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Centrale nucléaire de Paluel : les dégâts de la piscine du bâtiment réacteur sont identifiés

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

EDF propose de classer en cinq catégories les dommages subis par la piscine du bâtiment du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime). Les dégâts vont de l'éraflure à l'arrachement du revêtement et de l'enduit de la piscine. C'est ce qui ressort de l'avis de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) rendu public lundi 4 septembre.

Pour rappel, le 31 mars 2016, un générateur de vapeur usé pesant 465 tonnes a chuté sur les plateaux de protection en acier qui recouvrent la piscine du bâtiment du réacteur 2 de la centrale de Paluel. L'accident a eu lieu alors qu'EDF débutait le remplacement des quatre générateurs de vapeur du circuit primaire à l'occasion de la troisième visite décennale.

Des patchs de taille suffisante

Les dommages du revêtement métallique de la piscine (liner) feront l'objet de réparations allant d'un traitement de surface au remplacement de la tôle, en passant par la mise en place d'un patch soudé sur le liner ou la reconstruction de l'enduit. Globalement, l'IRSN valide l'approche proposée par EDF, mais il recommande de revoir deux points.

EDF distingue des éraflures superficielles ou prononcées et ne prévoit pas d'intervenir sur les éraflures superficielles. Cette approche n'est pas du goût de l'IRSN, car l'absence de traitement des éraflures superficielles "ne permet pas d'exclure le risque de pollution ferritique et de corrosion". Surtout, l'Institut constate qu'il n'est pas possible de s'assurer du caractère bénin des éraflures superficielles. Il propose donc que toutes les éraflures soient considérées comme "prononcées" et traitées en conséquence.

Des "endommagements" locaux du liner et des "arrachements", locaux ou étendus, du liner et de l'enduit ont aussi été constatés. EDF propose de considérer les arrachements de petite taille comme des endommagements et de les traiter par l'ajout d'un "patch". L'IRSN ne s'y oppose pas, mais il insiste sur la taille du "patch" qui doit être suffisante pour éviter qu'il soit soudé sur des zones dégradées.

Début des travaux sur le circuit d'eau

Enfin, l'IRSN indique qu'une partie des travaux de réparation de la tuyauterie du circuit de réfrigération et de purification de l'eau des piscines (PTR) débouchant dans la piscine a déjà été réalisée. La réparation a consisté à rabouter une nouvelle tuyauterie sur la partie saine de la tuyauterie existante. L'opération n'a pas impacté le béton de la piscine, explique l'IRSN.

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