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Parc éolien au large d'Oléron : l'État élargit la zone d'implantation potentielle

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Alors que le débat public sur le futur parc éolien marin au large d'Oléron a débuté, le 30 septembre dernier, l'État ouvre de nouvelles possibilités. Ce débat public ayant pour vocation à définir une zone propice à l'implantation du parc, le gouvernement a décidé de proposer une zone potentielle bien plus grande que celle de départ : 750 km2, au lieu des 300 km2 prévus initialement. « Cet élargissement doit permettre au public d'identifier une zone de moindre impact au regard de l'ensemble des enjeux en présence, dans l'objectif de concilier le développement des énergies renouvelables avec les autres usages de la mer et les enjeux de biodiversité », justifie le ministère de la Transition écologique.

   
Une nouvelle zone au large de l'île d'Oléron est présentée au débat public. © Augure
 
   

L'implantation du parc dans une zone Natura 2000, ou à proximité, est un sujet sensible. L'État constate d'ailleurs une mobilisation inédite sur un débat public de ce type. Et la question de la zone proposée est, dès le départ, apparue comme problématique. D'où la réponse du gouvernement, pour qui cette extension de l'aire potentielle d'implantation permet « d'éviter les zones les plus sensibles » du parc naturel marin, « ouvre des perspectives d'éloignement de l'île d'Oléron en pouvant aller jusqu'à plus de 30 km des côtes » et « évite un secteur à fort enjeu halieutique ».

Cette évolution a conduit la CNDP à prolonger la participation du public pour une durée supplémentaire d'un mois, jusqu'au 28 février 2022. Les autres caractéristiques du projet restent inchangées. La zone choisie devra accueillir un premier parc éolien posé de 500 à 1 000 MW et, potentiellement, à proximité, un second parc d'une puissance allant jusqu'à 1 000 MW.

Réactions2 réactions à cet article

 

Ah l'éolien. Auquel je m'oppose vu les projets autour de mon jardin, et la rentabilité. Le vent est gratuit. Le jour où la technique permettra des projets pour lesquels il n'y aura pas d'opposants, avec des arguments fondés bien sûr, alors vive le vent.
Pour l'instant c'est grande perplexité.
le fait est qu'au début de l'éolien géant, c'était assez opaque et l'argent est tombé dans des escarcelles pas très propres. C'est tout le problème des lois, règlements : application et contrôle.
En l'occurrence, et par expérience, j'ai constaté que des décisions administratives prises pour de bonnes causes étaient aisément détournées car il fallait contrôler, et le contrôle portait simplement sur la qualité des documents... Or faire des faux est enfantin, désormais, et ma fois, roule ma poule, pas de contrôle terrain, pas de contrôle en personne, donc ce sont les citoyens qui se sont fait rouler.
Quand au contrôle "citoyen", il coûte aussi, il faut donner de l'argent pour aller en justice, payer un avocat sérieux, il y a la déduction fiscale "associations", ce qui est bien, mais souvent les partis écolos sont plutôt disons "sectaires".
Concernant l'éolien, il s'est mis en place une organisation qui tourne, grâce à l'action des victimes potentielles, directement touchées par les projets, c'est déjà ça, et sans sectarisme.
Mais cela ne tient que par des dons modestes.
Sans cette opposition, l'Administration aurait inondé le pays d'éoliennes. Démocratie.

28plouki | 07 décembre 2021 à 10h35
 
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Il faudrait tout de même admettre enfin que l'électricité "verte", cela n'existe pas, que tout production d'énergie a un impact, plus ou moins élevé, plus ou moins tolérable. Il n'y a que des cas d'espèce, et donc la vraie question est toujours celle du rapport entre l'intérêt énergétique d'un projet et son impact sur le milieu. Hormis dans le domaine du nucléaire de fission, qui obère l'avenir pour des milliers d'années, il est donc absurde d'opposer des énergies à d'autres, d'être "pour" ou "contre" tel type de production. Pour donner un exemple prenons les grands barrages hydroélectriques, qui ont un impact fort sur les milieux : ruptures de continuité piscicole et sédimentaire, marnages destructeurs et dangereux etc. Malgré leurs impacts qui pourraient être grandement diminués si EDF n'en faisait pas un cas de souveraineté, ils sont utiles pour "lisser" la production. Par contre les microcentrales ont un intérêt énergétique très faible en regard de leurs impacts sur le milieu. Mais le tarif d rachat obligatoire par EDF de ces micro-productions est très fortement subventionné, ceci expliquant cela : en moyenne 110 euros le mégawatt avec un prix "normal" autour de 45 euros. Nous payons tous la différence. D'où les publicités spécialisées : "Faites turbiner votre argent"! Au fond, c'est sur le terrain politique et des lobbys que tout se joue, comme d'habitude.

petite bête | 07 décembre 2021 à 12h02
 
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