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Pesticides néonicotinoïdes : vers un durcissement français ?

Agroécologie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Concernant les abeilles, "la situation est catastrophique", a alerté Henri Clément, porte-parole de l'Unaf, lors d'une rencontre avec des parlementaires réunis pour le lancement d'un "comité de soutien pour les alternatives aux pesticides".

Les apiculteurs affiliés à l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) ont donc demandé au ministre d'interdire certains pesticides, indépendamment des travaux de la Commission européenne à ce sujet. Des requêtes ont été déposées dans plusieurs préfectures de région (Ile-de-France, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Auvergne, Bretagne, Rhône-Alpes).

De son côté, la Confédération paysanne, dans une lettre ouverte à Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, demande que la France aille plus loin que la Commission européenne et agisse pour interdire tous les néonicotinoïdes sur toutes cultures, céréales incluses. "L'inertie des services du ministère de l'Agriculture peut-elle s'expliquer par le poids de l'industrie et des tenants d'une agriculture hautement consommatrice d'intrants, ainsi que par des conflits d'intérêts ?", dénonce-t-elle.

Deux producteurs de produits phytosanitaires, Bayer (Allemagne) et Syngenta (Suisse) ont présenté quant à eux présenté un "plan d'action pour aider l'Union européenne à sortir de l'impasse concernant l'état sanitaire des abeilles".

Assurer la confiance dans les produits phytosanitaires

"Même si tous les éléments de preuve montrent que les nombreux parasites et maladies sont la cause réelle pour la mauvaise santé des abeilles, nous sommes prêts à faire tout ce qui est en notre pouvoir afin que les consommateurs aient confiance en nos produits", a assuré dans un communiqué Rüdiger Scheitza, membre du Conseil de gestion de Bayer CropScience et Head of Strategy & Business Management.

Leur plan propose de créer davantage de bordures de champs fleuries dans l'Union européenne afin "de fournir l'habitat et la nourriture indispensables aux abeilles". Ils souhaitent la mise en place d'un programme de surveillance des champs pour la santé des abeilles et la détection de produits des cultures néonicotinoïdes.

Pour atténuer les risques d'exposition pour les abeilles, ils préconisent la mise en place obligatoire de mesures strictes déjà "recommandées par les fabricants et mise en place de manière effective par la plupart des agriculteurs comme bonnes pratiques agricoles".

Ils souhaitent voir des investissements dans "de nouvelles technologies qui réduiront davantage les poussières émises lors de la plantation des semences traitées avec les produits de protection des cultures néonicotinoïdes". Enfin, ils espèrent la poursuite des efforts engagés dans la recherche et le développement de nouvelles solutions pour lutter contre les parasites.

Réactions6 réactions à cet article

 

Bayer et Syngenta propose "davantage de bordures de champs fleuries dans l'Union européenne" ?
Enfin une solution ! (à la charge des collectivités ou des agriculteurs ?)
Y a t'il un référendum prévu pour le choix des couleurs et des hauteurs, le tout dans le catalogue d'un semencier avec droits de licences et especes OGM en option ?
Les abeilles en bourdonnent de plaisir.

elimac | 02 avril 2013 à 11h54
 
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ON n'y est pour rien mais on veut bien participer.
ON va faire des jolies parterres fleuris pour que la campagne soit bucolique.
Mails ils se foutent de qui sérieusement ?
On croirait entendre "Je vais vous tabasser certes, mais ne vous inquiétez pas, je vous ferai une manucure aussi".

Après, je ne suis pas contre un débat.

Que l'on réfléchisse aux avancées qu'ont permis ces produits : rendements énormes, contrôle des ravageurs, sécurité alimentaire.
Qu'on les mette en rapport avec tous les reculs, tels que l’appauvrissement variétal et la dépendance de ces variétés aux intrants, la perte des savoir-faire (il est tellement plus facile de balancer un produit sur une monoculture que d'intégrer les synergies de plantes et d'insectes), la pollution et les coûts indirects qu'elle inflige à la société : purification de l'eau potable, apiculture, cancers...

