis le préfet, mais ils le sont tout d'abord par les membres de la CLE avant d'être présentés en commission puis en séance plénière du CB. Les CLE comportent en majorité des membres qui ne sont pas au Comité de bassin. Dans tous ces processus, l'Agence de l'eau est là pour tout ce qui est technique : dossiers, chiffres, éléments de discussion. Elle ne participe pas aux votes.

petite bête | 03 mars 2021 à 18h04
 
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petite bète : "18 années de Comité de bassin" et vous n'avez toujours pas compris que TOUS nos problèmes d'eau venaient des villes non conformes au code de l'environnement et en AUCUN cas de l'agriculture
La plante qui consomme le plus d'eau c'est l'arbre, et c'est justement pour ça qu'il régule le climat (l'évapotranspiration évacue 60% de l'énergie solaire qui arrive jusqu'au sol) !

Actuellement les rivières françaises rejettent entre 50 et 70% des précipitations (alors qu'il ne faudrait jamais dépasser les 30% ...) ce qui provoque des inondations, un assèchement mathématique des bassins hydrologiques. Contrairement aux idées reçues les pluies ne viennent pas exclusivement de la mer mais à 70% de l'évapotranspiration et donc des terres, Autrement dit avec 0% d'évaporation on provoque 0% de chance d'avoir des pluies, et au lieu d'évacuer la chaleur on la stocke dans les sols ce qui provoque des canicules et amplifie les effets du dérèglement climatique !

C'est le climat qui a besoin d'eau et de végétation l'été. Le secret d'un bassin hydrologique en bonne santé c'est sa densité végétale (la référence étant la forêt de feuillus), plus on génère de biomasse plus on augmente le pouvoir de rétention d'eau des sols et donc de filtration, plus la densité végétale est importante et plus on alimente le cycle des pluies.

laurent | 03 mars 2021 à 21h05
 
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Les échanges ci-dessus à propos du rôle des agences de l'eau sont intéressants en ce qu'ils illustrent à quel point, malgré tous leurs efforts de communication, ces institutions sont méconnues. Comme beaucoup d'autres, elles ne sont pas à l'abri de toute critique mais, ayant moi-même l'expérience d'un mandat au sein d'un comité de bassin, je rejoins complètement les propos de "petite bête". A mon avis, il y a beaucoup plus à dire sur le fonctionnement d'un comité de bassin, qui est l'instance politique, que sur celui de son agence, qui prépare, instruit, accompagne, applique, exécute, évalue, etc.
En ce qui concerne la prétendue incapacité des agences à dépenser l'argent dont elles disposent, peut-être y a-t-il ci-et-là une petite part de vérité mais mon analyse est que ce discours est (a été?) celui d'un Etat central qui, par ignorance des enjeux ou par cynisme, s'est comporté ces dernières années en spoliateur des redevances versées par les usagers de l'eau.

puffin | 04 mars 2021 à 09h32
 
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Merci puffin.
Pour Laurent, je ne peux répondre à un tel déni de réalité, qu'il s'agisse des STEP (en très large majorité conformes, site eaufrance.fr) ou de la prétendue absence de pollutions de la part de l'agriculture et de son gaspillage d'eau pour des cultures polluantes. Comment peut-on accuser les rejets des villes d'être cause de pollution des nappes, avec des produits que les particuliers n'utilisent pas? Comment est-on forcé de fermer à la campagne des captages d'eau potable non-conformes du fait de produits qui ne sont utilisés qu'en agriculture? Vous pouvez toujours vous raconter des contes pour vous bercer d'illusions, mais ne nous demandez pas de les croire.

petite bête | 04 mars 2021 à 10h08
 
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Intéressante cette histoire de bassin et on comprend du coup vite l'info piquée dans mon agence de bassin,
"Les redevances perçues par l’agence de l’eau sont par la suite reversées sous forme d’aides financières aux actions d’intérêt commun."
Donc portion congrue le reste est pour enrichir Paris.
Donc pas de politique cohérente, puis chaque région a ses propres besoins, mis à part la Vendée, les pays de la loire sont rarement en manque d'eau, pas besoin d'énormes réserves pour l'eau potable comme à côté de Vitré ou au nord de Commequiers,
Dans les attendus on parle de protéger le littoral: quel rapport avec notre facture d'eau? faut t'il la filtrer pour pouvoir boire de l'eau de mer.
Le littoral n'a pas à gaspiller nos sous, il détruit ce qu'il a à détruire, construit ce qu'il a à construire depuis des millions d'années.
Quand à ça "’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans les pays en développement" dans le cadre de la loi Oudin-Santini""
Trop facile de prendre le fric dans la poche du voisin et faire sa ba.
Quand tu vis au smic en HLM, qu'on t'explose une facture de 1000 € et qu'une partie ira protéger les bicoques de friqués dans le 44 ou le 85 , ou remplir les poches d'élus africains, ça le fait pas.

pemmore | 04 mars 2021 à 14h24
 
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Les Steu sont "conformes" quand on les observe de très loin. Le cas d'Achères est à examiner et ça dure depuis des années. C'est très loin d'être le seul.

