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Stockage de l'énergie et AgTech : les cleantech qui montent

Deux secteurs commencent à tirer leur épingle du jeu des investissements. Le stockage d'énergie, et les technologies agricoles attirent de plus en plus d'investisseurs selon le dernier Panorama des cleantech réalisé pas EY et Greenunivers.

Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com

Les sociétés des cleantech ont toujours autant la côte. Selon le Panorama édité tous les ans par EY et Greenunivers, elles ont bénéficié de 921 millions d'euros d'investissements en 2017 contre 934 millions d'euros en 2016. Trois secteurs captent 80% de ce volume : les énergies renouvelables (529 millions d'euros), l'efficacité énergétique (138 M€) et l'écomobilité (96 M€). Derrière ces "premiers de cordées", deux secteurs commencent à sortir du lot : le stockage d'énergie et les technologies agricoles ou AgTech.

Stockage : objectif réduire les coûts

Après 18 millions d'euros mobilisés en 2015, puis 2 M€ en 2016, le secteur du stockage reprend du poil de la bête et se place en 2017 à la 4e place des secteurs les plus courus. Les investisseurs lui ont consacré 52 millions d'euros d'investissements en France. Le marché mondial du stockage de l'énergie devrait croître de 125 GW (fourchette basse) à 305 GW (fourchette haute) d'ici 2030, estimait Bloomberg new energy finance (BNEF) en novembre 2017. La France pour l'instant ne fait pas partie des pays moteurs mais l'annonce récente d'EDF est un signal majeur. Alors qu'il y a quelques mois, le groupe ne croyait pas au stockage d'électricité à cause de son coût onéreux, il vient d'annoncer sa volonté d'installer 10 gigawatts (GW) de capacités de stockage à l'échelle mondiale d'ici 2035. La baisse rapide des coûts l'a semble-t-il convaincu.

Tiré par le développement des énergies renouvelables pour lesquelles il devient complémentaire, le stockage par batterie accélère. Une récente étude de BNEF met l'accent sur la chute de 79% du prix des batteries lithium-ion depuis 2010, pour atteindre 209 dollars par kilowattheure ($/kWh) de capacité de stockage en 2017. A ce niveau de coût, les batteries deviennent compétitives face à certaines centrales au gaz ou stations de transfert d'énergie par pompage (Step).

L'Europe entend bien se positionner sur le secteur et se réveille enfin avec le lancement de l'Alliance européenne des batteries. Cette course au stockage génère néanmoins quelques inquiétudes en terme d'accès aux métaux rares, composants de nombreuses technologies de stockage. "Les matières premières pourraient engendrer une nouvelle géopolitique des énergies renouvelables, soulève Alexis Gazzo, d'EY. La Chine produit 85% des terres rares", rappelle-t-il.

AgTech : dépasser les promesses

Avec 30 millions d'euros d'investissement pour 2017, l'AgTech continue sa progression parmi les cleantech. Le secteur avait fait une entrée remarquée dans le classement des investissements en 2016 avec trois opérations pour 20 millions d'euros investis : Ynsect (14,2 millions d'euros levés), Agricool et Sencrop. La dynamique se poursuit, portée par des perspectives alléchantes : les innovations de l'AgTech portent sur le rendement agricole, la qualité des produits ou encore les conditions de travail des agriculteurs. La robotique, les drones et les capteurs peuvent permettre de mesurer la composition du sol, suivre la santé des cultures, ou détecter précocement des organismes nuisibles. Des solutions non dénuées d'intérêts pour des agriculteurs fortement encouragés à produire mieux tout en améliorant leurs revenus. Aujourd'hui, selon le groupe coopératif agricole Invivo, 150.000 ha sont gérés en agriculture de précision en France, sur un total de 15 millions d'hectares de cultures annuelles. A l'avenir, 4 millions ha pourraient être le terrain de jeu de l'AgTech.

Reste toutefois, pour ces technologies, à faire leurs preuves. Pour l'instant, le recul n'est pas suffisant pour évaluer leur impact, notamment sur les pratiques et indirectement sur l'environnement. In vivo a lancé en 2017 un projet de déploiement dans 1.000 fermes pilotes dans le but d'évaluer les performances économiques, agronomiques et environnementales d'outils numériques. Les résultats sont attendus dans deux ans.

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