Je crois qu'on peut se passer des produits. Pour que l'agriculture soit un travail noble à hautes compétence et valeur ajoutée.

Et à un coût pas si élevé. Je prends l'exemple de Munich, en Allemagne.
Ils ont subventionné l'agriculture bio sur un large périmètre autour de leur captage d'eau potable. Et bien ça leur revient moins cher in fine, grâce au économies sur le traitement de l'eau.

Peut-être investissent-ils cette marge dans la création de jolis parterres fleuris, qui sont alors une réelle cerise, croquante et juteuse, sur leur gâteau.

krakatoe | 02 avril 2013 à 12h07
 
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S'il n'y avait que les abeilles qui souffraient de ces néonicotinoïdes. Ils ont persistants, nocifs pour le milieu aquatique, pour les oiseaux etc... ils se retrouveront dans les nappes; voir l'étude américaine de l'ABC (American Bird Conservancy) qui charge pas mal l'EPA (Agence de l'environnement américaine) sur leur laxisme à autoriser l'utilisation de telles substances.
et qui fait froid dans le dos sur les nuisances de ces molécules...
Et après on entend que le commission européenne n'arrive pas à trouver un consensus pour interdire purement et simplement ces molécules... Mais Bayer (Allemagne qui s'est abstenue lors du vote au conseil de l'europe...) et Syngenta (Suisse) veulent bien aider à refleurir les bord de champs, on rève...

emte2 | 02 avril 2013 à 14h05
 
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Je pense qu'il faut voir autrement le problème: les néonicotinoïdes sont juste un type d'insecticide parmis tant d'autres que leur RETRAIT du marché n'aurait que PEU de conséquences. Les agriculteurs ont bien assez d'autres produits pour faire le même travail. Il ne s'agit que de trois molécules.
Il est sûrement vrai aussi que le déclin des abeilles n'a pas que cette origine et qu'il convient de prendre des mesures complémentaires pour favoriser leurs sources d'alimentation, condition essentielle a une bonne santé et résistance aux parasites.

Ami9327 | 03 avril 2013 à 11h00
 
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Pour info, selon un rapport de la cour des comptes (rapport 2011 du commissariat général du développement durable), il revient 2.5 fois moins cher aux collectivités de racheter un terrain autour d'un point de captage afin de protéger sa source plutôt que de payer les prétraitement permettant de retirer les pesticide de l'eau.
Pour un efficacité équivalente et prouvée. Exemple du syndicat de la haute bourbre (38) ou de la source d'Arcier près de Besançon.

Les problèmes de pesticide sont du même acabit à condition d'intégrer toutes les données dans le calcul de coût.

Solis | 03 avril 2013 à 13h43
 
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@ami9327

Bonjour,

Je pense que votre point de vue repose sur l'idée que tous les pesticides se valent. Loin de dire que certains sont inoffensifs, ils ne ciblent pour autant pas tous les mêmes mécanismes biologiques.

Il est donc logique que certains composés causent plus de tort à certains organismes que d'autres.

Pour les abeilles, des gens qui en savent plus que moi penchent pour la responsabilité des néo nicotinoïdes. Donc commençons pas là.

Les abeilles n'ont pas attendu après nous pour s’alimenter. Elles veulent juste qu'on arrête de les empoisonner et qu'on les laisse faire leur vie.

Après, si les monocultures intensives, qui d’ailleurs vont de pair avec les produits phytosanitaires, constituent une réduction de leur biotope favorable, il faudra aussi s'interroger sur les pratiques agricoles.
Les deux sont liés.

Mais alors, franchement, le coup des trois fleurs sur le bord des champs, c'est pitoyable.

krakatoe | 04 avril 2013 à 10h48
 
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