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Les Parcs nationaux demandent à Delphine Batho de mener à bien la réforme de 2006

Biodiversité  |    |  Graziella Dode  |  Actu-Environnement.com

Le Conseil d'administration de Parcs nationaux de France, réuni le 20 novembre 2012, demande à la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, la poursuite de la réforme entamée en 2006. Il mentionne l'inquiétude de certains agents sur le devenir des parcs en raison de moyens humains et financiers en baisse.

Le texte a permis la création de nouveaux parcs nationaux : la Réunion, la Guyane et les Calanques. Les chartes des parcs nationaux du Mercantour, des Ecrins et des Pyrénées sont en cours d'examen au Conseil d'Etat. Les autres doivent venir en 2013. C'est pourquoi, le Conseil d'administration souligne "l'impérieuse nécessité de mener à son terme et sans atermoiement la réforme voulue par la loi de 2006, afin de ne pas déstabiliser voire tuer les processus de chartes en cours en laissant accréditer l'idée que la loi pourrait être modifiée avant même d'avoir été au bout de ses potentialités".

Accroître le nombre d'espaces protégés

La loi de 2006 réforme le statut des parcs nationaux et vise à accroître le nombre d'espaces protégés en France. Elle créée une nouvelle zone "périphérique" qui s'ajoute à la zone protégée d'origine, le "cœur" du parc. Dans le cœur du parc, la protection doit être maximale. L'essentiel du pouvoir de décision sur cette zone revient donc à l'Etat et les collectivités locales sont seulement consultées. Les activités autorisées sont limitées à l'agriculture, la forêt ou le pastoralisme. La zone périphérique, quant à elle, ne se compose que des communes souhaitant l'intégrer. Le développement économique autorisé dans cette zone doit rester compatible avec la préservation de l'environnement.

Pour chaque parc, l'élaboration d'une charte est prévue. C'est un projet de territoire constitué d'un plan de préservation et d'aménagement, décrivant les mesures de protection prévues pour la zone centrale et les aménagements autorisés en périphérie.

Outre la création de l'établissement public "Parcs nationaux de France", l'Agence des aires marines protégées et parcs naturels marins a également vu le jour pour gérer les nouveaux parcs naturels marins.

Réactions3 réactions à cet article

 

Mare de tous ces écolos-bobos-anti tout et qui veulent s'approprier des territoires qui ne leur appartiennent pas.
Foutez nous la paix dans nos campagnes.

histrion | 28 novembre 2012 à 10h38
 
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histrion vos campagnes ne sont pas qu'à vous !
Vous êtes bien contents de trouver l'argent des subventions sans lesquelles
vous ne seriez plus depuis longtemps..
Et ces subventions ce sont tous les français qui vous les versent y compris
ceux qui aiment la nature !!!

jms | 28 novembre 2012 à 16h37
 
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Je comprends les colères des uns et des autres, ayant dirigé l'ONF Gard entre 1984 et 1994 : la présence d'un Parc national habité est un sujet de travail considérable. Je connais les histoires de chartes, qui tentent de boucler l'impossible. Je reprocherai gentiment à celle des Cévennes de verrouiller son legs forestier et botanique (créé ex nihilo par les forestiers depuis 1860) sans s'ouvrir aux futures contraintes du changement de climat : que deviendront les essences de montagnes après 2050 et quelles formations remplaceraient les forêts d'espèces froides menacées, sans prospection vers des espèces aujourd'hui interdites?

Jacques Grelu IGGREF | 20 décembre 2012 à 06h03
 
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