Albatros | 04 mars 2021 à 14h42
 
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Il ne faut pas tout mélanger. Les agences de l'eau sont des agences de bassins correspondant à des bassins hydrographiques cohérents : Artois-Picardie, Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée-Corse, Adour-Garonne, Seine-Normandie, Loire-Bretagne. Il y aurait dû y avoir une septième agence, séparant ''Loire" de "Bretagne". Mais les trois grands corps de l'Etat (IGREF, X-mines Ponts) voulant se partager le steack, il y en a eu six, le bassin Loire + Bretagne allant donc du Gerbier de Jonc à Brest..
Pour ce qui est des Step, plutôt que d'énoncer des opinions, il faut rappeler des faits. Après de nombreux rappels à l'ordre de la part de l'UE concernant des villes hors-normes, tout est rentré dans l'ordre pour ce qui est des grosses agglomérations, qui sont soumises à plus d'une centaine de recherche de substances. Et c'est tant mieux car n'oublions pas, pour prendre un exemple, que les gens de Tours "boivent" quelque part les eaux épurées de Blois, qui boit celles d'Orléans, laquelle boit celles de l'amont etc...
Par contre ce qui dysfonctionne ce sont les petites stations et l'assainissement individuel. Il faut bien comprendre qu'on est passé d'une pollution essentiellement organique (DBO) à une pollution avec beaucoup de produits chimiques, sans parler des apports diffus agricoles ou ceux des traitements chimiques des espaces verts et autres stades. Et si vous connaissez l'exemple d'Achères, c'est bien parce qu'il a été dénoncé par les gestionnaires.

petite bête | 04 mars 2021 à 18h23
 
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petite bête :
La pollution des milieux aquatiques n'est que la partie émergée de l'iceberg. depuis très longtemps il est prévu que les rejets urbains soient recyclés dans les sols pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques.
Les sols sont beaucoup moins sensibles aux polluants grâce à une décomposition aérobie par des millions de micro organismes.
ça reviendrait beaucoup moins cher de faire de l'irrigation avec les rejets urbains !
c'est la disparition de la végétation qui provoque les sécheresses et non pas l'inverse !
Ce qui tue massivement toute la biodiversité et de façon durable ce sont les sécheresses de plus en plus longues : pas d'eau pas de vie ! Les sécheresses de plus en plus longues ont des conséquences monstrueuses qui entraînent l’effondrement accéléré des pollinisateurs, des insectes, des oiseaux, impactent l’ensemble du vivant, y compris la santé humaine ! 1.1 millions d'hectares de prairies en Nouvelle Aquitaine avec des haies et des arbres, sans labour et sans pesticide pourtant tous les étés ce sont des cimetières de biodiversité, même les vieux arbres sèchent ...Une sécheresse c'est juste un manque d'eau l'été, un comble quand on a passé l'hiver les pieds dans l'eau sans faire de réserve ...

laurent | 05 mars 2021 à 08h57
 
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Où avez-vous vu, lu, ou projeté que les rejets urbains soient rejetés dans les sols? Outre les difficultés techniques à le réaliser, on ne voit pas bien l'intérêt, et il est de fait qu'ils sont rejetés dans les cours d'eau même s'ils n'en proviennent pas. Je n'ignore pas que la profession agricole lorgne sur les eaux usées traitées comme elle lorgne sur toutes les eaux en rêvant qu'elle va adapter le changement climatique à ses pratiques plutôt que l'inverse. L'exemple de la Nouvelle-Aquitaine, avec tous les projets de retenue légales ou non, est assez parlant comme contre-exemple de ce qu'il faudrait faire. Entre Sivens et Caussade, on est servi, et les cours d'eau de couleur verdâtre ou marron-caca qu'on y voit de plus en plus sont la véritable signature de cette agriculture-là.
Il ne suffit pas de répéter des erreurs pour qu'elles deviennent des vérité, alors arrêtez donc de nous faire croire que c'est la queue qui remue le chien!

