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Les ventes de voitures ''vertes'' ont augmenté en 2008

Dopées par le bonus-malus et la prime à la casse, les ventes de voitures, émettant moins de 140 gCO2/km, ont atteint 63% en 2008 alors que celles de 4x4 ont atteint leur plus bas niveau depuis 2004, en chutant de 27% par rapport à 2007. Détails.

Transport  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
   
Les ventes de voitures ''vertes'' ont augmenté en 2008
© Sprinter81
   
Selon le palmarès 2009 de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) publié le 8 avril, la part des ventes de voitures émettant moins de 140 gCO2/km, dopées notamment par le bonus-malus, a plus que doublé en sept ans. Elle représentait 63% des ventes en 2008 contre 50% en 2007. Les ventes de 4x4 ont au contraire atteint leur niveau le plus bas depuis 2004, chutant de 27% comparé à 2007. 
Les ventes de voitures particulières en France pour l'année 2008 s'élèvent ainsi à 2.050.283 unités, en baisse de 0,7% par rapport à 2007, dont 1.584.438 véhicules Diesel, 451.507 véhicules essence et 8.446 véhicules hybrides (+ 18 % par rapport à 2007).

Les véhicules sobres dopés par le bonus-malus et la prime à la casse

Les véhicules vendus en 2008 dans l'Hexagone émettaient 140gCO2/km en moyenne, contre 149g en 2007. Soit un gain de neuf grammes en un an, contre 1 gramme par km d'ordinaire, s'est félicité Matthieu Orphelin, directeur de cabinet de Philippe Van de Maele, Président de l'Ademe. 2008 restera comme une année tournant, marquée par une forte évolution des performances des voitures particulières, s'est-il encore réjoui.

Le dispositif bonus-malus, entré en vigueur en janvier 2008, a été l'un des facteurs les plus importants d'achat de voitures plus sobres, explique l'ADEME. Ce dispositif prévoit un bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 grammes de CO2/km pouvant aller jusqu'à 1.000 euros, et un malus pour ceux émettant plus de 160 grammes de CO2/km. Selon l'Agence, les ventes de voitures qui ont bénéficié du bonus écologique ont augmenté de 50% tandis que celles des véhicules avec malus ont diminué de 42%. Le bonus-malus aurait ainsi permis d'économiser 240.000 tonnes de CO2, soit l'équivalent des émissions annuelles de 120.000 voitures. Rappelons que l'Autriche, la Suède et la Belgique ont également instauré un système de bonus-malus.

Au-delà de l'effet ''bonus-malus'', la prime à la casse de 1.000 euros (offerte pour la mise au rebut des voitures de plus de dix ans) mais aussi la hausse du prix des carburants et les progrès technologiques des constructeurs ont également incité les acheteurs à s'orienter vers des véhicules plus économiques, ajoute l'ADEME.

En effet, estime Patrick Coroller, directeur du département Transport de l'Agence, les constructeurs présents sur le marché français ont tous fait d'importants efforts et anticipent les normes Euro 5 et 6, selon Alain Morcheoine, Directeur de l'air, du bruit et de l'efficacité énergétique. Rappelons que les normes d'émissions Euro fixent les limites maximales de rejets polluants pour les véhicules neufs roulants. Les normes Euro 5 entreront en vigueur en septembre 2009 et imposeront notamment l'équipement d'un filtre à particules sur tous les moteurs diesel. Euro 6 abaissera quant à elle notablement les limites d'émission d'oxydes d'azote par les véhicules à moteur diesel (réduction de 68% par rapport à la limite d'émission actuelle) et entrera en vigueur en 2014.

Les constructeurs français en tête du classement

Les constructeurs français Peugeot-Citroën (PSA) et Renault se placent aux 2ème et 3ème rangs du palmarès 2009 des véhicules les plus sobres, avec une moyenne d'émissions respective de 135g/km (-5 g) et 136g/km (-7 g), juste derrière Fiat avec une moyenne de 133g de CO2/km (-13 g).

