Après le rejet de sa proposition par le Parlement européen en octobre 2017, la Commission européenne a enfin fait adopter des critères d'identification des perturbateurs endocriniens (PE) pour la réglementation pesticides. Ce vote a eu lieu en réunion du comité permanent spécialisé (Scopaaff).
"Le niveau de preuve demandé est toujours extrêmement élevé", commente l'association Générations futures. "En particulier il faudra non seulement démontrer que la substance est un perturbateur endocrinien et qu'elle a des effets négatifs mais également démontrer le mode d'action par lequel ce PE crée ces effets négatifs". Seule avancée, notable, par rapport au texte précédent : l'exemption des pesticides conçus pour agir comme des perturbateurs endocriniens a été supprimée.
Le dossier n'est cependant pas complètement clos, car les lignes directrices permettant l'identification des perturbateurs endocriniens sont en cours d'élaboration – la consultation publique est ouverte jusqu'au 31 janvier 2018.
Pour rappel, la Commission a publié il y a quelques semaines les critères d'identification des PE dans le cadre de la réglementation biocides.