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Actu-Environnement

Les Pays-Bas s'attaquent aux émissions d'ammoniac de son cheptel

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Selon le journal britannique The Guardian,le gouvernement néerlandais envisagerait de réduire de 30 % son cheptel afin de baisser les émissions d'ammoniac. Ce polluant atmosphérique est émis par les déjections des animaux et les engrais azotés utilisés pour la fertilisation des cultures. Un excès d'azote peut aussi endommager les habitats naturels et conduire à l'acidification et à l'eutrophisation des milieux.

Les Pays-Bas possèdent l'une des plus grandes industries d'élevage d'Europe, avec plus de 100 millions de bovins, volailles et porcs. C'est également le plus grand exportateur de viande de l'Union européenne, rappelle le quotidien. Fin 2019, la juridiction suprême néerlandaise avait condamné l'État à baisser ses émissions de gaz à effet de serre. « Il est très urgent de nous attaquer au problème des composés azotés », a déclaré Rudi Buis, porte-parole du ministère de l'Agriculture, cité par The Guardian. Et pour lutter contre cette pollution, le gouvernement néerlandais pourrait « obliger certains agriculteurs à vendre des droits d'émission et même leurs terres à l'État, si nécessaire », précise le quotidien. La ministre par intérim de l'Agriculture, Carola Schouten, a confirmé que ces ventes forcées étaient le dernier recours parmi les mesures envisagées.

Réactions4 réactions à cet article

 

Changer les pratiques agricoles, certes, mais surtout réduire la consommation de viande rouge ! C'est donc clairement le modèle productiviste intensif qui est en cause, et qui fait partie du logiciel de l'Europe.

dmg | 20 septembre 2021 à 11h12
 
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Honni soit qui mal y pense : " obliger certains agriculteurs à vendre des droits d'émission (le plus grand racket de ce siècle ndlr) et même leurs terres à l'État, si nécessaire (Ha, on commence a mieux comprendre ndlr) »

donc à la place des prairies permanentes qui absorbent autant de CO q'une foret reconstituée et qui permet de produire de la vande gratuitement, des terres labourables enrichies avec des engrais chimiques, ou des terres artificialisables.

@ dmg la consommation de viande rouge est moins dommageable pour la planète que les aliments industriels ou les élevages en batteries.
les bienfaits liés à la consommation de viande rouge sont indissociables des risques qui y sont liés et c'est valable pour tout.

Il vaudrait mieux diminuer le nombre de voitures et interdire les voyages dans l'espace par exemple. Mais pour le militant écolo de base, tout est de la faute du paysan!

ouragan | 20 septembre 2021 à 18h42
 
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Je suis quand même aller voir un peu les chiffres sur internet. Il y a visiblement 4, sinon 5, régions mondiales productrices : l'Amérique du Nord, le Brésil, la Chine, l'UE et l'Inde.....
Et au sein de l'UE, la France est visiblement le plus gros producteur de viande rouge.
Faire baisser le cheptel si tout le monde s'y met, pourquoi pas , à condition qu'on développe en parallèle des substitutions nourrissantes aux démographies qui augmentent, pas seulement du soleil vert.
Le risque, c'est que si un seul pays s'y met, et pas les copains, ce pays se mettra par contre en difficultés d'indépendance économique et alimentaire, ce n'est pas rien ... à lire les 5 noms, en question, je me dis que l'UE va (encore) faire figure de neuneu à être le seul à se soucier de ses émissions de CO2.
Et puis vendre des terres (polders?) à l'état? Pour en faire quoi?

Je passerai sur le fait qu'à ce rythme de considérations, on va interdire en 2050 la culture de flageolets et de salsifis, et infliger une amende (pour sinistre écologique) à celui qui éructera du postérieur.

nimb | 22 septembre 2021 à 10h20
 
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nimb a tout compris, l'UE est le neuneu de l'histoire, qui programme son suicide agricole et industriel (l'imbécillité du "Green Deal" et de "Farm to Fork" est confondante), à la grande satisfaction (et plus du tout à la surprise) de ses "partenaires" commerciaux.
Un grand bravo à l'écologisme ambiant, qui confond agitation avec action et qui prône une "vertu" morbide pour notre continent et son avenir.
Courage tout de même.

Albatros | 22 septembre 2021 à 13h44
 
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