Sur l'ensemble de l'Europe, c'est PSA qui a vendu le plus de voitures sobres, devant Fiat et Renault. PSA est le seul constructeur à atteindre l'objectif de 140g/km d'émissions de CO2, observe l'ADEME . Fiat et Renault affichent, quant à eux, une moyenne d'émissions respectives de 141g/km et 144g/km.

Côté palmarès des véhicules Diesel les moins émetteurs de CO2 vendus en France, c'est la Smart Fortwo 0.8L (88g/km) qui arrive en tête, devant la Ford Fiesta 1.600 TDCI (98g/km) et la Seat Ibiza 1,4 TDI (98g/km). Tandis que dans la catégorie essence (23% des ventes en 2008), la Toyota iQ 68 VVT-i, réussit pour la première fois à franchir le cap symbolique des 100 g/km, note l'ADEME. Quatre modèles français (Renault Clio, Peugeot 207, Citroën C3 et C4) se placent en 2008 aux premiers rangs des ventes des véhicules les moins émetteurs de CO2.

Selon l'Agence, l'offre de véhicules essence émettant moins de 120 g/km est ainsi en hausse de 55% par rapport à 2007. 58% des véhicules essence vendus en 2008 ont des émissions inférieures à 140g/km de CO2 (38% en 2007). La moyenne des émissions de véhicules essence a chuté de 12g/km en 2008 contre 9g/km pour le Diesel, se rapprochant ainsi du niveau de ce dernier (141g/km contre 139g/km).L'offre de véhicules basse consommation s'est considérablement développée depuis 2002, passant de 32 modèles émettant moins de 120gCO2/km disponibles, à plus de 470 aujourd'hui, soit quinze fois plus en six ans!, souligne M. Coroller.

La France est le second pays à atteindre l'objectif européen de 140g/km, derrière le Portugal (138 g/km), la moyenne européenne stagnant autour de 154g, soit 14 au-dessus de l'objectif. Ce dépassement d'émissions de CO2 est imputable pour l'essentiel au marché allemand (44%) et à celui du Royaume-Uni (22%), explique l'ADEME. D'après le palmarès, la Suède a vendu le plus de véhicules polluants (175 g/km), suivi de l'Allemagne (165 g/km) et la Grèce (164 g/km).

Réactions7 réactions à cet article

 
Voiture "verte"?

A partir de combien de grammes de CO2 par kilomètre une voiture devient-elle "verte"?

Pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés en 2050, les scientifiques nous disent qu'il faudrait que chaque humain émette 1.7 tonnes de CO2 par an.

Si je fais 15 bornes aller, 15 bornes retour pour aller bosser (cas classique), 5 jours par semaine et 45 semaines par an, avec une voiture super verte à 100g de CO2/km... j'ai déjà fait 40% de mon quota individuel, rien que sur mon trajet domicile travail!

Avec le reste de mon "quota durable individuel de CO2", je dois encore assurer mes autres déplacements, le chauffage de mon logement, celui de mon lieu de travail, mon eau chaude, mon électricité, ma nourriture (donc ce que l'agriculture a émis pour me produire ma portion individuelle de bouffe), mes consommations de biens divers (donc ce que l'industrie a émis pour me produire le bien que j'achète...)...

Difficile de faire rentrer tout ça là-dedans si ma voiture, aussi verte soit-elle, me bouffe encore 40% de mon quota. A moins de vivre à poil dans une caverne non chauffée et de brouter de l'herbe, il ne me semble malheureusement pas possible de respecter son quota individuel de CO2 si à côté on continue de fonctionner avec une voiture individuelle. Même soit-disant "verte".

plop | 09 avril 2009 à 16h18
 
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Re:Voiture

"facteur 4 : diviser par deux les besoins, multiplier par deux l'efficacité énergétique".

