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Actu-Environnement

Pesticides : les niveaux d'imprégnation baissent dans la population française

Risques  |    |  Félix Gouty

Selon Santé publique France, les niveaux d'imprégnation aux pesticides et autres substances sont en baisse en France métropolitaine, mais pas tous. Telle est la conclusion du volet pesticides de l'étude Esteban (pour Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition), publiée ce jeudi 16 décembre.

Santé publique France s'appuie sur les niveaux d'imprégnation, relevés entre 2014 et 2016, à certains organochlorés, organophosphorés, carbamates, herbicides ainsi qu'au trio PCB-dioxine-furanes (issu, notamment, de processus industriels de combustion) dans le sang, les cheveux et les urines chez des adultes et, pour la première fois, chez des enfants, soit de 6 à 74 ans. L'agence relève ainsi que tous les niveaux mesurés en France sont non seulement en diminution, mais également « similaires à ceux retrouvés dans la plupart des pays étrangers » d'Europe et d'Amérique du Nord, hormis pour le béta-HCH, le métabolite des organophosphorés (DMTP) et le métabolite de la deltaméthrine (Br2CA) – en comparaison des mesures réalisées en 2006-2007 lors de l'étude nationale nutrition santé (ENNS).

L'agence note néanmoins que certaines substances interdites restent présentes dans la population. Le lindane (insecticide interdit en usage agricole depuis 1998 et comme biocide depuis 2007) est, notamment, quantifié chez presque la moitié de la population des adultes ou des enfants. Le glyphosate, quant à lui, est recensé chez moins de 20 % d'entre eux. « Les résultats permettent de montrer un impact de la réglementation pour les substances réglementées comme les organochlorés, les organophosphorés et les PCB-dioxine-furanes dont les usages ont été interdits en France pour certaines depuis plusieurs dizaines d'années », nuance Santé publique France dans un communiqué.

Par ailleurs, l'agence est parvenue à en savoir plus sur les facteurs d'imprégnation. Les consommateurs d'œufs et de matières grasses se caractérisent par des niveaux plus élevés d'organochlorés et de PCB-dioxine-furanes. Les consommateurs de produits provenant de l'agriculture biologique montrent, a contrario, une diminution de niveaux d'organochlorés, de DMTP et de pyréthrinoïdes. Concernant plus particulièrement cette famille de pesticides, son imprégnation serait favorisée par une consommation de viande bovine, de tabac ainsi qu'une utilisation d'insecticides domestiques (à savoir, des antiparasitaires pour animaux domestiques ou des répulsifs pour moustiques).

Réactions1 réaction à cet article

 

Cette persistance du lindane dans nos organismes, mais également dans l'air comme l'ont montré plusieurs études, demeure troublante. Rémanence exceptionnelle de la molécule ou stocks pas encore totalement épuisés ?
Par ailleurs, la taille de la cohorte choisie par SPF aurait apporté une précision utile sur la pertinence de cette biosurveillance 2021.

Tonton Albert | 20 décembre 2021 à 09h46
 
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