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Pesticides et eau potable : une règlementation mieux respectée mais trop laxiste selon deux associations

Eau  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Les associations UFC-Que Choisir et Générations Futures ont publié la nouvelle édition de leur carte interactive de l'eau du robinet. Un outil qui permet à chacun de visualiser la qualité de l'eau dans sa commune. Cette quatrième édition met en évidence une amélioration de la qualité de l'eau potable : désormais 98 % des consommateurs ont accès à une eau conforme à la totalité des critères sanitaires, soit une progression de plus de 2 points par rapport à la précédente étude de 2017. Les deux associations expliquent ces améliorations par la fermeture des captages contaminés par les pesticides et, dans le cas des plus petites communes, au transfert des compétences sur l'eau aux intercommunalités (loi NOTRe), ce qui aurait permis de d'améliorer les procédés de potabilisation de l'eau.

UFC-Que Choisir et Générations Futures profitent de cette nouvelle publication pour rappeler « les limites » des analyses officielles. « Alors que plus de 750 molécules différentes de pesticides et de leurs dérivés sont susceptibles de se retrouver dans l'eau potable, seulement 206 sont en moyenne recherchées, avec d'inacceptables disparités locales », estiment les associations. La liste des molécules recherchées est en effet définie par chaque Agence régionale de santé (ARS), en fonction des spécificités locales, notamment agricoles. Les associations ciblent également les pesticides perturbateurs endocriniens (PE), rappelant qu'ils « peuvent avoir de graves conséquences sur la santé à très faibles doses ». « Notre étude révèle ainsi la présence de pesticides soupçonnés d'être PE dans 28 % en moyenne des analyses considérées comme conformes à la réglementation », détaillent les associations, demandant aux pouvoirs publics d'intensifier les recherches de pesticides - les consommateurs sont appelés à soutenir la pétition lancée en ce sens – et d'interdire la commercialisation des pesticides suspectés d'être des perturbateurs endocriniens en application du principe de précaution.

Réactions7 réactions à cet article

 

On notera que parmi les raisons de l'amélioration de la qualité de l'eau au robinet évoquées, il y a la fermeture des captages trop contaminés (cachez ce sein...), avec interconnexion avec d'autres moins touchés (donc surcoûts), comme cela se pratique déjà depuis des décennies faute de mieux et de volonté politique à la hauteur des enjeux.
Quid de l'amélioration conséquente "à la source" des produits phytos épandus ? Le plus logique, le plus efficace pour la santé humaine et le plus écologique se fait donc encore et toujours attendre... Et il paraît que nous sommes en 2021 !

Pégase | 21 avril 2021 à 10h06
 
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Faut bien exister...

Albatros | 21 avril 2021 à 11h23
 
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Une presse d'information honnête pourrait aussi rappeler les limites des labos militants (le labo allemand utilisé par M. Veillerette, le marchand de peur financé pour le développement du "bio" chez Carrefour).
Merci !

Albatros | 21 avril 2021 à 11h26
 
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Bonjour,

Si les dernières analyses d'eau(x) étaient affichées dans chaque commune et mieux diffusées on aurait déjà fait un grand pas !
Evidemment il y a sur internet bien des possibilités, mais lorsqu'une eau est non conforme au regard de l'aspect "corrosif" il est me semble-t-il important pour tous de connaitre son traitement et les conséquences positives ou non...

Bleuciel | 21 avril 2021 à 12h43
 
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Dans le LOT , même si l'eau potable a des bactéries sulfito-réductrices( Normes=0), si elle comporte du chlorure de vinyle, de l'ESA métolachlore, etc, elle continue à être distribuée sans que la population et les maires en soient avertis !

Même l'eau souterraine de niveau 2 comporte des produits de dégradation du glyphosate

LILI | 21 avril 2021 à 14h24
 
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Il faut bien vivre Albatros. Mais Pégase a raison ici. Des aides sont prévus pour compenser les pertes de rendements des agriculteurs non polluants sur les captages vulnérables. Le problème n'est donc pas financier, c'est un problème d'engagement. Et de temps aussi, une contamination ne disparait pas en un an.

bIBU | 22 avril 2021 à 11h41
 
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Dans le LOT, terrain karstique affleurant par excellence et où les captages d'eau potable sont d'origine souterraine, 7/12 agriculteurs épandent 11t/ha au lieu de 20t/ha car ils bénéficient de MAEC ( mesures agro-environnementales et climatiques ) Sur ces 385 ha , ils épandent 1 440 t de digestat-boues qui proviennent de 2 méthaniseurs qui gèrent 940 000 tonnes d'intrants.
Comment se fait-il qu'aucun des 150 agriculteurs qui épandent 60 000 tonnes de digestat sur 5 000 ha ne soit pas en MAEC d'autant que le LOT n'est plus depuis 2012 en zone vulnerable nitrate ??

Quand on voit la dernière carte inter-active de QUE CHOISIR , on comprend que notre eau a de nombreux nitrates et pesticides puisque notre sol est une "passoire"

LILI | 23 avril 2021 à 14h40
 
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