Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

PCB : les sites de décontamination sous surveillance

Dans un contexte de condamnation de la pollution aux PCB provoquée par l'usine Aprochim, l'Ineris publie un rapport notamment sur les solutions de maîtrise des émissions atmosphériques des entreprises de traitement de déchets.

Eau  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
PCB : les sites de décontamination sous surveillance

Alors que l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère, vient d'être condamnée, le 7 octobre 2013, à respecter d'ici trois mois les normes d'émissions de PCB de la cheminée principale de son usine, l'Ineris publie le 10 octobre, un rapport sur les procédés de traitement de ces polluants.

Le secteur du traitement des déchets, principal contributeur

La sortie de ce document n'est pas anodine. Depuis quelques années, la source principale des émissions de PCB a en effet évolué. "Jusqu'en 2010, le secteur de la transformation des métaux est le principal contributeur aux émissions atmosphériques de PCB, pointe l'Ineris dans le rapport, depuis 2011 le secteur du traitement de déchets devance celui de la transformation des métaux". Les émissions des activités de décontamination représentent entre 50 et 75% des émissions atmosphériques de PCB déclarées du secteur du traitement de déchet. Les principaux contributeurs ? Les établissements qui réalisent le démantèlement des transformateurs (ceux utilisant des procédés à autoclaves). L'institut indique toutefois qu'une forte baisse des émissions a été constatée entre 2011 et 2012.

Un bilan des émissions peu précis

Le suivi des rejets ne s'avère pas évident. "Il n'existe aucune valeur limite d'émission nationale ou européenne ni d'exigence de surveillance de ces émissions concernant les PCB, a fortiori concernant l'activité de décontamination de transformateurs, prévient l'institut, de fait, il est difficile d'établir un bilan exhaustif des émissions de PCB du secteur d'activité".

Les exploitants ont en effet l'obligation de déclarer les émissions de PCB par l'intermédiaire du Registre des Emissions polluantes Français (IREP), mais uniquement lorsque le flux annuel dépasse 100 g/an.

Pour les émissions directes dans l'eau, le principal contributeur est le secteur du traitement des eaux usées urbaines. Pour les émissions du secteur du traitement des déchets, le principal contributeur est le site Arkema de Saint-Auban (incinération de déchets chlorés). Parmi les sites de décontamination de transformateurs, seul le site de Tredi Saint-Vulbas a déclaré des rejets directs dans l'eau, selon l'Ineris. Ils seraient compris entre 130 g (2011) et 400 g (2007).

"Les seuls établissements de décontamination de transformateurs ayant déclaré en Europe des émissions atmosphériques de PCB sont Aprochim et Tredi Saint-Vulbas, pointe l'Ineris, leurs émissions à l'atmosphère représentent environ 0,56 kg en 2010 pour environ 100 kg d'émissions de PCB déclarés au total en Europe et environ 4,5 kg en France".

Outre les contaminations accidentelles, les émissions considérées vers les sols sont principalement associées à l'épandage de boues.

Un bon dimensionnement des installations à surveiller

Electrofiltres, manches filtrants ou encore séparation sur membrane, un large panel de solutions est à la disposition des installations de décontamination d'appareils contenant des PCB afin maîtriser leurs émissions atmosphériques, selon le rapport.

"Les différentes techniques mises en œuvre par les sites sont a priori pertinentes pour abattre les émissions atmosphériques contenant des PCB, sous réserve de leur bon dimensionnement", pointe toutefois l'Ineris.

Un enregistrement de la surveillance (carnet de maintenance des installations) des performances du système et leur contrôle est capital selon l'institut pour détecter le plus rapidement possible les dérives (comme les phénomènes de désorption et donc de relargage de PCB ou de colmatage sur les filtres à charbon actif).

"Les émissions diffuses dans les ateliers, notamment sur les zones de démontage, vidange, égouttage et chargement/déchargement des étuves/autoclaves représentent une source de pollution vers l'extérieur qui apparait non négligeable", met en garde l'Ineris.

Pour les installations qui mettent en œuvre un solvant chloré, l'efficacité des systèmes de traitement est contrôlée via la mesure des concentrations de ce solvant en amont et en aval ou seulement en aval des charbons actifs. "Une réflexion est en cours dans le cas d'Aprochim pour identifier d'autres méthodes de contrôle en l'absence de solvant organique", note l'Ineris.

Réactions1 réaction à cet article

 

Bonjour et félicitations pour cet article,

Je découvre ce sujet, n'ayant Internet que depuis le 11 octobre dernier.

Je ne suis pas étonné que chacun développe son "propre" procédé de traitement et, face à cette disparité, les autorités de contrôle semblent se faire enfumer, comme à l'habitude et comme c'est le cas de l'irradiation (ionisation) des aliments, pourtant interdite en Europe.

Autre chose que je ne comprends pas, c'est que je suis la 1ère personne qui a réagi à cet article ...... les gens seraient-ils si peu soucieux de leur santé, et, évidemment, des "générations à venir".

Dany

Dany-à-Nice | 31 octobre 2013 à 08h51
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Dorothée Laperche

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

EcomZen 2 / EcomLite 2 : stations connectées pour la surveillance de la QAI Pollutec 2021