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Les ONG dénoncent une absence de gestion ''durable'' des pêches profondes

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Un rapport scientifique, publié le 24 juin par la Deep Sea Conservation Coalition (une coalition internationale de plus de 60 ONG), pointe du doigt une absence de plan de gestion ''durable'' dans la plupart des pêches profondes en matière des espèces ciblées et des prises accessoires. ''Pour la plupart des pêcheries profondes en haute mer, il n'existe pas ou peu d'informations sur l'état des stocks de poissons et dans de nombreux cas, nous ne savons même pas où se déroule la pêche'', a déploré l'auteur principal du rapport, le Dr Alex Rogers du Programme international sur l'état de l'océan (IPSO) dans un communiqué publié en partenariat avec l'association Bloom. Ce dernier estime que ''les organisations régionales de gestion de la pêche (ORGP) ne parviennent pas à gérer la pêche profonde en haute mer de manière durable.

Le rapport dénonce notamment la pratique du chalutage en haute mer- ''la plus destructrice pour les écosystèmes profonds'' qui est ''seulement interdite dans l'océan Austral autour de l'Antarctique'', selon les ONG. Alors que la pêche au filet maillant en haute mer a été interdite, outre l'Océan Austral, dans le Nord‐Est et le Sud‐Est de l'Atlantique, le Pacifique Sud. Si certaines zones en haute mer, comme dans l'Atlantique Nord‐Est, ont été fermées à la pêche profonde pour protéger les écosystèmes coralliens, ''la plupart de la haute mer reste ouverte à une pêche profonde soutenue, avec très peu de contraintes''.

Le rapport dénonce également une absence de prise en compte de nombreux écosystèmes marins ''vulnérables'' dans la gestion de la pêche profonde. Selon les ONG, les études d'impact environnemental de la pêche en haute mer – demandées par l'Assemblée Générale des Nations unies à toutes les ORGP- n'auraient pas été en outre ''correctement effectuées pour la majorité des pêcheries profondes, notamment dans la région de l'Atlantique Nord, bien que la pêche y soit intensive''.

''Les résolutions de l'Assemblée Générale des Nations Unies engagent les pays pratiquant la pêche profonde à gérer ces pêcheries de façon durable sinon à les interdire'', a souligné Matthew Gianni, de la Deep Sea Conservation Coalition. ''Notre espoir est que les pays qui ne pratiquent pas la pêche profonde, de loin la majorité des Etats, pourront utiliser cette information pour demander des comptes aux nations qui pêchent en haute mer vis‐à‐vis de leurs engagements politiques et de leur responsabilité envers la communauté internationale''.

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