petite bête | 05 mars 2021 à 09h19
 
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"Les sols sont beaucoup moins sensibles aux polluants grâce à une décomposition aérobie par des millions de micro organismes."
Si je me rappelle mes cours sur les traitements de l'eau, les nitrites et nitrates sont retraités en milieu ANAEROBIE, pour que justement l'oxygène des molécules azotées soit "bouffé" par les bactéries qui en ont besoin, pour vivre. Idem pour les phosphates (je crois même que c'était en milieu ANOXIE)....
Laurent, si vous pouviez expliciter votre notion du mot "polluants" car les PCB, les HPA, les composés chlorés, etc.. bref, tout micropolluant indésirable, si on pouvait les décomposer RAPIDEMENT par voie aérobie, je pense que ce serait déjà exploité.
Et surtout, relarguer les eaux usées dans les sols, je veux voir çà ici, en Alsace où la nappe est peu profondément située.. et notamment actuellement à Sélestat et dans tout le Ried, où elle est actuellement située à fleur de plancher, ou au mieux à 2 mètres sous le sol... là, c'est risqué, je trouve.

nimb | 05 mars 2021 à 10h41
 
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nimb : au Québec (et même en France) on a testé avec succès à grande échelle la phytoépuration avec des saules. leur système racinaire et leur vivacité en font un parfait épurateur, et en plus on peut faire de la biomasse pour les chaufferies des villes : un cycle vertueux !
Quoiqu'il en soit si l'écocide entre dans la loi il ne faudra rejeter que de l'eau propre dans les rivières ... quid des 80% de stations qui diluent les polluants dans les rivières qui, je le répète, sont des milieux plus fragiles que les sols ???

laurent | 05 mars 2021 à 11h56
 
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Le rôle épuratoire des Taillis à Très Courte Rotation de saules
https://www.oieau.org/eaudoc/system/files/documents/45/225134/225134_doc.pdf

laurent | 05 mars 2021 à 11h58
 
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Question : qu'est-ce qu'une eau "propre" ? Quels en sont les paramètres dès lors que les eaux rejetées en amont sont les eaux depuis toujours prélevées en aval autant tant pour la consommation que pour les autres usages.? Autant la phytoépuration est une piste effectivement intéressante pour les STEP de taille petite à moyenne, autant les surfaces qui seraient nécessaires pour traiter le rejets des villes seraient incompatibles avec tout autre usage. Et que l'on n'oublie pas que les métaux lords, pour ne parler que d'eux, ne disparaissent pas par enchantement dans les plantes, mais s'y concentrent seulement. C'est intéressant comme stockage, mais qu'en faire ensuite? Les brûler et rejeter dans l'atmosphère? Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme...

petite bête | 05 mars 2021 à 12h07
 
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@Nimb,
donc il n'y aurait qu'une nappe phréatique en Alsace vers -2 m, ça craint, dans les pays de la loire 2 est le minimum, 3 est courant, chez-moi vers 2,50 m comme partout 8/10 m aussi et le dernier forage à -80m pour enfin trouver une eau potable et buvable, quoique trop calcaire, ça serait la même napppe phréatique qu'une fameuse usine d'eau en bouteilles sarthoise, mais serait très ancienne d'après les gens.
Angers c'est spécial, sous la Loire éxiste une énorme nappe phréatique alimentée et filtrèe par les épaisseurs de sable ce qui en fait une eau facile à traiter (enfin faisait car je pense que les poisons chimiques et le thorium(Chinon-Avoine) passent au travers)

pemmore | 05 mars 2021 à 12h20
 
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petite bête : pollueur payeur ! c'est aux villes d'apporter des réponses pour ne plus polluer les rivières !

laurent | 05 mars 2021 à 12h30
 
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Laurent, avec le principe Pollueur-payeur, vous vous tirez une balle dans le pied! Qui paye quoi? Si on applique cette excellente formule à la répartition des redevances sur l'eau, qui servent via les aides des agences à tous les usagers économiques et non-économiques (consommateurs-industrie, agriculture), on s'aperçoit vite que dans cette répartition , le consommateur est le pollué-payeur et les agriculteurs les pollueurs-payés, l'industrie étant à l'équilibre. Beaucoup d'articles là-dessus dans les revues de consommateurs. Vous essayez en vain de faire croire que la pollution, c'est seulement les villes, mais les chiffres et états des lieux montrent une tout autre réalité, d'autant qu'une bonne partie de la pollution agricole est transférée vers les villes. Ne parlons même pas de santé...

petite bête | 05 mars 2021 à 12h48
 
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A ce niveau petite bête je ne peux que te donner raison, le champ en dessous, terre à bon niveau hydrique, tout les ans le paysan vide une tonne de je ne sais trop quoi, croyez-vous que sa récolte de foin soit supérieure à mon terrain et celui qui le touche?
Hé ben non, zéro différence, des produits chimiques étalés pour rien, pour eux impossible de récolter sans traiter, comme le médecin qui vous refile des antibiotiques pour ne pas vous laisser partir sans rien, ou le vigneron qui envoie une belle dose de sulfites dans ses barriques, des reflexes conditionnés.
On faisait comment avant?

pemmore | 05 mars 2021 à 18h02
 
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