On a toujours des solutions pour la deuxième étape. Des voitures vertes. Des chauffages verts. De l'éclairage vert. Tout est vert du coup.
Même mon frigo est vert (sauf si je compares avec une époque où le volume du dit frigo était dix fois moindre).
Cependant, on a raté la première marche. D'ailleurs, on ne l'a pas que sauté, on l'a écrasé. On augmente toujours plus nos consommations : écran télé plus grands, voiture qui roule plus loin, des vacances plus longues, de la nourriture plus "travaillée"... et on essaie de diminuer les consommation de nos excès alors que l'idée de base est de ne consommer que le nécessaire.

On peut estimer que dans un délai court (quelques années) ou long (quelques dizaines d'année), mais toujours un délai que nous ou nos enfants vivrons, ou l'énergie sera rare. Pourquoi continuer à la dépenser sur nos excès ?

Il semble que la phrase "l'énergie la moins chère / polluante est celle qui n'est pas consommée" est une phrase tellement bête que personne ne la considère. Pourtant, tout est dit dans cette "simple" phrase.

jy | 09 avril 2009 à 17h05
 
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Voiture verte ou economique

Aucune de ces voitures n'est verte
Economiser est un progres non negligeable mais de la a nommer ces voitures vertes il y a une perversion .......

econome | 09 avril 2009 à 18h32
 
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GPL

Je roule avec mon troisième véhicule GPL et je suis très satisfait de ce système. Bien entendu, il est nécessaire d'avoir sous la main un vrai spécialiste de ce type de véhicule(J'en connais un vrai)au moins pour rassurer et diagnostiquer honnètement.
Je suis consterné que nous ne parlions pas plus de ce carburant et que tout se soit arrété pour sa promotion.
Il y a quelques années, notre gouvernement nous disait que les pics de polution obligeraient à baisser la vitesse en agglo sauf pour les véhicules propres type GPL, ou en est-on ?
Pourquoi lors du controle technique, m'oblige t-on à "basculer" en mode essence pour controler la polution !?
D'autres pays comme l'allemagne développent beaucoup ce type de carburant !?

pindoregon | 09 avril 2009 à 19h32
 
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Re:GPL

L'article juge les voitures sur le seul critère "émissions de CO2 par km" (il y en a d'autres comme les émissions de particules, l'usure du moteur...). Mais sur l'unique critère "CO2", le GPL apporte un avantage très minime : 5% par rapport à l'essence, rien par rapport au Diesel (voir la page Wikipédia sur le GPL).

Le GPL reste un dérivé de produit pétrolier, et est globalement soumis aux mêmes problématiques que les carburants pétroliers classiques... avec l'inconvénient qu'il s'agit d'un co-produit (ou un déchet valorisé) de l'industrie pétrolière, donc le gisement est limité et son utilisation tributaire d'une production (et donc d'une consommation) pétrolière classique de masse.

En résumé, pour répondre à la question de pindoregon, on ne parle pas plus du GPL tout simplement parce que son impact est anecdotique sur le critère CO2.

plap | 10 avril 2009 à 09h59
 
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Re:La caisse verte existe depuis fort longtemps

Depuis la JamaisContente, une voiture éléctrique avec de l'énérgie verte: éolienne, biomasse, solaire, hydrolique etc, aurait peu tourner aissément dans notre cher pays mais il se trouve que les lobbies (on commence à les apercevoir) il n'étaient pas préparés à cette émérgence...Sans y aller plus loin hier "dans une ville PSA" et avec un plan de création de entreprise avec des véhicules éléctriques, la conseillère de la CCI du coïn me dit "Ici,vous êtes assis sur une bombe en quelque sorte" Cela m'a fait rappeller un autre exemple mais chez Renault à Paris cette fois-ci. Lui m'avait confié que les VE ils n'allaient jamais de succés commercial en France! Bravo, nous allons avoir des millions des VE chinois d'ici peu!!

maes | 10 avril 2009 à 10h55
 
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GPL

L'intérêt du GPL est-il, comparé au diesel, le faible coût du carburant et l'absence de libérations de particules?

pono | 15 mai 2010 à 13h26
 
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