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Sondage : les parlementaires plus sensibles aux questions environnementales

Les questions environnementales progressent chez les parlementaires, mais des différences de point de vue persistent avec l'opinion publique, en particulier sur les questions techniques telles que les choix énergétiques.

Gouvernance  |    |  Philippe Collet
   
Sondage : les parlementaires plus sensibles aux questions environnementales
   
''Sur bien des points, les [évolutions d'attitudes des parlementaires depuis 2003] sont sensibles et vont dans le sens d'une prise en compte plus forte des enjeux environnementaux''. Telle est la principale conclusion de l'analyse de la prise en compte des enjeux environnementaux chez les parlementaires français, réalisée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) pour le compte de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Selon le Cevipof, cela s'explique par l'effet conjugué de la médiatisation accrue des sujets environnementaux, de la pression locale exercée par leurs électeurs, des contraintes de la réglementation internationale et de la place prise par les organisations environnementales, en particulier la Fondation Nicolas Hulot, dans campagne présidentielle de 2007.

Réorienter l'économie pour préserver l'environnement

L'étude révèle tout d'abord que pour les parlementaires ''la prise en compte du 'développement durable' comme composante ou substitut au 'développement économique' s'est accrue''. Ainsi, lorsque l'on demande aux parlementaires de citer spontanément, quels sont les éléments les plus importants associés à la notion de développement en France, 36% d'entre eux placent le développement durable en tête, contre 11% en 2003. Si la notion de développement économique (43%) reste en première position, l'écart se réduit puisqu'elle était prioritaire pour 52% des parlementaires en 2003. Ainsi, le développement durable ne se classait qu'en troisième position en 2003, devancé par l'aménagement du territoire qui recueillait 12% des suffrages conte 3% aujourd'hui. Enfin, il semble que ni l'age ni la couleur politique ne soient un facteur discriminant. Par contre, les femmes semblent accorder plus d'intérêt au développement durable que les hommes.

D'autre part, 59% des parlementaires estiment que dans la situation actuelle, la priorité devrait aller à l'orientation de l'économie vers des activités qui préservent l'environnement et 35% recommandent une relance de l'économie en favorisant la croissance industrielle. Des choix moins tranchés que ceux du grand public qui, avec 80% d'opinion favorable, plébiscite la mise en place d'une économie verte.

Par contre lorsque sont cités une série de sujets précis susceptibles d'être prioritaire dans l'action du gouvernement, la prise en compte de l'environnement stagne à 4% de première réponse et progresse légèrement (de 14 à 23%) lorsqu'on comptabilise les deux premières réponses. Pour les parlementaires, le podium des priorités actuelles est constitué par la lutte contre le chômage (37% de première réponse), l'éducation et la formation (21%) et le développement économique.

Une meilleure compréhension des questions techniques

Quant aux différents domaines environnementaux, le développement des énergies renouvelables (+ 20 points depuis 2003) et les économies d'énergie (+ 16 points) font un bond en deuxième et troisième position, au détriment de la gestion de l'eau (qui perd 12 points mais reste en tête), la gestion des déchets ou la pollution de l'air. Pour le Cevipof, cela traduit le fait que ''les enjeux environnementaux sont saisis à travers des postures plus techniques et plus proactives qu'auparavant'' notamment sur le sujet des économies d'énergie.

S'agissant de la question des changements climatiques le Sevipof note des changements dans l'opinion des parlementaires. Ainsi, alors qu'en 2003, 60% d'entre eux considéraient que personne ne peut dire avec certitude quelles sont les vraies raisons du désordre climatique, ils ne sont plus que 44% à l'affirmer aujourd'hui. Cependant, le doute domine puisque seulement 34% des parlementaires estiment que l'effet de serre est la cause des perturbations climatiques. S'agissant des solutions en matière de lutte contre l'accroissement de l'effet de serre, la priorité pour les élus va tout d'abord à une modification importante de nos modes de vie (66%), puis à l'élaboration de solutions techniques.

Par ailleurs, les parlementaires approuvent les mesures gouvernementales adoptées pour mettre en œuvre le développement durable. Ainsi la moitié des parlementaires approuve le Grenelle de l'environnement et la création d'un ministère de l'environnement élargi à la mer, l'agriculture et les forêts. Quant au fait que le droit environnemental soit en grande partie issu des directives européennes, 52% jugent que c'est une bonne chose contre 41% qui considèrent que ce n'est pas toujours une bonne chose car cela ne permet pas de prendre en compte les particularités françaises.

Enfin, la partie spécifique aux questions énergétiques mesure les différences entre la perception des parlementaires et celle du grand public, même si la comparaison est délicate du fait du grand nombre de ''sans réponse'' pour le grand public. Côté convergence, les deux panels considèrent que les hydrocarbures n'ont aucune des qualités citées dans le questionnaire. Autre point commun, l'énergie solaire se voit attribuer de nombreuses qualités. Quant aux différences entre les parlementaires et le public, elles apparaissent au niveau de l'énergie nucléaire, qui recueille un jugement plus positif chez les élus qu'auprès de l'opinion publique, et de l'éolien, qui est mieux perçu par le public.

L'enquête a été réalisée par TNS Sofrès pour le compte de l'Ademe. 130 députés et 70 sénateurs ont été contactés par téléphone du 18 novembre 2009 au 4 mars 2010. Une enquête analogue avait été réalisée en 2003. S'agissant des comparaisons avec la population française, le Cevipof a utilisé les données des enquêtes réalisées par l'institut ISL pour le compte de l'Ademe. Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

Réactions2 réactions à cet article

 
Pladoyer pour les questions de l'Environnement..

Si la question de l'environnement n'est pas prise en compte dans l'Elaboration des politiques gouvernementales, la planète sur laquelle nous habitons risque de disparaître un jour.C'est pour cela qu'il faudrait sensibiliser tous les parlementaires de tous les Pays du Monde.

Irakoze Ildephonse | 15 octobre 2010 à 11h34
 
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Que l'ADEME, dans son questionnaire, ne cite pas l'hydraulique dans la liste des énergies n'est il pas curieux ? J'aimerais qu'ils nous en donnent la raison, car ce ne peut étre un oubli !

cage | 21 octobre 2010 à 11h10
 
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