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Le Pnue et l'OMS souhaitent une meilleure évaluation des perturbateurs endocriniens

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

De nombreuses substances chimiques de synthèse, présentes dans de nombreux produits industriels et domestiques et dont les effets perturbateurs endocriniens n'ont pas été testés, pourraient avoir des conséquences non négligeables sur la santé, préviennent le programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) et l'organisation mondiale de la santé (OMS), dans le rapport State of the science of endocrine disrupting chemicals, publié le 19 février. Le secrétaire général adjoint du Pnue, Achim Steiner, parle même de "gestion irrationnelle" des perturbateurs endocriniens dans de nombreux pays.

"Des évaluations plus exhaustives et de meilleures méthodes de test permettraient de réduire les risques éventuels de maladie et de réaliser d'importantes économies en santé publique", souligne le rapport. D'autant que ces substances sont omniprésentes dans l'environnement et que l'homme peut y être exposé tant par ingestion que par inhalation ou contact cutané.

L'étude liste les liens connus entre exposition aux perturbateurs endocriniens et santé. Ainsi, "ces substances chimiques peuvent contribuer à la survenue de la cryptorchidie (absence d'un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux et d'un déficit de l'attention/d'une hyperactivité chez l'enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde".

Mais ces conséquences ne constituent que "la partie émergée de l'iceberg", estime Dr María Neira, directeur du département Santé publique et environnement de l'OMS : "Nous devons mener d'urgence davantage de recherches afin de mieux connaître les conséquences sanitaires et environnementales des perturbateurs endocriniens". L'effet des mélanges de ces substances (effet cocktail) doit également être étudié.

Enfin, il faut accroître les connaissances sur les sources mêmes des perturbateurs endocriniens "car il n'existe pas suffisamment de rapports et d'informations sur les substances chimiques présentes dans les produits, les matériaux et les marchandises", indique le rapport.

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