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Paiement pour services environnementaux : trois projets retenus en Artois-Picardie

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

L'agence de l'eau Artois-Picardie a finalement retenu trois projets, sur les huit candidatures, pour son appel à expérimenter la mise en place de paiement pour services environnementaux (PSE).

Pour deux projets, elle s'appuiera sur le nouveau régime d'aides, validé par la Commission européenne en février dernier. Elle prendra ainsi en charge, à 80 %, les études de faisabilité lancées par le Syndicat Intercommunal d'Eau Potable (Siep) du Santerre, mais également par les espaces naturels régionaux pour le compte de trois Parcs naturels régionaux (Avesnois, Scarpe Escaut, et Caps et Marais d'Opale).

Les ambitions des porteurs de projets concernent des enjeux différents. Ainsi, le Siep du Santerre, confronté à une dégradation de la qualité de l'eau sur l'aire d'alimentation des captages prioritaires, souhaite mieux maîtriser les pollutions diffuses en nitrate et produits phytosanitaires.

Limiter les inondations grâce à des pratiques agronomiques

Le parc naturel des Caps et Marais d'Opale vise à limiter les inondations grâce à des pratiques agronomiques de lutte contre l'érosion. Celui de l'Avesnois s'intéresse à la préservation des milieux prairiaux et bocagers. Enfin le parc naturel Scarpe Escaut veut faire évoluer les pratiques agricoles dans les prairies de son territoire (43 % de la surface agricole utile - SAU), dont une part importante se situe en milieux humides.

À ces deux projets, portés par des collectivités, s'ajoute un troisième projet porté par un groupe privé, Suez eau. Son objectif : mettre en place des PSE visant la lutte contre le ruissellement agricole, en lien avec la problématique des eaux claires parasites ainsi que la lutte contre les pollutions diffuses d'origine agricole. L'étude de faisabilité technique et juridique est prévue pour quinze mois. L'Agence de l'eau la soutiendra également à hauteur de 80 %. En revanche, le système de rémunération des exploitants ne s'appuiera pas ensuite sur le dispositif d'aide notifié auprès de la Commission européenne.

« Ces projets présentent à la fois environ 9 000 ha de SAU, et 240 agriculteurs potentiellement éligibles pour la phase expérimentale, souligne l'agence de l'eau. Les territoires qui, au vu des résultats des études et de la concertation avec les agriculteurs, décident de mettre en œuvre le dispositif de PSE qu'ils auront bâti, présenteront celui-ci à l'agence ».

Si ces derniers sont concluants, l'agence pourra mobiliser une enveloppe de 8 M€ au bénéfice direct des agriculteurs qui s'engageront.

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