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Les Européens consomment bien plus de poissons que ne peuvent en produire les mers d'Europe

Biodiversité  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Selon un rapport de la New Economics Foundation (NEF) et de l'association Oceans, les Européens consomment leurs réserves annuelles de poissons beaucoup plus vite que le renouvellement des ressources halieutiques le permet. En effet, en 6 mois, la totalité de la réserve annuelle européenne est consommée ce qui sous-entend que l'Europe doit importer les six mois restants. ''L'Union Européenne est dotée des lieux de pêche les plus vastes et parmi les plus riches de la planète, mais, d'une part, elle n'a pas réussi à les gérer de manière responsable et d'autre part, elle exporte désormais ses excédents dans d'autres parties du monde'', constate Aniol Esteban, économiste de la nef et d'OCEAN2012.

Pour illustrer ce degré d'autosuffisance, la NEF calcule la date à partir de laquelle l'Europe devient importatrice. Pour l'ensemble de l'UE, il s'agit du 9 juillet. Certains États membres n'ayant que peu ou pas d'accès aux eaux de l'UE, tels que l'Autriche, la Slovaquie ou la Slovénie, connaissent évidemment une dépendance à l'égard du poisson plus tôt dans l'année. Mais il en va de même pour certains pays disposant d'un plus grand accès aux eaux communautaires : l'Espagne, le Portugal, l'Italie, l'Allemagne et la France s'approvisionnent tous dans les eaux non communautaires pour plus de la moitié de leurs poissons. ''Nos calculs tiennent compte de l'aquaculture nationale (les élevages de poissons) des pays de l'UE, un secteur en pleine croissance qui a permis de compenser de façon marginale la surexploitation des stocks halieutiques de l'UE, mais n'a pas mis un terme ni renversé la tendance en hausse de dépendance à l'égard du poisson'', explique la NEF.

Pour les deux associations, cette étude démontre qu'une réforme de la politique de pêche de l'UE (PCP) est nécessaire : ''pour transformer la gestion des ressources marines de l'UE, la nouvelle PCP doit fournir un cadre politique qui restaurera les écosystèmes marins à des niveaux viables et elle doit proposer une juste répartition des ressources à l'échelle internationale'', explique la NEF qui propose notamment de réduire la capacité de pêche, améliorer la collecte des informations, la transparence et la communication et donner la priorité aux avis scientifiques pour déterminer les quotas de captures.

Réactions2 réactions à cet article

 
Protéger les océans, c'est protéger la vie

Faudra-t-il se taper le nez dans le mur pour mettre fin à nos comportements non viables ? Les rapports d'expert et les observations de gens de terrain ne suffisent-ils pas pour que chaque gouvernement et chaque citoyen décident d'ARRETER de consommer des êtres de la mer ?

Protéger la planète commence par son assiette.

beveg | 13 juillet 2010 à 11h55
 
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Ne plus manger de poissons

J ai été sensibilisée à ce drame lors d un échange universitaire en Angleterre, j avais été tellement choquée par ce qui ressemble à un génocide du fond des mers que malgré que j adore le poisson, j avais pris la décision de ne plus en manger. Quand on a vu ça de près, on ne peut plus. Ca fait maintenant bientôt 10 ans et j imagine l évolution depuis..

Je conseille d ailleurs la lecture du livre "Cod a biography of the fish that changed the world" de Mark Kurlansky

lilarot | 13 juillet 2010 à 20h15
 
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